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"J'ai pas voté Sarko"

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jaipasvotesarko.com

Mercredi 18 avril 2007
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François Bayrou est le candidat de l’alliance Gauche-Droite.
Je le confirme : François Bayrou, c’est un discours qui reprend les valeurs de la Gauche, avec un programme qui reprend les propositions de la Droite.
 
 
FRANCOIS BAYROU, UN DISCOURS DE GAUCHE
 
Tant que François Bayrou reste sur le plan des valeurs et des objectifs, je n’entends pas de différences fondamentales avec le discours de Ségolène Royal. D’ailleurs, lui-même affirme : « il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi. » (Nouvel Observateur, 15 mars 2007).
« Les trois vertus nationales [liberté, égalité, fraternité] sont des vertus de résistance. La liberté ne va pas de soi. Ce qui va de soi, ce qui est naturel, c'est la domination, c'est la servitude, l'asservissement aux traditions, à la caste, à la naissance. L'égalité ne va pas de soi. Ce qui est naturel, c'est l'inégalité, la domination du fort sur le faible. La fraternité ne va pas de soi. Ce qui est naturel, c'est le chacun pour soi. » (François Bayrou, Projet d’espoir). 
 
Ces paroles rassurantes et humanistes, l’affirment comme une alternative à Ségolène Royal, face au caractère anxiogène et conflictuel de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, sondages à l’appui, il rappelle inlassablement qu’il est le seul à pouvoir battre le candidat de l’UMP au second tour. Oui mais… c’est oublier la règle du jeu de nos élections présidentielles : après le premier tour, les deux finalistes se retrouveront automatiquement à égalité de crédibilité le 22 avril à 20h01 ; et le 6 mai, les français élimineront celui qui est le moins capable de les rassembler. En clair : à part Le Pen, n’importe qui pourrait battre Sarkozy en finale ! D'ailleurs, Roland Cayrol - CSA - sur France 5, soulignait : "Si on testait Corinne Lepage, elle aussi battrait [...] Sarkozy. Moins un candidat est connu, moins ces idées le sont et moins il a d'opposants, c'est logique.". Il en est ainsi de François Bayrou.
 
 
FRANCOIS BAYROU, UN PROGRAMME DE DROITE 
 
La convergence des valeurs entre François Bayrou et Ségolène Royal est trompeuse : car la différence entre Gauche et Droite, ce n’est pas les valeurs : c’est leur hiérarchie et la manière de les mettre en application.
 
Dans son programme économique et social,François Bayrou incarne la continuité dans la précarisation, grâce à un programme libéral soutenu par Alain Madelin (Le Monde du 23 février 2007), dans la continuité de la politique économique et sociale menée par l’UMP depuis 5 ans.
 
·         Comme Nicolas Sarkozy qui répète « travailler plus pour gagner plus », F. Bayrou propose de « libérer les heures supplémentaires » en les rémunérant davantage (+10% jusqu’à la 39e heure), à la charge de l’Etat. Soit, pour un SMICard, une hausse de salaire de 14 euros maximum ! Et puis c’est oublier les 1,3 millions de salariés qui voudraient travailler plus et sont contraints d’accepter des temps partiels (80% de femmes).
·         « La hantise de ne pouvoir mettre un terme au contrat de travail est un frein puissant à la création d’emploi » (FB, Projet d’espoir)
Comme Nicolas Sarkozy et le MEDEF, François Bayrou veut un contrat de travail unique plus souple pour les employeurs, qui s’appellerait le « CDI universel à droits progressifs » :
-          Instaurer la période d’essai de 6 mois pour tous les contrats de travail (intervention à L’AN le 21/02/06). Or 90% des CDD font moins de 6 mois, donc un contrat "Bayrou" permettrait aux entreprises de faire du CDD renouvelable à volonté en usant de la période d'essai.
-          Privilégier la « rupture de contrat par consentement mutuel » (Les Echos, 13 mars 2007). Mais cette proposition mettrait tout salarié à la merci de son employeur, car la relation employeur-employé est un rapport de subordination (d’ailleurs définie comme telle par le Code du Travail). Cette proposition remplacerait l’actuel droit de licenciement (aujourd’hui équilibré par un droit à indemnités et un droit de recours) par une rupture brutale du contrat de travail, sans possibilité de contestation devant le juge, sans possibilité de réintégration ni dommages intérêts.
·         Comme Nicolas Sarkozy et le MEDEF, François Bayrou n’entend pas augmenter le SMIC, et préfère "alléger les charges pour que les salaires augmentent" (Les Echos, 23/02/07). Mais si les baisses de cotisations incitaient le patronat à mieux rémunérer ses salariés, ça se saurait…
 
Je passe rapidement sur les autres similitudes entre les propositions de François Bayrou et Nicolas Sarkozy : réduction de l’ISF, réduction des droits de succession, hausse de la TVA, … qui ne profiteraient qu’aux plus favorisés. Je passe aussi sur l’étonnante conception de la laïcité, selon François Bayrou (tentative de réforme de la loi Falloux sur le financement de l’enseignement privé, opposition à la loi sur le voile islamique, …).
 
