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"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Mercredi 2 mai 2007
L’Autre campagne présente
"REFUTATIONS "
Un film de Thomas Lacoste (66 mn)
 
 
« Seize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d'urgence... Avant qu'il ne soit trop tard ! »
 
Le film Réfutations est libre de droit, à condition d’ajouter une mention obligatoire : « Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »
  
 
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Avec par ordre d’apparition :
Eric Fassin, sociologue et américaniste à l’Ecole normale supérieure (ENS)
Thomas Piketty, économiste, directeur d'études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Michel Husson, économiste, administrateur de l’INSEE, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales, membre de la Fondation Copernic
Anne Debrégeas, ingénieur au centre de recherche d’EDF, fédération SUD-Energie
Christian Lehmann, médecin généraliste et écrivain
Bruno Julliard, président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Alain Trautmann, biologiste, codirecteur du département de biologie cellulaire de l'Institut Cochin (Paris) et animateur du mouvement « Sauvons la recherche »
Jeanne Balibar, comédienne et chanteuse
Louis-Georges Tin, maître de conférences à l'IUFM d'Orléans, porte-parole du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) et fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
Richard Moyon, porte-parole de Réseau Education Sans Frontière (RESF) et enseignant de lettres et d’histoire
Emmanuel Terray, ethnologue, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et membre du Cercle Migrations et libertés (CMIL)
Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, maître de conférences à l'université Paris-XIII et chercheuse au laboratoire Experice et au CADIS (EHESS-CNRS)
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature et juge pour enfants au tribunal de Bobigny en Seine-Saint-Denis
Thomas Heams, administrateur de la C6R-Paris, biologiste maître de conférences en génomique fonctionnelle animale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon
Susan George, présidente du conseil du Transnational Institute, ancienne vice-présidente d’ATTAC
Monique Chemillier-Gendreau, juriste internationale, professeure émérite de droit public et de sciences politiques à l’université Denis-Diderot-Paris-VII, présidente d’honneur de l’Association européenne des juristes pour la démocratie et les droits de l’homme dans le monde.
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Avec le soutien de Alterdoc, Bastamag.org, Charlie Hebdo, Confluences, Editions La découverte, Les Inrocks, L’Humanité, Le Passant Ordinaire, Marianne, Politis, Mouvements, Regards, Témoignage chrétien, Vacarme...
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Dans le même genre, voir aussi le documentaire "Sarko mot à mot", ici
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mardi 1 mai 2007
Que serait la France de Nicolas Sarkozy s'il accédait, le 6 mai, à la présidence de la République ? Une France qui serait tirée vers le bas, par des mesures rétrogrades ou contre-productives !
 
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1)  Une certaine idée de la justice

Ce qu'il veut faire.
- «Lutter contre la récidive en instituant des peines-planchers pour les multirécidivistes» (peine maximale au bout de trois fois). 
- Nicolas Sarkozy veut aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs.
Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure provoquerait l'explosion de la population pénitentiaire. Or les pénitentiers sont des usines à fabriquer des récidivistes... C'est un cercle viceux contre-productif.

Ce qu'il a fait.
- Il a remis en cause le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, accusés de «démissionner» face aux délinquants.
- Sarkozy a multiplié le fichage en étendant le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects, contre l'avis de la CNIL.
La criminalité ne sera pas enrayée durablement, par une remise en cause des libertés individuelles de tous les citoyens.
En savoir plus : lire ici  l'ouvrage "Ruptures" du magistrat Serge Portelli, qui dresse le bilan de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Au dernier moment, son éditeur a « renoncé » à publier ce texte.
 
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2)  Une certaine idée de la police  
 
Ce qu'il veut faire.
- Il veut une direction unique du renseignement qui réunirait RG et DST. Une direction unifiée présente l’intérêt d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique.

