Pour des bêtes raisons techniques, ce blog déménage à une autre adresse, toute proche :
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A tout de suite !
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Voici un exposé réalisé par un groupe de quatre camarades (Claudine, Jacky, Philippe et moi-même) appartenant à la section PS de Guise. Vos commentaires sont bien sûr les bienvenus.
Nicolas Sarkozy n’a pas été élu grâce à son projet politique, que son électorat populaire découvre à peine (bouclier fiscal, TVA sociale, franchises médicales, …). C’est son discours sur les valeurs qui a convaincu : « le travail, c’est la liberté », « récompenser le mérite », « l’autorité est le fondement de l’ordre », …
En face, les partis de Gauche n’ont pas été disqualifiés par leur projet politique (qui connaît les 100 propositions de Mme Royal ?), mais par le dénigrement de leurs valeurs traditionnelles : l’égalité (égalitarisme, nivellement), la solidarité (assistanat), etc… D’autre part, si le programme de Mme Royal semblait si peu cohérent, c’est parce qu’on ne comprenait pas sur quelles valeurs fondatrices il s’appuyait.
Alors si la Gauche veut donner envie d’une « alternance » en 2012, elle doit convaincre sur des valeurs qui se distingueront clairement de celles de la Droite.
Le problème, c’est que les valeurs de tous les partis se rejoignent souvent (qui est contre la liberté ?) et que cette confusion profite aux plus démagogues.
En réalité la différence idéologique en Gauche et Droite, c’est la hiérarchie de ces valeurs et l’interprétation de ces mots un peu abstraits.
C’est pourquoi, au lieu d’énumérer une liste « à la Prévert » des valeurs de Gauche, on préfèrera les hiérarchiser dans une arborescence en forme d’arbre, ce qui mettra en valeur leur cohérence :
- les racines représenteraient la ligne idéologique,
- le tronc et les branches maîtresses représenteraient les valeurs fondatrices,
- les petites branches représenteraient les valeurs dérivées,
- le feuillage représenterait le projet politique (hors-sujet ici).
On connaît les valeurs classiques de notre belle devise nationale : liberté, égalité, fraternité ; mais il y en a d’autres, que Mme Royal et M. Sarkozy ont récemment valorisées - travail, famille, nation (oups !), et d’autres encore… – qui méritent qu’on y réfléchisse sans a priori...

La solidarité (entre catégories socio-professionnelles, entre générations, entre communautés, entre peuples, …) est sûrement à la base des valeurs de la Gauche :
- la solidarité est source de justice ;
- la solidarité est source de liberté (elle permet l’autonomie des « classes » défavorisées) ;
- la solidarité est source d’égalité (elle réduit les inégalités) ;
- la solidarité est source de responsabilité et de fraternité.
Pour la Droite, la solidarité est une valeur mineure, qui compense les désengagements des collectivités. Elle se manifeste :
- par la solidarité familiale - au détriment de la liberté des femmes
- par la solidarité communautaire (religieuse et ethnique) – au détriment de la laïcité et en faveur du communautarisme.
LES VALEURS FONDATRICES
La justice et l’équité s’associent pour se décliner en deux « branches » : les libertés et les responsabilités (ou alors : l'individu et le collectif ; ou encore : les droits et les devoirs).
La Gauche met la loi au service des citoyens. Objectif : la justice et la responsabilité, prioritaires sur l’ordre.
La Droite place la Loi au-dessus des citoyens (conception biblique). Objectif : l’ordre et la discipline, prioritaires sur la justice. La tendance actuelle est d'ailleurs un retour aux archaïsme : juger la faute plutôt que le fauteur.
L’égalité est une valeur traditionnelle de la Gauche.
Mais la Gauche pratique plutôt l’équité (politique fiscale, …), l’égalité étant une évidence dans certains cas particuliers (égalité des droits et des obligations, égalité des chances, …).
La reconnaissance du mérite est « de Gauche » quand elle est soumise à l’équité.
La Gauche (progressiste, libertaire) conquiert aussi des libertés sociétales, en brisant les tabous (sexualité, mort, …).
La droite défend plutôt la liberté économique (libéralisme), ce qui justifie que l’Etat se désengage de son rôle de protection et laisse au marché le rôle de régulation.
Dans la mesure où l’Ordre n’est pas une valeur prioritaire, la Responsabilité garantit l’harmonie de la vie en collectivité.
Le maintien de l’ordre a pour objectif de rendre les citoyens responsables, en complément de l’éducation.