 
FRANCOIS BAYROU, L’ALTERNATIVE LIBERALE A SARKOZY 
 
Contrairement aux apparences, François Bayrou incarne bien la version « modérée » du projet de Nicolas Sarkozy. Et les actuels Chiraquiens, privés de candidat, apprécieront sûrement le programme « centriste » ; d’ailleurs, de nombreux bloggers proches de Jacques Chirac préfèrent soutenir Bayrou, contre Sarkozy.
 
En réalité, aujourd’hui encore, le « centrisme » est à Droite, ce qui n’est pas honteux.
Mais l’imposture de François Bayrou, c’est de faire croire aux électeurs que des personnalités de Gauche pourraient adhérer à ses propositions libérales et conservatrices. Or ne seraient concernés que des opportunistes, plus soucieux de leur plan de carrière que du respect de leurs convictions politiques.
Electeurs de la Gauche moderne, ne vous dispersez pas ! Car faire la fine bouche et affaiblir Ségolène Royal, c’est prendre deux risques :
-          soit un deuxième tour Sarkozy-Le Pen, favorable à Sarkozy,
-          soit un deuxième tour Sarkozy-Bayrou, favorable à Bayrou, l’héritier de Villepin ! En attendant Sarkozy et "le retour de la rupture avec la droite molle" en 2012...
Mais si grâce à vous, Ségolène Royal accède en finale, alors un grand mouvement « Tout Sauf Sarko » éliminera le « Berlusconi français ». Et ensuite, si vous n’êtes pas fanatiques du PS, vous pourrez toujours forcer les futurs députés socialistes à s’allier à d’autres partis, en votant Verts, PC, … voire UDF, aux prochaines élections législatives.  
 
 
En savoir plus (ne nous laissons pas abuser par l'étiquette de la boite : regardons ce qu'elle contient !) : 
 
