Partenariat

Commandez vos

T-shirts

"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Jeudi 5 avril 2007
.
Coréalisateur de Ségo et Sarko sont dans un bateau, Michel Royer a récupéré les images du film aux archives de l'INA. Il y a ainsi récolté les "perles" de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, leurs premiers débats télévisés, ... Karl Zéro, quant à lui, a ressorti les images "off" de ses interviews avec les hommes et femmes politiques. Le film permet ainsi de montrer les politiques tels qu'ils sont hors caméra...
Karl Zéro, dont le film, Ségo et Sarko sont dans un bateau, sort sur les écrans le 4 avril, a décidé de mettre son documentaire à disposition en exclusivité sur le service de Vidéo à la demande (VOD) de Neuf TV Haute définition. Le film, disponible depuis le 5 mars 2007, en location pour 4,99 euros et pour les abonnés HD du Neuf, constitue un événement. En effet, c'est la première fois qu'un film est disponible (légalement) sur le net avant d'être disponible au cinéma.
 
BANDES ANNONCES 
Avec des confidences savoureuses de Nicolas Sarkozy :
« La connerie, ça me stimule toujours… allo chérie ? »
« Tu sais, j’vais te dire, on pioche ! J’sais pas toi, mais… tu accumules des charges, des charges,  du stress, des cons, des nuls, la connerie en barre toute la journée ».
.

.

EXTRAIT : Sarkozy et sa méthode sécuritaire


.
EXTRAIT : Nicolas Sarkozy et l’immigration zéro

.
EXTRAIT : Nicolas Sarkozy et ses soutiens people

.
par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 4 avril 2007
Les résultats financiers des banques en 2006 ont augmenté de plus de 30% , et les frais bancaires pour les particuliers et les entreprises sont devenus exorbitants.

1) Instaurer la rémunération des comptes courants

Aujourd’hui, lorsque l’on a un compte bancaire dont le solde est positif, cela rapporte de l’argent à la banque qui le fait fructifier pour elle seule.

Je veux que demain, les comptes en banques soient rémunérés c'est-à-dire que les intérêts qu’ils produisent soient versés au client. C’est ce que l’on appelle la rémunération des comptes courants, c’est autorisé en France depuis 2005 mais toutes les banques ne le permettent pas, ou lorsqu’elles le permettent, offrent des taux souvent dérisoires (entre 0,5 et 3% bruts).

2) Instaurer l’annualisation du calcul des découverts

Dès lors, il faut créer un mécanisme de compensation entre le coût, pour le client, d’un compte débiteur (15% d’agios en moyenne) et ce que lui rapporte un compte rémunéré.

Les banques doivent réaliser un solde entre les agios et les intérêts produits par le compte et le verser annuellement au client.

3) Plafonner les frais bancaires exorbitants et notamment les incidents de paiement.

Les incidents de paiement sont facturés à des niveaux exorbitants, totalement déconnectés des coûts engendrés par les incidents et aggravant la situation financière des consommateurs ainsi fragilisés. (Un chèque sans provision de 51 euros coûte 65 euros d’incidents de paiement). Il faut plafonner les frais bancaires de ce type.

4) Supprimer les jours de valeurs

Quand le client verse une somme d’argent sur son compte, le banquier ne la crédite pas immédiatement mais deux jours après. Le client perd de l’argent (soit des agios, soit des intérêts si le compte est rémunéré). De la même manière, lorsque le client engage une dépense, celle-ci est débitée de son compte deux jours plus tôt, ce qui lui coûte aussi de l’argent.

C’est la pratique des jours de valeurs : elle doit être supprimée pour les particuliers et pour les entreprises.

5) Renforcer la transparence pour rétablir la concurrence entre les banques au profit du consommateurs

La loi imposera strictement un affichage clair des tarifs bancaires et des services rendus en contrepartie afin que les consommateurs puissent comparer réellement les prestations et les tarifs et faire jouer la concurrence à la baisse.