La Responsabilité est source de fraternité, envers nos concitoyens (tolérance, civisme) mais aussi envers les générations futures et le monde (écologie politique - développement durable et co-développement)
Pour la gauche «libertaire», la famille n’est pas une valeur : la famille n’est qu’un moyen d’aboutir à l’épanouissement et le bien-être de l’enfant, par le biais de l’éducation (des parents) et de la solidarité (des séniors).
Les « politiques familiales » de la Gauche ne valorisent pas la « valeur famille », mais l’éducation (exemple : congé parental), l’équité (exemple : allocations familiales), l’émancipation (liberté) des femmes (exemples : crèches, congé de paternité), etc...
Par contre, l’éducation est une valeur essentielle : non seulement elle favorise l’autonomie de nos enfants (valeur : liberté), mais en plus elle les rend responsables vis-à-vis de la collectivité (valeur : responsabilité).
C’est une traditionnelle valeur de Gauche, car la religion peut entrer en contradiction avec les valeurs de liberté (des mœurs), de justice (non arbitraire) et d’égalité (des sexes).
C’est pourquoi la laïcité, sans remettre en cause le libre choix d’exercice des cultes et une stricte neutralité envers les opinions religieuses de chacun, s’attache à maintenir l’ordre républicain au-dessus de tous les ordres religieux.
Pour certains, l’identité est une valeur « conservatrice », qui entretiendrait le repli sur sa propre communauté et le ressentiment vers la communauté voisine.
D’autres défendent :
- la reconnaissance d’une identité nationale (territoire, histoire, langue, culture, économie). Ceci favoriserait la cohésion de la nation au détriment des communautarismes. L’identité nationale, pour la Gauche, est basée sur la République, le droit du sol, l’intégration des immigrés.
- la reconnaissance des identités communautaires (identités religieuses, ethniques, sexuelles, politiques, …) qui garantirait le respect de chacun et la protection des minorités.
C’est un élément de l’épanouissement personnel (liberté individuelle).
C’est aussi une ouverture qui favorise la tolérance (responsabilité collective).
C’est une importante valeur «de Droite», qui est associée à celle de l’«ordre».
Pour la Gauche, c’est un mot plus général (on parle par exemple de «la sécurité de l’emploi»), qui s’oppose à la précarité :
- pour la sécurité des personnes, la valeur associée est l’ordre ;
- pour la sécurité des familles (logement, pouvoir d’achat, intégration des jeunes, …), les valeurs associées sont le bien-être (matériel) et l’éducation.
La «valeur travail» de S. Royal a été récupérée, avec plus de succès, par N. Sarkozy.
Pour une certaine Gauche, le travail n’est pas une valeur, mais un moyen d’aboutir à l’autonomie (financière), donc une forme de liberté. C’est d’ailleurs la Gauche qui a permis les différentes diminutions du temps de Travail.
Pour d’autres, le travail est une valeur en soi, source de dignité et d’épanouissement (goût du travail bien fait, satisfaction du devoir accompli). On pense aux utopistes du XIXe siècle (comme Godin), précurseurs du collectivisme, pour qui le travail était une valeur centrale.

On propose une arborescence en « arbre », dont la hiérarchie est bien sûr discutable. Evidemment, par souci de lisibilité, ce schéma est simplifié (on sait bien qu'en réalité « tout se tient » !).
Pour que cette arborescente soit valable, quelles que soient les sensibilités de Gauche, les valeurs dérivées n’ont pas été hiérarchisées. Par exemple, il est évident que les Verts (Voynet) et le MRC (Chevènement) ne seront pas d’accord sur l’égale importance accordée aux valeurs « Ordre » et « Ecologie politique »…
Ensuite, mais c’est un autre sujet, il s’agira de décliner ces valeurs pour les rendre concrètement compatibles avec le monde du XXIe siècle.
Des amis de Gauche m’interpellent parfois avec virulence : « elle est où, la Gauche ? », « Qu’est-ce qu’elle dit, Ségolène, pendant les délires du Président et de son ‘équipe’ ?».
C’est vrai que l’opposition est inaudible… mais pas (tout à fait) inexistante !
C’est vrai que les rares apparitions d’une personnalité de Gauche sont souvent pathétiques : « il faut réformer », « il faut réformer », « il faut réformer », … Super ! Vous commencez quand ?
Quant à Ségolène Royal, elle a aussi une actualité, mais pas forcément relayée par les grands médias :
En août, elle a fait sa rentrée politique à Melle, avec un discours dont on n’a retenu qu’un morceau : « Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence. ». Mais il était aussi question de remettre à sa juste place l’individualisme (c’est-à-dire l’épanouissement personnel), la fraternité, la responsabilité (équilibre des droits et des devoirs), comme des valeurs essentielles de la Gauche. Politiquement, elle a argumenté contre les premières ‘réformes’ mises en place par Nicolas Sarkozy.