Ce qu'il a fait.
- Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a mis en place la «culture du résultat». Les policiers ont dénoncé ces pratiques lors de leurs élections professionnelles.
- Il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité.
Cette «culture du résultat» force les policiers à multiplier les interpellations (petite délinquance) pour «faire du chiffre», quitte à négliger les enquêtes longues et minutieuses (grande délinquance). C'est une politique contre-productive qui favorise la répression aveugle en donnant l'illusion médiatique de l'efficacité.
En savoir plus : lire ici l'article "Sécurité : le bilan de Sarkozy" et lire ici l'article de Libération "Sarkozy a imposé une police d'efficacité médiatique".
 
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3)  Une certaine idée de l'immigration
 
Ce qu'il veut faire. 
- Créer d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères.
- Faure adopter une troisième loi sur l'immigration, qui limiterait le regroupement familial.
 
Ce qu'il a fait. 
Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 (suppression de la «double peine») puis en 2006 (limitation des conditions de régularisation des immigrés, mise en place de l’immigration «choisie»). 
En savoir plus : lire ici le rapport de la CIMADE "De la loterie à la tromperie" (à télécharger), qui démontre que les critères de régularisation (des sans-papiers) sont flous, subjectifs, appliqués de manière incohérente et sans transparence. Pour « faire du chiffre », c’est l’arbitraire qui domine.    
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4)  Une certaine idée de l'individu
 
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy propose le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.
 
Ce qu'il a dit.
- Dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»
Privilégier l'inné sur l'acquis, c'est renoncer au rôle de l'éducation et se contenter de "gérer" de prétendues fatalités.
En savoir plus : lire ici le récit de l'entretien entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy, qui affiche une vision de l'individu et une personnalité... effrayantes.
 
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5)  Une certaine idée du social
 
Ce qu'il veut faire.
- Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d’arrêt de travail. Il souhaite l'organisation d'un service minimum dans le secteur public.
- Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas la moitié des départs à la retraite.
Nicolas Sarkozy veut fragiliser les services publics (écoles, police, justice, hôpitaux, ...), pour compenser les cadeaux fiscaux faits aux entreprises. 
- Pour les salariés du secteur privé, il remplacera le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du CNE ou du CPE, ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier.
On nous fait croire qu'il faut renoncer à la sécurité de l'emploi, pour avoir une chance d'être embauché. Mais seul 1 CNE sur 10 correspond à une réelle embauche nouvelle ; c'est surtout une aubaine pour le patronat qui aurait embauché (en CDD ou CDI) de toute façon.
En savoir plus : lire ici l'article de l'Express "un an après, le bilan"
- Il propose d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires.
Cela signifie que les entreprises auraient  intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.
En savoir plus : lire ici des articles qui démontrent le "n'importe quoi" du slogan "travailler plus pour gagner plus". 

Ce qu'il a fait.
- Au ministère de l'Economie, le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires.
- Il a soutenu la création du CNE (2 ans de période d’essai dans les petites entreprises) à l'été 2005.  
 
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6)  Une certaine idée du logement
 
Ce qu'il veut faire.
- Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social» par an.
Ces ventes concerneront les plus beaux HLM, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme pourrait réduire l'offre d'habitat social, et ainsi accentuer la flambée des loyers du privé.

Ce qu'il a fait.
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans.
- Maire de Neuilly pendant neuf ans, sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux.
 
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7)  Une certaine idée de la santé
 
Ce qu'il veut faire.
- Il propose «un système avec quatre franchises» (les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation). Ces sommes ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale (le montant serait décidé chaque année).
Cette logique revient à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses. Comme pour la sécurité (et notamment la sécurité routière) : pour dissuader une minorité d'individus inciviques, c'est l'ensemble des citoyens qui trinquent !

Ce qu'il a fait.
- Ministre de l'Economie en 2004, Nicolas Sarkozy a refusé de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Il ne prône que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, même pour les comptes sociaux.
 
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8)  Une certaine idée de la fiscalité
 
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal», ce qui revient quasiment à supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
- Il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession».
Mais 80 % des patrimoines échappent déjà à toute imposition ! Avec cette nouvelle proposition, 20 % des Français les plus riches (qui ne sont pas ceux "qui se lèvent tôt", mais ceux qui vivent de la rente) échapperaient à cette contribution.