6) Instaurer la class action (action de groupe de citoyens) en droit français, indispensable dans le secteur bancaire

Je veux aider les citoyens, comme le demandent les associations de consommateurs, à se grouper pour sortir de l’isolement, et à se défendre contre la désinformation et les pratiques bancaires abusives. Une loi sera votée permettant l’action de groupe, c'est-à-dire l’action en justice intentée par un groupe de citoyens dont les avantages obtenus seront étendus à tous. 
par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 2 avril 2007
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 31 mars 2007

Quand Nicolas Sarkozy est arrivé au ministère de l'Intérieur au printemps 2002, il a annoncé qu’il s'attaquerait au problème de l'insécurité, l'un des thèmes qui avait fait perdre la gauche à l'élection présidentielle.
Pour défendre son bilan, il avance des statistiques (Observatoire National de la délinquance) : l'ensemble des crimes et délits enregistrés en 2006 par la police a baissé de 9% depuis 2002 (-1,33% en 2006).
 
Un chiffrage trompeur
 
Or les trois quarts des actes de délinquance recensés par la police sont des atteintes aux biens (vols, cambriolages), dont la tendance est à la baisse (-3,9%). Mais ce n’est pas le résultat de l'action de Monsieur Sarkozy, car celui-ci n'est pas le ministre de l'Intérieur des autres pays d'Europe, où l'on constate aussi le recul des vols. En fait, selon Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, celui-ci est surtout du à l'"amélioration des systèmes de protection", c'est-à-dire à la généralisation des alarmes et serrures renforcées.
 
Par contre, les atteintes aux personnes ont augmenté (+6% en 2006 et +12,45% depuis 2002). Mais comme elles représentent moins du quart des actes de délinquances, elles ne pèsent pas assez pour montrer clairement l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy. Ainsi, Nicolas Sarkozy à échoué face aux violences les plus graves : violences urbaines, violences aux personnes et trafics de drogues dures. Mais soyons honnêtes : les atteintes aux personnes augmentent aussi de façon continue dans d'autres pays d'Europe, ce qui relativise la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans cet échec.
 
En réalité, son bilan est un bilan moyen, qui ressemble à ceux des autres ministres de l'Intérieur européens, la communication en plus. Car Nicolas Sarkozy a voulu faire croire que la police allait, à elle seule, résoudre le problème de l’insécurité. Mais cette insécurité dépend surtout des conditions socio-économiques ou familiales (notamment la précarité, qui favorise la frustration et l'agression), qui n’ont pas été améliorées depuis 2002.
 
Un chiffrage malhonnête
 
Dans un rapport exclusif (révélé par le Nouvel Observateur) mené par les Inspections générales de l'Administration (IGA), de la Police nationale (IGPN) et de l'Inspection de la gendarmerie nationale (IGN), les commissariats "oublient" d'enregistrer un quart des vols et un tiers des violences physiques qui leur sont signalés, soit environ 500.000 délits.
 
Autre "bizarrerie" relevée par Libération : deux chercheurs ont relevé des incohérences dans les statistiques sur l'activité de la police jusqu'à fin novembre 2006 : un taux d'élucidation de 107 % pour les usages de stupéfiants et 108,33 % pour les recels : "Les enquêtes résolues seraient plus nombreuses que les faits constatés", selon les travaux de Jean-Hugues Matelly, du centre d'études et de recherches sur la police de Toulouse, et Christian Mouhanna, du centre de sociologie des organisations, qui ont analysé les statistiques sécuritaires de 1995 à 2006.
 