Après l’arrogant Patrick Devedjian qui qualifie Anne-Marie Comparini (candidate MoDem aux législatives) de "salope", voici l’exaltée Rachida Dati qui subit les mésaventures de deux de ses frères avec la justice.J’adhère complètement à la ligne politique de Ségolène (la vraie, celle d’avant l’investiture). Mais militer pour elle n’est pas de tout repos (déclarations fracassantes, imprécisions, malentendus, etc…). Alors Ségolène, si tu me lis : un petit effort dans la "com’" ? Merci pour nous.
Lire aussi : "La démagogie triomphante"

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L'annonce de la séparation de Ségolène Royal et de François Hollande a fait son effet, en pleine soirée électorale, dimanche 17 juin, au milieu des résultats du second tour des élections législatives. D'autant qu'on apprenait aussi que l'ancienne candidate à la présidentielle souhaite se présenter à la tête du Parti socialiste. C'est dans un livre, intitulé Les Coulisses d'une défaite, à paraître mercredi et rédigé par deux journalistes au service politique de l'AFP, que la présidente de la région Poitou-Charentes fait état de cette séparation, à une date qu'elle a refusé de préciser, et de ses intentions politiques.
Selon Mme Royal, cette annonce ne devait pas être faite dimanche soir. Elle a déclaré à Reuters que"cette divulgation a été faite dès ce soir malgré mon opposition par certains médias. Je la déplore". "Je n'ai fait aucune déclaration ce soir (...) Je ne voulais pas l'annoncer ce soir en pleine élection législative", a-t-elle insisté. L'officialisation de la séparation "ne devait être faite qu'en milieu de semaine. En conséquence, un communiqué conjoint sera publié lundi matin", a-t-elle précisé.
L'information a été confirmée, peu après, dans un communiqué, par François Hollande, qui cependant "entend rappeler que, depuis son entrée en politique, il a toujours voulu protéger son intimité, comme celle de sa famille, et faire prévaloir la distinction entre ses activités publiques et sa vie personnelle". M. Hollande souligne qu'"il ne tolérera aucune atteinte à sa vie privée ni à son droit à l'image" et que "toute violation de ces principes donnera lieu à une réaction procédurale immédiate". Le premier secrétaire a précisé qu'il ne ferait "aucune autre déclaration" à ce sujet.
Dans Les Coulisses d'une défaite, qui sera publié aux éditions de L'Archipel, écrit par Christine Courcol et Thierry Masure, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle demande qu'on ne présente plus François Hollande comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas". Elle ajoute : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux." Ségolène Royal précise encore : "On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel."
Source : lemonde.fr
. Dans cet entretien, elle laisse entendre que les problèmes du couple datent d'avant la campagne présidentielle. "Cela fait déjà un certain temps qu'un certain nombre de supputations et de rumeurs circulent sur moi et François Hollande, je crois qu'il était nécessaire de clarifier les choses", dit-elle dans cet entretien enregistré samedi matin dans son bureau de député à l'Assemblée nationale. D'une voix grave et emprunte d'émotion, Mme Royal a déclaré :"Je voudrais dire très simplement que nous avons décidé de ne plus être ensemble. Comme tous les couples, nous avons connu des difficultés. J'avais choisi de les mettre entre parenthèses pendant la campagne (...) C'était aussi pour moi une nécessité pour protéger mes enfants." Lundi matin également, sur l'antenne de France-Info, François Hollande a assuré que cette rupture avec l'ancienne candidate à la présidentielle n'a "pas de cause politique, pas de conséquence politique". Il a rappelé dimanche soir son intention de rester à la tête du PS jusqu'au prochain congrès, prévu en 2008. De son côté, Ségolène Royal n'a pas voulu dévoiler ses intentions politique futures. "La question du Parti socialiste est totalement disjointe, je n'ai pas envie de l'aborder dans ce contexte", a-t-elle indiqué.
Source : lemonde.fr
Bravo à Jean-Pierre Balligand (circonscription de Vervins) et aux autres candidats de gauche (circonscription de Laon et Soissons) qui l'ont emporté.
René Dozière (Laon) : 56,2 %
Jean-Pierre Balligand (Vervins) : 53,3 %
Jacques Desallangre (Soissons) : 54,5 %
Nouvelle déception pour Dominique Jourdain (Chateau-Thierry) : 46 %
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