Ce qu'il a fait.
- Baissant l'impôt sur le revenu (IR), la majorité a pourtant fait augmenter le taux des prélèvements obligatoires pour tous (qui comprend la TVA, la taxe d’habitation, …). Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal».  
L'imposture de Nicolas Sarkozy, c'est aussi de faire croire aux pauvres qu'ils vont payer moins d'impôts... alors que seule sa clientèle privilégiée est concernée.
 
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9)  Une certaine idée des médias
 
Ce qu'il veut faire. 
- Il prévoit de diluer le Ministère de l’Education, dans un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation.
 
Ce qu'il a fait. 
- Nicolas Sarkozy compte beaucoup d'amis dans les médias : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match (coupable d'avoir publié un article présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux) ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1.
Il est régulièrement accusé de collusion avec les patrons de médias, voire d’intimidations et de menaces envers les journalistes, pour verrouiller leur liberté d’information.
En savoir plus : lire ici l'article de Libération "La haute main de Sarkozy sur les médias" et lire ici l'article du Nouvel Observateur "Comment Sarkozy met la presse sous pression".
 
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10)  Une certaine idée du pouvoir
 
Ce qu'il veut faire. 
- renforcer les pouvoirs du président (il veut un «président fort»), grâce à une révision de la Constitution.
 
Ce qu'il a dit. 

- Il défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France».

Nicolas Sarkozy veut confisquer le pouvoir. Craindrait-il les "gardes-fou" (sans jeu de mots) ?

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D'après l'article "Les dix fractures programmées de Sarkozy" (Libération du 25 avril 2007)

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Autre article sur le même thème :

"Nicolas Sarkozy à l'épreuve des faits"

par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Dimanche 29 avril 2007
François Bayrou et Ségolène Royal ont sans surprise affiché samedi 28 avril, lors de leur débat télévisé sur BFM TV, des divergences sur le terrain économique, notamment sur la BCE ou le rôle de l'Etat, mais ils ont largement montré des convergences sur la réforme des institutions, la relance de l'Europe, la sécurité ou encore l'éducation. Ce qui a fait dire à notre candidate : "Sur un certain nombre de questions, nous ferons un bout de chemin ensemble, sur d'autres nous continuerons à discuter".
 
Plus précisément, voici les positions développées par chacun :
 
Sur les institutions, ils s’accordent pour renforcer le pluralisme politique, avec la nécessité de "contre-pouvoir" : dose de "proportionnelle" à l’assemblée nationale, suppression de "l’article 49.3" (qui permet l’adoption des projets de loi sans débat), état impartial (vis-à-vis du CSA, du Conseil Supérieur de la Magistrature, …). L’objectif est d’éviter les abus de position dominante, allusion à Nicolas Sarkozy qui veut confisquer le pouvoir, sans avoir à gérer les oppositions éventuelles !
 
Sur l’Europe, ils s’accordent sur l'idée de soumettre à un référendum un nouveau texte pour remplacer le projet de constitution européenne rejeté par les Français (tandis que Nicolas Sarkozy veut le faire adopter par sa future ( ?) majorité présidentielle).
Par contre, François Bayrou s’oppose à l’idée d’un euro "plus faible" (proposition de Ségolène Royal pour doper la croissance), dont la contrepartie serait la hausse de l’inflation.
D’autre part, Ségolène Royal souhaite que soit instauré "un salaire minimum au niveau de l’Europe", afin d’éviter les délocalisations vers l’Europe de l’Est. Mais François Bayrou s’y oppose, car il considère que ces délocalisations permettent aux pays de l’Est de se développer et de nous fournir des produits bon marché.
 
Sur les indemnités parlementaires, ils s’accordent pour dénoncer la décision de l'Assemblée nationale en 2003 (les députés non-réélus pourront bénéficier d'une indemnité dégressive pendant 5 ans). Cependant, Ségolène Royal souhaite construire "un véritable statut de l'élu", qui protègerait ceux qui ont abandonné leur emploi pour devenir députés. En contrepartie, elle rappelle que le "régime spécial" de la retraites des élus serait remis à plat (allusion à Nicolas Sarkozy, qui stigmatise le régime spécial des cheminots, en oubliant celui des élus).
 