Article sur les fausses-bonnes-idées économiques de FB   [1]  [2]  
Les membres de l’équipe de campagne de FB, composée de personnes ayant des idées ultra-libérales et sécuritaires 
Rapport-critique des sénateurs socialistes sur les propositions de François Bayrou
Vidéos humoristiques sur Francois Bayrou
par Thierry D. publié dans : François Bayrou
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Lundi 16 avril 2007
Voici une interview de qualité, qui peut convaincre les indécis.
Les questions sont intéressantes et les thèmes abordés sont variés ; et dans ses réponses, Ségolène Royal ne sombre pas dans la langue de bois.
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par Thierry D. publié dans : TOUS AVEC SEGOLENE !
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Vendredi 13 avril 2007
Le syndrome de la fine bouche
Par Smith, le vendredi 6 avril 2007 :: Voter à gauche
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En 2002, Lionel Jospin était trop austère, techno et rigide. Aujourd'hui Ségolène Royal serait démago, réac' ou "trop conne". Peut-être manque-t-il aujourd'hui à gauche un vrai leader charismatique, mais la gauche semble également être victime du syndrome de la fine bouche. La droite a sur ce point un avantage structurel sur la gauche : étant conservatrice, il lui est plus facile de rassembler sur une personne. A l'inverse, lorsqu'il s'agit de porter un projet réformiste et progressiste, il est plus difficile d'être uni. Certains vont voter Ségolène Royal sans hésitations, d'autres parce que c'est un compromis. Mais il n'est pas honteux de faire des compromis, bien au contraire. Faire la fine bouche, c'est pour la gauche s'interdire de construire une majorité et donc se condamner à rester dans l'opposition.
Ségolène Royal démago ? On peut dire au contraire qu'elle était la seule des candidats potentiels à l'investiture socialiste à avoir tiré les leçons du 21 Avril : diagnostic de la crise de la démocratie participative dont la montée du vote "protestataire" et de l'absention est le symptôme et défiance des français envers la classe politique. On peut reprocher à Ségolène Royal le maladroit "mon opinion est celle du peuple Français" sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, mais dans la même interview elle précisait qu'il fallait que la Turquie apporte des garanties, notamment sur le génocide arménien : "si la Turquie veut un jour confirmer sa candidature et entrer dans l'Europe, c'est évident qu'il faut qu'elle reconnaisse le génocide arménien". Elle a depuis précisé sa position : favorable sur le principe du point de vue géostratégique mais pas avant une réforme institutionnelle en Europe.
Ségolène Royal trop conne ? Le procès en cruchitude semble être passé de mode. Comme le rappelle Mathieu Lindon dans Libé :
De quelle compétence exceptionnelle ont donc fait preuve ceux qui ont occupé le poste, surtout avant d'être en place ? Faut-il, comme Jacques Chirac et François Mitterrand, avoir perdu deux fois l'élection (auquel cas, on aurait cette année Jean-Marie Le Pen ou Arlette Laguiller) ? Est-il indispensable d'avoir multiplié les frais de bouche et appelé les proeuropéens le «parti de l'étranger» comme Jacques Chirac ? Doit-on avoir un passé trouble comme François Mitterrand ? Le ton de Nicolas Sarkozy ne paraît pas non plus lui donner une capacité particulière à se retrouver le président de tous les Français.
Ségolène Royal réac' ou "de droite" ? Bourdieu a vu juste : son habitus est de droite, d'où le discours sur la famille, le drapeau... Mais c'était également le cas de François Mitterrand qui, lui aussi, est né à droite, comme il le dit lui-même :
Il va falloir que Ségolène Royal s’y fasse. Comme moi, elle suscite une sorte de haine inextinguible, irrationnelle, entretenue à gauche comme à droite, et reposant sur un fondement commun. Nés à droite, nous sommes des traîtres parce que devenus socialistes. Voilà la vérité. Les gens de gauche nous haïssent parce que nous venons d'en face et les gens de droite nous haïssent parce que nous venons de chez eux.
Le procès en droititude fait à Ségolène Royal est un procès d'intention. Son projet est progressiste : droit et condition des femmes, homoparentalité, mixité sociale, allocation autonomie étudiant, services publics, police de proximité, conditions de travail, contrat de travail, temps de travail, fiscalité, minimas sociaux, etc. sur tous ces sujets, sa position est clairement à gauche. D'ailleurs l'extrême gauche ne se trompe pas : les candidats ont déjà fait savoir qu'ils appelleraient à voter Royal au second tour, et à regarder les intentions de vote, beaucoup de sympathisants d'extrême gauche vont le faire dès le premier tour. En réalité, c'est plutôt au centre-gauche qu'il existe des défections, voir Spartacus et autres Gracques...
Ségolène Royal n'est certes pas la "candidate idéale" mais sa victoire représente certainement la seule issue progressiste lors de ce scrutin. En démocratie, on ne peut pas chacun voter pour soi ou pour son enfant préféré : la démocratie représentative est en soi un compromis. Il existe en France une forte connotation péjorative au terme compromis : faire un compromis, ce serait déjà se compromettre. On peut aussi penser que refuser le compromis est une démarche égoïste : le compromis politique c'est oublier pour un temps ses intérêts particuliers et sa vision de l'intérêt général et prendre également en compte les intérêts particuliers ou la vision de l'intérêt général des autres. Pour certains, le "vote utile" serait un dévoiement de la démocratie alors qu'au contraire le compromis sert à atteindre l'intérêt général non pas comme vision idéale mais comme construction sociale issue de la délibération. Le vote utile se traduit d'ailleurs en anglais par compromising, terme qui véhicule une valeur positive.
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A lire aussi : "Sondages : Bayrou à 8% !"
par Thierry D. publié dans : François Bayrou
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Jeudi 12 avril 2007

« Sarko mot à mot » : un documentaire inédit sur le candidat de l'UMP vient de sortir sur le Web. Réalisé par Claude Théret, écrit par deux journalistes – Gérard Leclerc, de France 2, et Florence Muracciole, du Journal du dimanche – ce décryptage passionnant du discours du candidat de l'UMP n'a jamais été diffusé. Le principe est simple : des formules choc et des extraits pertinents des discours du candidat sont soumis au jugement de 25 Français. En marge de leur commentaire, des personnalités politiques et des acteurs de la société civile donnent leur point de vue. Edifiant. On ne comprend vraiment pas pourquoi aucune chaîne ne s'en est emparé… (Source : Marianne)

NB : le documentaire dure près d'une heure, en quatre parties. Il a été largement diffusé sur internet, grâce à Dailymotion, qui l'a retiré récemment (Sarkozy aurait-il un pouvoir de censure, même sur internet ?).