Une stature de présidentiable douteuse
 
Nicolas Sarkozy a construit sa "stature" de présidentiable sur les bases de son action au ministère de l’intérieur. Mais le géant a des pieds d’argile : son bilan étant insignifiant (ni mieux, ni moins bien que ses homologues européens), je ne lui reconnais pas l’envergure d’un président. Tout juste celle d’un chef de parti, capable de rassembler autour de son ego, la foule des postulants ambitieux qui cherchent à se caser.
Sans parler de sa personnalité anxiogène et conflictuelle. Ni de cette manie de naviguer à vue, sans idéologie ou ligne politique.
A présent Nicolas Sarkozy est sorti du Ministère de l'Intérieur. Pour Jacques Séguéla, c'est une erreur politique qui met en avant sa qualité de candidat sortant.
Ce qui lui rappelle le slogan : "  SORTEZ DU SORTANT !  ".
 
Source : Le Nouvel Observateur, interview de Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS, secrétaire général de la société européenne de criminologie.
En savoir plus : lire l'ouvrage "Ruptures" du magistrat Serge Portelli, qui dresse le bilan de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Au dernier moment, son éditeur a « renoncé » à publier ce texte..
.

Bilan de Sarkozy : rétrospective
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 30 mars 2007

.

Le chômage est en baisse ! C'est les chômeurs qui vont être contents !

Surtout ceux qui ne sont pas comptabilisés comme "chômeurs officiels" : habitants des DOM, chômeurs qui accepteraient un temp partiel, chômeurs qui accepteraient un CDD, chômeurs de plus de 55 ans, chômeurs pas immédiatemnt disponibles, chômeurs ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois !

Si vous voulez en savoir plus sur les vrais chiffres du chômage, je vous envoie à l'article suivant : http://segolaisne.over-blog.com/article-5070158.html.

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 29 mars 2007
.
Nous sommes ravis : il existe en Thiérache, un autre comité de soutien à Ségolène Royal ! Il s’agit du collectif "Debout, femmes de gauche !", récemment créé par Marie-Françoise Lefèvre et basé dans le canton de Sains-Richaumont.
 
A l’origine…
 
Marie-Françoise Lefèvre est partie d’un constat alarmant : la mobilisation de certains responsables politiques locaux laisse à désirer.
Déjà, pendant les primaires du PS, un débat local entre socialistes (qui avait pourtant bien commencé) s’était terminé par des propos insultants envers Ségolène Royal, en guise d’argument ultime ; cette mésaventure avait consolidé les convictions de Marie-Françoise, car en plus de défendre les idées de sa candidate favorite, il fallait aussi défendre sa personne.
Plus tard, après l’investiture de Ségolène Royal, presque tous les responsables socialistes locaux se sont mobilisés pour soutenir leur candidate. Mais certains, gagnés par leurs états d’âme, se sont contentés du "service minimum", freinant ainsi la dynamique de la campagne locale.
 
Un premier succès…
 
En réaction à "l’immobilisme des hommes" et après avoir été "regonflée" par sa participation au meeting de Villepinte, Marie-Françoise a voulu mobiliser les femmes. D’abord parce qu’elles ont la réputation d’être plus pragmatiques et concrètes que les hommes ; mais aussi en comptant sur la solidarité féminine, envers celle qui a donné à toutes les femmes "une leçon de courage et de combativité communicatives".
Le résultat fut à la hauteur des espérances : le 13 mars dernier, dans un local de Rougeries, une première réunion du collectif "Debout, femmes de gauche !" a réuni 40 femmes, acquises à la cause de Ségolène Royal.
Marie-Françoise y a exprimé son parcours et les raisons de son engagement. Puis elle a rappelé aux participantes qu’elle ne doivent pas rougir de leur condition de femmes de milieu rural, ni de leurs convictions : "nos voix valent autant que celles des autres".  
Enfin, au cours d’échanges libres et conviviaux, en petits comités, la mobilisation s’est concrétisée en prises de décision sur le partage des tâches (collage d’affiches, distribution de tracts, etc…). Il a aussi été décidé de s’ouvrir à tous les publics (hommes et femmes), pour "éveiller les consciences" et faire progresser les valeurs de gauche.
 