Sur l’économie, François Bayrou juge le projet de Ségolène Royal trop coûteux et trop généreux, mais il souligne que celui de Nicolas Sarkozy l’est encore plus ! Cependant, il trouve sa proposition d'augmentation des "petites retraites" insuffisante !
D’autre part, dans son idée, les pouvoirs publics doivent intervenir le moins possible : quand Ségolène Royal propose un "service public de la caution", il propose de lui substituer des assurances privées. Et il rejette l’idée d’un arbitrage de l’Etat, lors de négociations entre partenaires sociaux. Mais Ségolène Royal se défend de valoriser l'étatisme.
 
Sur les 35 heures, ils s’accordent sur le maintien de cette loi et sur la nécessité de l’assouplir. Pour Ségolène Royal, "il faut replacer cette réforme dans le mouvement de l'humanité : que tout le monde ait du travail et que les êtres humains aient du temps libre pour faire autre chose".
 
Sur la réforme des retraites, ils s’accordent sur la rénovation de la Loi Fillon. Pour Ségolène Royal, "elle a créé une inégalité insupportable aux dépens des femmes" et pour François Bayrou, "il faudra aller plus loin".
 
Sur la police, ils s’accordent sur la nécessité d’une "police de proximité" et l’idée des commissariats de police ouverts 24 h sur 24. Implicitement, ils rejettent la politique sécuritaire et contre-productive de Nicolas Sarkozy.

Sur la carte scolaire, ils s’accordent sur la nécessité de la préserver (tandis que Nicolas Sarkozy veut la supprimer). François Bayrou ne rejette pas l’idée d’"assouplissements ici ou là", pendant que Ségolène Royal souhaite "que les familles aient un libre choix entre deux établissements par exemple".

Sur le nucléaire, ils sont d’accord pour suspendre le décret sur la construction de l’EPR, qui s’est fait sans débat.
Par contre, François Bayrou veut conserver notre outil de production nucléaire, tandis que Ségolène Royal s’engage sur une réduction de la part du nucléaire. En effet, elle souligne que le nucléaire ne peut être considérée comme l’énergie de l’avenir : non seulement la question des déchets nucléaires n'est pas résolue, mais en plus on risque de manquer d’uranium dans 50 ou 100 ans.
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Source : nouvelobs.com

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par Thierry D. publié dans : TOUS AVEC SEGOLENE !
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Samedi 28 avril 2007
A lire avant de voter (surtout la dernière partie)
>
il faut 10mn pour le lire, le président est élu pour 5 ans...
> Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
> à faire suivre !

Fichage généralisé

Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casier judiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d’euros. Vient s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS).

La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) et d’autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc…) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».
 

Fichage ADN en cas d’infraction à la loi 

Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.
 

Carte nationale d’identité et passeport biométriques 

Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur. Elle contiendra les empreintes digitales et l’image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus. 

La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.
 

Abolition du secret professionnel 

Le projet de loi sur la ‘prévention de la délinquance’ propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles ‘déviantes’. 

Service Citoyen Volontaire 

Vient d’être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévoles pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires ». Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche. 

Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre 

Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50 000 volts et de 2 milliampères jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisée par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après une phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1 000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. À terme, chaque voiture de police devrait en être équipée, soit 10 000 véhicules. Un Taser coûte 1000 euros. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié). 

Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.
 

Conservation des données Internet et téléphoniques 

Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet, les données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats. 

En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.
 

Prime au mérite pour les agents de police 

Le 21 juillet 2004 une prime de résultats exceptionnels à titre individuel ou collectif pour toutes les catégories d'agents de la police nationale a été instaurée. Cette « rémunération au mérite » récompense la performance des agents calculée en fonction de leurs résultats. 

Le montant de cette prime était de 5 millions d'euros en 2004, il atteindra les 20 millions d'euros en 2007. Plus de 17 000 primes on été attribuées en 2004 d'un montant moyen de 290 euros. En 2006, plus 36 000 primes on été attribuées d'un montant moyen de 370 euros.
 