Merci à Patrice (du Bigbangblog), qui m'a permis de retrouver cet excellent documentaire, grâce au site internet ifilm.

 

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par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mercredi 11 avril 2007
Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.
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Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.
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Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.
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Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal.
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Thomas PIKETTY, directeur d'études à l'EHESS.
Source : Libération
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En savoir plus :
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- Dans Les Echos, un appel de 27 économistes en faveur de Ségolène Royal, la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée.
- Une pétition intitulée «1 million de femmes s'énervent» a été lancée le 22 mars pour dénoncer le sexisme que subit Ségolène Royal. Les signataires se disent elles-mêmes «humiliées» de ce qu'elles entendent sur la candidate socialiste. «Tout ce que l'on dit sur elle, sur sa voix, ses cheveux, ses boucles d'oreilles, sa syntaxe, ses bourdes, son sens de la compassion ou sa dureté, est énoncé pour la délégitimer, pour montrer qu'elle n'a pas sa place à la tête de l'Etat.» Parmi les signataires, on note la présence des actrices Catherine Deneuve, Zabou Breitman, Agnès Jaoui, Sylvie Testud, les écrivaines Geneviève Brisac, Marie Darrieussecq, Pierrette Fleutiaux.
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Mercredi 11 avril 2007

François Bayrou a finalement réussi à inspirer les créateurs d'Internet. C'est la rançon d'un certain succès.

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Bayrou instrumentalise les médias - Le Petit Journal (Canal+, 3 avril)

Bayrou et ses beaux discours. 

Bayrou, le rebelle en tracteur.

Bayrou et ses amis du CAC40

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Lecheval

par Thierry D. publié dans : François Bayrou
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Mercredi 11 avril 2007
Un clip amusant avec le Centre, la Droite et l'Extrème Droite associés au "coté obscur de la Force", tandis que Ségolène est comparée à Wonder Woman.
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Le clip officiel de la chanson de Ségolène... Dans un style techno et contemporain...
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La chanson "ose (redonne à ta vie sa vraie valeur)" de Yannick Noah semble avoir été faite pour Ségolène Royal...
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par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
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Lundi 9 avril 2007
En ce moment, les compagnons politiques de Nicolas Sarkozy mettent les pieds dans le plat.
 
LES BOURDES DE RACHIDA DATI
 
A commencer par Rachida Dati, sa jeune porte-parole, qui dit ne pas être "la Cosette ou l’arabe de service", en faisant semblant d’y croire. Car Rachida Dati a cette qualité d’être correctement accueillie dans la banlieue parisienne, où elle s’est beaucoup rendue, à la place de l’ex-ministre de l’Intérieur.
Par contre, je suis troublé par le décalage entre son discours officiel et ses incartades, qui s’est déjà manifesté par deux lapsus savoureux :
"Nicolas Sarkozy […] souhaite, effectivement, devenir le patr… heu… le président de tous les français" ;
"[…] à Bercy, on a toujours autant de fonctionnaires de droite… de… de… de douane".
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Plus récemment, elle oublie la présence de la caméra et déclare, sur le ton de la plaisanterie, qu’elle se verrait bien "ministre de la rénovation urbaine à coups de Karcher" !

Selon le rédacteur en chef de La Télé Libre, Allan Rothschild, contacté par LCI.fr, les images ont été tournées par Point du Jour, une agence de presse réalisant un film sur l’UNEF. Refusées par "les rédactions d’émission (...) essentiellement au prétexte de l’équilibre du temps de parole”, la boîte de production se serait alors adressée à La Télé Libre qui a jugé "utile" de diffuser l’extrait car ce “off de campagne, est révélateur de l’état d’esprit de la porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy". Contactée vendredi en milieu de matinée par LCI.fr, Rachida Dati n’a pas souhaité s’exprimer sur la question. (Source : yahoo.com)
 
 
 
Comme je n’arrive pas à la trouver antipathique, je me dis qu’elle fait semblant de croire en Sarkozy, tandis que son "inconscient" voudrait le tourner en dérision. Car je n'ose l'imaginer en arriviste cynique, déguisée en cruche...
 