Et après…
 
Ce premier succès a séduit les plus hauts responsables socialistes locaux, qui ont décidé de s’appuyer sur ce collectif pour co-organiser une réunion publique, ouverte à tous, prévue le 13 avril à partir de 20 h, dans la salle polyvalente de Lemé (canton de Sains-Richaumont).
Seront présents Marie-Françoise Lefèvre (responsable du collectif "Debout, femmes de gauche !"), Jean-Jacques Thomas (1er Secrétaire Fédéral de l’Aisne du PS), Jean-Pierre Balligand (député), Yves Daudigny (Président du Conseil Général), Michel Lefèvre (Conseiller Général), Laurence Rossignol (Vice-présidente du Conseil Régional, secrétaire nationale du PS chargée du droit des femmes) et Thierry (Désirs d’Avenir en Thiérache).
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 27 mars 2007
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 25 mars 2007
.
Sur la précédente affiche de Ségolène Royal, on pouvait lire "Ségolène Royal présidente" ; à présent, c’est "La France présidente". En rapprochant les deux formules, j’ai remarqué le glissement : Ségolène Royal, c’est la France !
J’ai d’abord trouvé ça gonflé. Et puis j’ai pensé qu’il fallait peut-être comprendre : Ségolène Royal, c’est les français ! Un message subliminal qui pourrait se décliner de diverses manières...
 
 
 
1) Ségolène Royal et les français : l'identification
 
Le premier signe de cette proximité avec un(e) présidentiable est inédit : c’est l’importance donnée à son prénom : on dit Sarkozy, Bayrou, Le Pen, mais on dit... Ségolène, comme si elle faisait déjà partie de notre cercle familier.
 
Il faut dire que pendant les primaires socialistes, sa condition de femme, chahutée par les goujats de tous bords, lui a attiré la sympathie (la compassion ?) des françaises et français défavorisés qui se sont identifiés à ce personnage fragile et seul, victimisé par "le système". Cette identification a été d’autant plus agréable, que "Ségolène" a été un miroir flatteur. Car en dépit des difficultés, elle a réussi à surmonter l’épreuve du combat interne, grâce à des circonstances favorables autant qu’à sa détermination. Son histoire évoque celle de "héros ordinaires" de certaines légendes, tels Blanche-Neige ou Frodon (du Seigneur des Anneaux), qui ont fait vibrer les petits (et grands) enfants.
 
Car ordinaire, elle l’est : "Je n’ai pas réponse à tout", disait-elle en préalable à un débat télévisé sur LCP. Comme tous les français, elle n’est pas omnisciente et le reconnaît. Ses détracteurs (qui eux, ont réponse à tout) en ont déduit qu’elle était incompétente. Les autres ont vanté sa sincérité et sa capacité à déléguer selon les compétences de chacun.
D’ailleurs, lors du meeting de Rennes, Ségolène Royal déclarait "Mon équipe de campagne, c’est vous ! J’ai besoin de vous ! [...] Vous êtes mes porte-paroles" : après l’aveu de ne pas être omnisciente, l’aveu de ne pas être omnipotente. C’est une relation quasi fusionnelle qui est nouée : les français sont invités à parler en son nom, après qu’elle-même ait publié leurs doléances, écoutées dans les débats participatifs.
 
 
2) Ségolène Royal et les français : l'écoute 
 
Justement, sur l’écoute, on a beaucoup parlé de ses habits blancs, blancs comme un écran sur lequel se projettent les "désirs d’avenir" des français.
Cette volonté d’écoute n’est pas nouvelle ; c’est même la "marque de fabrique" de la candidate, que beaucoup de français lui reconnaissent toujours : selon le sondage TNS-Sofres-Unilog pour RTL-Le Figaro-LCI, diffusé le dimanche 18 mars 2007, Ségolène Royal est considérée comme la plus à l’écoute des français (36%) et comme celle qui comprend le mieux leurs préoccupations (31%).
 