Tout cela, Nicolas Sarkozy l’a fait en moins de quatre ans en tant que Ministre d’Etat. Imaginez ce qu’il fera en cinq ans au poste suprême de président de la République. 

Il est important que nous gardions à l'esprit que les dispositifs ci-dessus ont été appliqué en l'absence totale de concertation démocratique et sont intégralement financé par nos impôts. Avant d’offrir notre confiance aux promesses d’un candidat, regardons d’abord ce qu’il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite. 

Ses relations avec les grands patrons et les médias 

Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues coté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d’infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le ministre de l’Intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport International… 

Il est très proche des deux plus gros fabricants d’armes français et principaux propriétaires de presse : Arnaud Lagardère (entreprise d’armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d'administration d'EADS qui possède 7,5% du capital d’Airbus) et Serge Dassault (entreprise d'armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion).
 

Les deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent…) et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d’euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.
 

On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (président d’Europe 1).
 

Faits divers de la censure 

En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d’auteur pour la musique) partenaire de l’opération, l'interdit, estimant que la chanson n’était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l’Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations. 

La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, 'Entre le coeur et la raison', de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur et ce malgré les 25 000 exemplaires déjà imprimés.
 

En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes populaires de Paris' de l'UMP, décident de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum Cybermilitant.org pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.
 

Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.
 

En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président d’origine marocaine de Publicis Events Worldwide, Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar, ce qui sera fait en juin 2006. Peu après son renvoi, l'émission I>Match, présentée par Alain Genestar sur I>Télé fut également supprimée faute de budget.
 

Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet :
www.betapolitique.fr 

La rédaction d' i>TELE était invitée à un repas place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l’article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes pressions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog. 

Début mars 2007, alors qu'un comité d'associations en faveur des SDF se rendait au ministère de la Cohésion sociale où il était attendus pour une réunion, les forces de l'ordre ont molestés plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, dont leur porte-parole Augustin Legrand.
 

Michel Guérin avait écrit au préfet de Loire-Atlantique pour qu'il renonce à l'expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta, réfugié et accueilli en France depuis 2002 et menacé de mort dans son pays. Le ministre de l'Intérieur a porté plainte contre Michel Guérin, en tant que "complice" après que sa lettre fut publiée sur Internet par un internaute. Il est accusé d'avoir «porté atteinte à l'honneur et à la considération de fonctionnaires publics, en l'espèce, les préfets».
 

Quelques jours après que le candidat de l'UMP ait établi son QG de campagne au 18 rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris, les habitants des trois immeubles qui y font face reçoivent une lettre datée du 15 janvier leur demandant de répondre au plus vite à un recensement de sécurité en appelant un numéro de téléphone. L'agent qui répond fait partie des Renseignements Généraux de la préfecture de police de Paris. Après avoir enregistré l'Etat civil de son interlocuteur, il évoque les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper sur les toits, etc. Cars et voitures de police sont postés en permanence dans la rue.
 

Fin mars 2007, la Société des Journalistes de France 3 et les deux syndicats de la chaîne, le SNJ et la CGT, s'indignent des propos du candidat de l'UMP qui a dit pour avoir été obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à l'émission "France Europe Express": « Toute cette direction, il faut la virer [...] Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ».
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Merci d’envoyer cet article par e-mail à vos contacts, tel une chaîne, pour que le maximum de gens soient informés et puissent aller voter en connaissance de cause. Les chaînes sur Internet se propagent très vite et peuvent devenir un moyen d’information réellement efficace. Les informations données ci-dessus sont vraies et facilement vérifiables, l’avantage de ce courrier est de regrouper des informations données au compte-goutte dans les médias traditionnels.
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Vendredi 27 avril 2007
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On assiste à d’incroyables casse-tête et retournements médiatico-politiques, pour l’organisation d’un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Lundi 23 avril, Ségolène Royal propose à François Bayrou, un débat qui permettrait d’éclairer les électeurs de François Bayrou, en faisant ressortir leurs convergences (et atténuer les divergences ?). Le 25 avril, François Bayrou «accepte sans arrière-pensée» le  débat proposé.
 
Débat avec le SPQR ?
Aussitôt, Ségolène Royal convoque les journalistes à son QG de campagne pour lui suggérer un mode opératoire : «partager son temps de parole» lors d'un forum organisé par le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), vendredi matin à 11 heures (Nicolas Sarkozy est invité le même jour à 9 heures). Mais François Bayrou exige que l'affaire soit télévisée, pour «que tous les Français puissent y accéder». Une heure plus tard, reçue à son tour par France 2 chez Arlette Chabot, Ségolène Royal n'exclut rien : «Si France 2 veut venir filmer, vous êtes les bienvenus. Mais faisons attention à la politique spectacle...». En coulisse, un coup de fil de son staff à la directrice de campagne de Bayrou, Marielle de Sarnez, cale l'affaire sur le principe. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy raille le principe d’un débat avec un non-finaliste.
 
Pas de débat avec le SPQR !
Les choses se corsent en fin de matinée : «Il n'y aura pas de débat Bayrou-Royal , balaie le SPQR, c'est Mme Royal qui est invitée» . Immédiatement, l'entourage de la candidate dénonce des pressions de Nicolas Sarkozy sur le SPQR, pour tordre le coup au débat, mais le SPQR et l'UMP démentent. Pourtant, le responsable d'un quotidien régional explique : «Ségolène Royal ayant désiré transformer son forum en un débat avec François Bayrou, l'entourage de Nicolas Sarkozy a alors fait valoir que ce dernier n'aurait donc pas été traité médiatiquement de la même façon et que cela compromettait sa propre participation». Pas de pression, non, du chantage...
 
Débat sur Canal+ ?
François Rebsamen, codirecteur de la campagne de Royal, garde le contact avec l’équipe de François Bayrou, tandis que Michel Denisot (canal+), i-Télé et France Inter offrent leurs services, pour un débat d'une heure en direct.
Mais c'est compter sans ce sacro-saint temps de parole. Si, au cours du débat avec Bayrou, Royal parle trente minutes, Sarkozy devra se voir allouer trente minutes sur la même chaîne au nom de l'égalité. Et ce, avant dimanche puisque les temps de parole sont décomptés chaque semaine. Sans parler du temps de parole de François Bayrou (à neutraliser ? à comptabiliser pour le compte de Royal ?) au sujet duquel le CSA doit se réunir pour décider des règles à appliquer.
 
Pas de débat sur Canal+ !
Mais il suffit au candidat de l'UMP ­ ou à un de ses soutiens ­ de refuser de venir sur Canal + compenser le temps de parole de Royal pour mettre la chaîne dans l'illégalité et le débat à la poubelle. Face à ce sac de noeuds, Canal + a fini par jeter l'éponge. Selon l'entourage de Ségolène Royal, la chaîne cryptée a justifié sa décision par... un refus de l'UMP et de Nicolas Sarkozy de s'exprimer. Côté CSA, Michel Boyon (ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon) a démenti «être intervenu auprès de Canal + au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne». Et les rumeurs de coups de fil de Sarkozy au CSA de courir.
Pour Jack Lang, conseiller de Royal, l'affaire est entendue : «C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information. Manifestement, des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis.» Furax chez Royal, on l'est aussi chez François Bayrou : «Il ne peut pas accepter ce genre d'intervention. Il pense que quand on interdit quelque chose, il faut le faire, il ne se couchera pas. La télévision n'appartient pas à quelque force de pression que ce soit.» Julien Dray, autre conseil de Royal, affirme que le débat se tiendra «d'une manière ou d'une autre». 
 
Et maintenant ?

Les chaînes parlementaires, non soumises aux obligations d’égalité, ne sont pas intéressées par l’organisation de ce débat (!).

Finalement, candidats et médias ont finalement trouvé un terrain d'entente pour l'organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou : il se déroulera samedi 28 avril entre 11 heures et 12 h 30 sur la radio RMC et la chaîne BFM TV (Cliquez ici pour voir BFM TV en direct sur internet).
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Source : Libération et lemonde.fr

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Mercredi 25 avril 2007
COMMENT CONVAINCRE… DE NE PAS VOTER POUR SARKOZY ?
Diaboliser Sarkozy ? Non !
On a négligé le célèbre phénomène "action - réaction" : plus un candidat est attaqué, plus ses sympathisants se mobilisent pour le défendre par un vote "utile". Ainsi, la campagne de bécassination a profité à Ségolène Royal. Mais de la même manière, la diabolisation caricaturale de Nicolas Sarkozy a été contre-productive (31% !). Finalement, ce phénomène "actions - réactions" a autant profité aux deux candidats et a incité les gens à participer massivement à l’élection.
Combattre ses valeurs ? Ca dépend…
Nicolas Sarkozy revendique une "liberté" qui écrase l’"égalité" et se moque de la "fraternité"…
Et alors ? Cela représente les valeurs de beaucoup de gens, qui n’ont même plus honte de les afficher ! Dénoncer les valeurs de Nicolas Sarkozy, c’est convaincre certains électeurs égoïstes, misanthropes, nihilistes, revanchards… de voter pour lui !
Par contre on peut cibler ce combat, face à des démocrates ayant gardé des principes et quelques espoirs dans l’avenir (électorat bayrouiste ?) 
Combattre ses propositions ? Oui !
Même les électeurs les moins démocrates et les plus nihilistes, capables de renoncer à leurs libertés individuelles ou au principe de solidarité, n’ont pas envie de voir leur pouvoir d’achat baisser, ni d’avoir leurs enfants à charge pendant 35 ans…
Or le projet de Nicolas Sarkozy est plein de "fausses bonnes idées" contre-productives, qui voudraient redresser la France en pénalisant les français les plus modestes : libération des heures supplémentaires, contrat unique à droits progressifs, franchise médicale, … Je ferai bientôt un article synthétique qui démonte ces idées ineptes ; en attendant, allez voir l’édifiant documentaire SARKO, MOT A MOT, consultez son bilan et décortiquez le slogan emblématique "travailler plus pour gagner plus".
 
 
COMMENT CONVAINCRE… DE VOTER POUR SEGOLENE ROYAL ?
 
Ségolène Royal souffre surtout d’un manque de crédibilité : d’abord c’est une femme (oui, il reste quelques machistes en France !) ; et malgré son expérience et ses compétences, elle n’est pas chef de parti (aah, le culte du chef !).
Pour valoriser la crédibilité de Ségolène Royal, nous devons :
-         Rappeler son bilan, en tant que Ministre et Présidente de la région Poitou-Charentes. Consulter son bilan.
-        Démontrer la crédibilité de son Pacte Présidentiel, en valorisant la cohérence des 100 propositions (qui ne sont pas un catalogue d’idées indépendantes !). J’ai personnellement imaginé une mise en perspective autour de l’idée de "progrès durable", car ce projet de société considère qu’un progrès doit profiter à tous, pour s’installer durablement. J’ai décomposé ce "progrès durable" en trois axes : le développement durable (croissance, emploi, environnement), l’égalité durable (pouvoir d’achat, éducation, solidarité, sécurité), l’efficacité politique durable (démocratie et politique étrangère). Voir le détail.
-        Démonter les clichés de la Gauche dépensière qui valorise l’assistanat. Certes, les propositions de Ségolène Royal sont coûteuses ; mais les intérêts de la dette sociale, l’insécurité, le chômage, les cadeaux fiscaux aux entreprises sans contrepartie… sont beaucoup plus coûteux ! Le projet de Ségolène Royal veut dépenser juste, pour dépenser moins : plus de dépenses pour l’éducation, la formation, le logement, l’aide aux PME => familles plus sécurisées, moins de chômage, plus de croissance, plus de cotisations sociales => moins de dépenses pour l’"assistanat", l’insécurité, la dette sociale, ...  

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Voir aussi :

 
 
COMMENT CONVAINCRE… EN ETANT EFFICACE ?
 
D’après la presse &eacu