LES AVEUX DE CLAUDE GOASGEN
 
Un autre des porte-parole de Nicolas Sarkozy, Claude Goasgen, s’est fait piéger par les célèbres Yes Men, dans une vidéo diffusée sur LeLab.TV. En se faisant passer pour des journalistes d'une fausse chaine de télévision américaine, ils ont voulu vérifier la sincérité de l’engagement de Nicolas Sarkozy pour le pacte écologique de Nicolas Hulot. Le résultat vaut le détour !
 


 
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LES REVELATIONS D’AZOUZ BEGAG
 
Source : liberation.fr
 
Azouz Begag, qui a démissionné jeudi du gouvernement, relate ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, qu'il baptise "mon ennemi de l'Intérieur", dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine […].
Les bonnes feuilles de ce livre, intitulé "Un mouton dans la baignoire" et édité chez Fayard, reviennent sur les émeutes urbaines de l’automne 2005. Begag, alors ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances dans le gouvernement Villepin, date de cette période le début de «la descente aux enfers».

Pour avoir contesté l’emploi du mot "racaille" par Sarkozy et "la sémantique guerrière" de son collègue de l’Intérieur, le récent démissionnaire affirme avoir été pris à partie par les sarkozystes réclamant sa démission, pour «absence de loyauté gouvernementale». Il affirme que les ministres et députés sarkozystes ont dit de lui qu’"il n’y connaît rien en politique (…) C’est le Beur de Villepin".

L’ancien ministre revient en particulier sur un rendez-vous en tête à tête avec Nicolas Sarkozy - où le ministre "joue le persécuté" - et surtout un coup de téléphone violent après des propos tenus à Marseille. "Je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy", avait-il déclaré, et "ce qui devait arriver arriva, un rocher me tombe dessus", raconte-t-il. Au téléphone, Sarkozy "me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m’empêcher de le consigner sur le champ", relate Begag, avant de citer l’ex-ministre de l’Intérieur: "Tu es un connard, un déloyal, un salaud! Je vais te casser la gueule".

"Le ministre de l’Intérieur m’a conseillé, dans une ultime menace, de ne jamais plus lui serrer la main à l’avenir, sinon il allait m’en cuire", ajoute l’ex-ministre. Selon Marianne, Begag a fait l’objet de pressions pour qu’il retarde la parution de son livre, mais a finalement décidé "de passer outre".
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ET MAINTENANT ?
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Les dérapages de Dati et Goasgen auront-ils le même succès médiatique que celui de Montebourg ? Le livre d'Azouz Begag aura-t-il le même succès médiatique que celui d'Eric Besson ? Sur internet, peut-être ; mais à la télévision, je ne me fais pas d'illusions...
par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
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Dimanche 8 avril 2007
A l’inverse d’une société de précarités et d’assistanat, Ségolène Royal propose une société de responsabilité, dans laquelle tous les droits correspondent à des devoirs, et tous les devoirs à des droits, dans un pacte "gagnant-gagnant".
Car c’est dans « une France solidaire et efficace, harmonieuse et apaisée, […] une France du respect et de la justice » que nous construirons le "progrès durable" pour tous.
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Voici des extraits choisis du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, organisés selon 3 grands axes complémentaires, avec des liens :
- pour en savoir plus sur certaines propositions ;
- pour consulter l'ensemble des propositions.
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           LE DEVELOPPEMENT DURABLE          
       Croissance, emploi, environnement       
 
Relancer la croissance pour travailler tous
• Augmentation de 10 % par an du budget de la recherche et de l’innovation ;
Soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) en favorisant leur accès au crédit bancaire et en leur réservant une part dans les marchés publics ;
Concentration des aides sur les entreprises qui embauchent et investissent ; remboursement de ces aides en cas de délocalisation ;
Réforme de l’État pour le désendetter : un euro dépensé doit être un euro utile ;
Ouverture d’un droit au premier emploi pour les jeunes : au-delà de six mois de chômage, accès à une formation rémunérée ou à un emploi aidé ; création de 500 000 emplois tremplins ;
Mise en place d’une sécurité sociale professionnelle qui garantira un revenu et une qualification à tout salarié licencié ;
Instauration d’un revenu de solidarité active améliorant d’un tiers les ressources de tout bénéficiaire de minima social reprenant un travail.
-  En savoir plus sur la sécurisation de l'emploi
-  En savoir plus sur la sécurité sociale professionnelle
-  En savoir plus sur l'insertion des jeunes adultes 
-  En savoir plus sur les emplois-tremplins et bourses-tremplin 
-  En savoir plus sur le contrat première chance
-  En savoir plus sur la lutte contre la dette publique
-  En savoir plus sur la régionalisation
 
Décider l’excellence environnementale
Soutien massif aux économies d’énergie dans le logement avec des baisses ciblées de la TVA ;
Développement des énergies renouvelables pour qu’elles atteignent 20% de la consommation en 2020 ;
Prélèvement exceptionnel sur les superprofits des groupes pétroliers pour financer le développement des transports collectifs ;
Constitution d’un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.
- En savoir plus sur les méthodes d’action proposées
 
 
                          L'EGALITE DURABLE                    
   Pouvoir d'achat, éducation, solidarité, sécurité 
 
Améliorer le pouvoir d’achat
Modernisation du dialogue social par un syndicalisme puissant et responsable ;
Convocation dès le mois de juin d’une Conférence nationale (État/partenaires sociaux) qui ouvrira une négociation sur l’ensemble des salaires ;
Relèvement du SMIC à 1 500 euros d’ici la fin de la législature ;
Mensualisation et hausse immédiate de 5 % des petites retraites et de l’allocation adultes handicapés ;
Mise en place d’indices des prix reflétant la réalité des dépenses des ménages.
-  En savoir plus sur la réforme des retraites
 
Promouvoir l’éducation
Organisation d’États généraux des enseignants pour améliorer les conditions de travail à l’école et assurer la reconnaissance de leur mission ;
Création d’un service public de la petite enfance et scolarisation obligatoire dès 3 ans ;
Soutien scolaire gratuit dans l’école et après l’école, le collège et le lycée ;
Lutte contre l’échec scolaire : en ZEP 17 élèves par classe de CP et de CE1 ;
Adoption d’une loi de programmation pour l’université portant la dépense par étudiant au même niveau que les pays européens ; création d’une allocation d’autonomie sous conditions de ressources.
- En savoir plus sur le soutien aux familles et aux enseignants 
 
Accéder au logement et à la santé
Logement
Construction de 120 000 logements sociaux par an et obligation de respecter l’objectif de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes ;
Introduction d’un service public de la caution pour permettre l’accès de tous au logement et garantir les propriétaires ;
Extension des prêts à taux zéro pour faciliter l’accès à la propriété.
Santé
Mise en oeuvre d’un grand plan de prévention des maladies graves en augmentant les moyens de la médecine du travail et de la médecine scolaire ;
Financement de l’hôpital public pour assumer toutes ses missions sur l’ensemble du territoire ;
Attribution d’une carte santé jeune pour les 16 - 25 ans ouvrant droit à deux consultations gratuites par an ;
Installation de 500 dispensaires dans les zones rurales et dans les quartiers.
 
Lutter contre toutes les formes de violence
Création d’une police de quartier tirant l’expérience de la police de proximité supprimée par la droite ;
Développement des centres éducatifs renforcés pour répondre aux violences commises par les mineurs délinquants ;
Augmentation des moyens de la justice des mineurs pour que les peines soient immédiates et proportionnées ;
Adoption d’une loi-cadre sur les violences conjugales (en savoir plus).
- Contre les discriminations (immigration, homosexualité, handicap)
 
 
    L'EFFICACITE POLITIQUE DURABLE   
      Démocratie et politique étrangère   
 
Construire la 6e république
Démocratisation de nos institutions avec le non-cumul des mandats pour les parlementaires, l’introduction d’une part de proportionnelle pour l’élection des députés et la possibilité, pour un million de citoyens, de déposer une proposition de loi ;
Affirmation de notre République avec la lutte contre toutes les discriminations, l’adoption d’une charte de la laïcité et la création d’un service civique pour les jeunes ;
Modernisation de la démocratie sociale avec une représentativité syndicale fondée désormais sur les élections professionnelles.
- En savoir plus sur la réforme des institutions pour la 6e république
- En savoir plus sur la laïcité 
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Renforcer la place de la France en Europe et dans le monde
Construire une Europe plus protectrice et plus sociale avec un nouveau traité institutionnel qui sera soumis à référendum ;
Sortir des critères de Maastricht les investissements dans la recherche et l’innovation ;
Développer une politique de co-développement avec les pays du Sud pour favoriser une immigration partagée ;
Proposer une initiative européenne pour la paix au Proche-Orient.
- En savoir plus sur le nucléaire civil iranien
par Thierry D. publié dans : TOUS AVEC SEGOLENE !
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