D’ailleurs son idée la plus emblématique et novatrice, reste l’importance donnée à la "démocratie participative" sous toutes ses formes (proposition n°73 de son Pacte Présidentiel) : forums de discussions sur le site "Désirs d’Avenir", débats participatifs, budgets participatifs, jurys citoyens... Ces dispositifs sont censés donner la parole au peuple, pour le réconcilier avec la politique en le rapprochant des élus. Car elle part du principe que chacun est porteur d’une vérité, d’une expérience et d’un savoir, qui méritent d’être communiqués, avec pour objectif final de rendre l’action publique plus efficace (elle parle d’"expertise citoyenne" pour "voir les choses telles qu’elles sont"). Ainsi, la démocratie directe redonnerait une crédibilité perdue à la démocratie représentative ! Pour Jacques Séguéla, c’est "la plus belle invention depuis la démocratie". Ses détracteurs (les élus qui ont réponse à tout, vous vous souvenez ?) mettent en garde contre la dérive populiste, qui remet en cause les élites.
 
Le champ d’action de cette démocratie participative, c’est d’abord la vie quotidienne. Et justement Ségolène Royal pratique depuis longtemps ce que les Anglais ont appelé la life politics (la politique de la vie), qui part des problèmes du quotidien pour les politiser, au même titre que les sujets dits de "haute politique" (on se souvient, par exemple, de son action de ministre sur la contraception, le bizutage ou l’autorité parentale).
 
 
3) Ségolène Royal et les français : le partage du pouvoir 
 
Mais l’écoute purement consultative, sans pouvoir de décision donné au peuple, c’est la démocratie du "cause toujours". C’est pourquoi, à travers le slogan "La France présidente", Ségolène Royal propose aussi de redonner le pouvoir aux français, notamment grâce au renforcement de la démocratie directe :
-         référendums (notamment sur la réforme institutionnelle, sur un nouveau Traité Constitutionnel Européen, sur l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne),
-         référendum d’initiative populaire (des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l’examen d’une proposition de loi),
-        budgets participatifs (l’attribution d’une partie d'un budget public est soumise à un Conseil de personnels et d’usagers) ; ces budgets ont déjà été mis en pratique avec succès, dans des lycées de Poitou-Charentes.
 
Quant à l’écoute sans volonté politique, c’est la dérive vers la "démocratie d’opinion". Mais je ne m’inquiète pas sur ce risque. Car il suffit de lire l’ensemble du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, pour être convaincu qu’elle n’a pas peur des prises de positions, ni des propositions audacieuses.
 
 
 
A travers le nouveau slogan "La France Présidente", Ségolène Royal s’efface un peu, pour être la porte-parole des français... à travers le filtre de ses propres valeurs. Elle renoue donc avec cette proximité qui a fait sa popularité. Quitte à assumer le revers de la médaille, car ce qu’on gagne en proximité, on le perd en stature.
 
A l’inverse, Nicolas Sarkozy, malgré ses bilans de ministre peu reluisants, garde dans l’opinion une belle stature de Président. Pourquoi ? Parce qu’il propose d’être un chef de l’Etat (et non pas un chef d’Etat), c’est à dire :
-         un Président distant (culte du chef),
-         un président qui a réponse à tout (dénigrement de la démocratie participative),
-         un président qui confisque le pouvoir (maintien du scrutin majoritaire aux élections législatives, évitement du vote populaire par référendum).
 
Je vais faire le même pari que Ségolène Royal, qui a choisi elle-même son nouveau slogan ; le pari qu’en revendiquant sa proximité avec les français, elle ringardisera tous les chefs de clan et convaincra de sa réelle stature présidentielle.
La France Présidente... Les français présidents... Ségolène Présidente !
par Thierry D. publié dans : TOUS AVEC SEGOLENE !
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 23 mars 2007

Dessin de CHARB, paru dans Charlie Hebdo du 21 mars 2007

..
Après le suspense des primaires socialistes et le retournement de situation final, la campagne médiatique s’enlisait dans l’impression que "les jeux sont faits" : ce sera Ségo contre Sarko. Heureusement, François Bayrou a profité de cette impression de fatalité, pour créer un nouveau rebondissement et doper les ventes de journaux. Ainsi, jusqu’à la semaine dernière, la plupart des instituts de sondage nous le présentaient avec 20 à 24% d’intentions de vote, au coude-à-coude avec les deux principaux prétendants.
Seulement voilà, c’est bien joli de nous "vendre" du Bayrou à 20 ou 24%, mais encore fallait-il nous préciser que ce score était artificiel, pour deux raisons :
 
1)     Les intentions de vote publiées ne sont pas égaux aux résultats "bruts" des enquêtes d’opinion : les chiffres sont ajustés, pondérés, redressés, à l'aide de coefficients dont les valeurs changent selon les instituts et les élections. Mais la commission s'interdit de rendre publiques les méthodes de redressement, les instituts arguant qu'il s'agit là d'un "savoir-faire" relevant du secret commercial. Comme disait l’autre : un sondage est une photographie de l’opinion à un instant donné, mais cette photographie est retouchée, sans qu’on sache ni  elle a été retouchée, ni comment !
A ce sujet, la « commission des sondages » est intervenue lundi 19 mars, pour mettre en garde sur "certaines modalités de redressement appliquées aux résultats bruts" et pour exprimer "des réserves sur le caractère significatif des intentions de vote". Dans le premier sondage incriminé, publié dans Le Parisien le 8 mars, l'institut CSA donnait François Bayrou à 24% (+7 points), talonnant Ségolène Royal (25%) et Nicolas Sarkozy (26%). Dans sa deuxième enquête, publiée le 15 mars, CSA situait M. Bayrou à 21% (Sarkozy : 27% ; Royal : 26%).
 .
2)     Les intentions de vote ne prennent pas en compte la "fermeté du choix de vote". Si nous prenons comme exemple le baromètre Ipsos du 11 mars 2007, ils sont 21,5% à répondre en faveur de François Bayrou, mais sur ces 21,5% ils ne sont que 38% à être sûrs de ce choix. Et 38% de 21,5% ça ne donne que 8,4% d’intentions de vote ferme et a priori définitives.
Or les concurrents directs de François Bayrou ont un électorat bien moins volatil : sur les 31% attribués à Nicolas Sarkozy, 62% se disent être sûrs de leur choix ; sur les 25% attribués à Ségolène Royal, 62% se disent sûrs de leur choix ; sur les 12,5% attribués à Jean-Marie Le Pen, 79% se disent sûrs de leur choix .
En corrigeant les valeurs publiées par la fermeté du choix, on obtiendrait les résultats suivants :
1 - Nicolas Sarkozy :     19,2%
2 - Ségolène Royal :      15,8%
3 - Jean-Marie Le Pen :   9,9%
4 - François Bayrou :        8,4%
 
Aujourd’hui, les intentions de vote pour François Bayrou stagnent, voire même chutent. J’imagine que les résultats actuels sont le reflet d’ajustements plus significatifs que les semaines précédentes. D’autre part, la proportion d’électeurs indécis diminue ; et il semblerait que cette évolution ne soit pas en faveur de François Bayrou. Car depuis l’époque où il talonnait le couple Sarkozy-Royal, non seulement les autres candidats ont acquis une nouvelle légitimité (grâce à l’obtention de leurs 500 signatures) ; mais encore il s’est embourbé dans sa posture "anti-système", de moins en moins crédible.
.
En savoir plus :
- Voir les courbes des sondages (intentions de vote)
- Lire l'article "Sondages : au service de l'UMP ?".
.
A l'origine de cet article : un article de Ph. Sage "Bayrou à... 8 % !" (agoravox)
par Thierry D. publié dans : François Bayrou
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 19 mars 2007
.
La récente annonce d'une "VIe République" n’est pas une improvisation pour contrer François Bayrou, car la réforme profonde des institutions est depuis longtemps une idée chère à Ségolène ; d’ailleurs, on pouvait consulter la plupart des propositions actuelles, bien avant son investiture, sur le site Désirs d’Avenir. Mais elle ne pouvait pas reprendre le vocable "VIe République" à cause de l’opposition du Parti Socialiste. Aujourd’hui, elle confirme sa totale liberté de parole par rapport à l’appareil du PS.
Une liberté qu'elle entend conserver une fois à l'Elysée au nom de l'efficacité démocratique : "Le principal risque du pouvoir, c'est l'isolement", a-t-elle avancé, exprimant le souhait de "rester au contact" des Français, dans les territoires.
Tout en veillant à ne pas "désolenniser le rôle du chef de l'Etat", la présidente Royal se rendra "peut-être une fois par semaine" sur le terrain. Adepte de la démocratie participative, elle rendra compte de son mandat une fois par an sous une forme qui reste "à travailler" mais qui pourrait être un "jury de citoyens tiré au sort".
Elle "imagine très bien" également se rendre à l'Assemblée nationale pour "répondre pendant une heure aux questions non préparées des parlementaires"... une possibilité qu'interdit la Ve République.
.
Aujourd'hui, on a un président de la République sans responsabilité politique ni pénale, un parlement sans réel pouvoir, un personnel politique qui cumule les fonctions, une justice attaquée de toute part, des organes de régulations comme le CSA discrédités, des méthodes de gouvernement qui ignorent les citoyens et la société civile.
De ces constat est apparue la nécessité d'une organisation plus démocratique et plus efficace des institutions, garantissant l’impartialité de l’Etat. Cette réforme des institutions serait soumise à référendum à l’automne 2007.
.
Cette 6e République reposerait sur quatre piliers :

Une démocratie parlementaire revivifiée :
- Instauration du mandat parlementaire unique.
- Suppression du droit de veto du Sénat.
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires.
- La présidence de la commission des finances sera confiée à un membre de l’opposition.
- Le Président de la République ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature. Les membres du CSM et de la nouvelle Haute Autorité du Pluralisme seront désignés par le Parlement à la majorité des 3/5ème afin de garantir réellement leur indépendance.

Une véritable démocratie sociale :
- Négociation et concertation préalable à toute réforme en matière sociale.
- Promotion d’un syndicalisme de masse.
- Représentation des salariés dans les conseils d’administration des entreprises.

La démocratie participative :
- La Présidente de la République rendra compte chaque année de la mise en œuvre du Pacte présidentiel.
- Toute proposition de loi ayant recueilli la signature d’un million de citoyens sera examinée par le Parlement.
- Création de jurys citoyens pour discuter de la mise en œuvre des politiques publiques et les évaluer, budgets participatifs dans les collectivités locales.

Une démocratie territoriale aboutie :
- Clarification des compétences pour mettre fin aux superpositions et aux gaspillages.
- Péréquation des ressources entre collectivités locales.
- Prise en charge par les régions de la remise à niveau des bâtiments et des résidences universitaires et des prisons.
.
.
En savoir plus :
Consultez les 19 propositions du Pacte Présidentiel, pour la "République nouvelle" de Ségolène Royal.
par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

PRESENTATION

  • : Désirs d'avenir dans l'Aisne, Ségo l'Aisne
  • segolaisne
  • : Politique
  • : Désirs d'Avenir dans l'Aisne - 02 - est le blog d'un comité de soutien à Ségolène Royal et au Parti Socialiste - PS - basé près de Marly Gomont - Picardie - pour les élections présidentielles 2007. Tous avec Ségo , tous avec Ségol'Aisne !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus