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"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Dimanche 18 mars 2007
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Samedi 17 mars 2007
27 mars : Arnaud MONTEBOURG (député, porte-parole de Ségolène Royal)
Vervins - salle polyvalente - 20 h
 
29 mars : Christian BATAILLE (député du Nord)
Athies-sous-Laon - 20 h 30
Remarque : Christian Bataille est un farouche défenseur de l’énergie nucléaire, ce qui n’est pas le cas de Ségolène Royal… ni de nous-même !
  
30 mars : Razzye HAMMADI (président du Mouvement des Jeunes Socialistes) 
14 h 30 - 16 h 15 : Rencontre avec des jeunes et des responsables associatifs dans le quartier de la Résidence à Chauny ; rendez-vous en face du bâtiment Béarn.
17 h - 17 h 45 : Rencontre avec des jeunes, devant le lycée Gérard de Nerval à Soissons.
18 h - 18 h 45 : Rencontre avec des jeunes, dans le quartier de Chevreux, à Soissons ; rendez-vous au n°23, près du centre social.
19 h 30 : Réunion publique à Villeneuve-Saint-Germain, salle Prévost-Grangy, rue de l’Aude (à côté du cabinet médical).
 
2 avril : Harlem Désir (député européen)
Saint-Quentin - 19 h - Restaurant des Champs Elysées, 68 rue de Baudreuil
 
3 avril : Jean-Marc AYRAULT (député, équipe du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal) et Jean-Yves AUTEXIER (MRC, conseiller de Paris chargé de la laïcité)
Guise - 19 heures - Théâtre du familistère Godin
 
4 avril : Vincent PEILLON (député européen, porte-parole de Ségolène Royal)
Château-Thierry - 20 heures - Centre social La Rotonde
Débat - rencontre autour d’un buffet
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10 avril : Gaëtan GORCE (Secrétaire national du PS à la riposte)
Saint-Gobain - 20 h 30 - Salle de la mairie
 
13 avril : Laurence ROSSIGNOL (secrétaire nationale du PS chargée du droit des femmes, vice-présidente du conseil régional de Picardie)
Lemé (canton de Sains-Richaumont) - 20 h - salle polyvalente
 
Cet article, incomplet, sera régulièrement actualisé quand j’aurai plus d’informations :
- lieu précis de chaque réunion publique
- thème de chaque réunion publique
- autres réunions publiques prévues.
Alors revenez jeter un œil régulièrement !
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Vendredi 16 mars 2007
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Pour renouer avec la méthode qui avait son succès pendant la campagne interne, Madame Royal a décidé de redevenir la fraîche et conquérante Ségolène, la femme moderne qui avait largement remporté la primaire socialiste contre l'appareil du PS. Elle a décidé de se réapproprier son propre personnage, en échappant à la tutelle partisane et à ses dogmes. Elle est redevenue la candidate du "pacte présidentiel" et non celle du parti socialiste.
 
Le terrain a été préparé, pour prendre de nouveau ses distances avec le Parti Socialiste. Le 13 mars, Les Inrockuptibles titraient un long entretien "L'affranchie". Puis le 14, dans Les Echos, Mme Royal commençait par répondre : "La ligne, c'est moi qui la trace".
Enfin, sur le plateau d'"A vous de juger" (France 2, jeudi 15 mars) elle commence par reconnaître que depuis son investiture, elle a été « moins libre » car il a fallu qu’elle « compose ». Puis elle annonce : "Aujourd’hui, je reprends toute ma liberté […]. Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative".
Cependant, elle affirme qu’être appuyée par le Parti Socialiste est "une chance" parce que ça "prépare aussi la stabilité du pouvoir pour après, dans le cadre due majorité parlementaire" (une pierre lancée dans le champ du candidat centriste qui, lui, ne dispose pas de majorité présidentielle).
Mais au risque de froisser l'état-major socialiste, la candidate a multiplié les exemples de son indépendance. Sur le refus de négocier une alliance avec François Bayrou : "Aucune négociation. Je n'en ai pas eu au sein du PS, alors, vous pensez, je ne vais pas en avoir avec une personne qui cherche un peu où est la meilleure sortie." Sur sa désignation : elle n'était "pas dans la logique du PS". Sur les "tabous" du PS (carte scolaire, politique énergétique, fiscalité, 35 heures, autonomie des universités, …), elle garde les idées larges. Sur sa possible victoire à l’élection, elle promet de ne pas "instrumentaliser" le vote de ses électeurs : "je ne dirai pas que c'est le PS qui a gagné et qu'on va tout refaire comme avant". Car elle veut mener la "mutation du PS" vers un "socialisme du réel", qu’elle appelle aussi parfois le "socialisme du XXIe siècle".
La contrepartie de cette liberté, c’est qu’elle assume l'entière responsabilité de sa campagne, qu’elle soit victorieuse ou pas : "Tout dépend de moi […] et c'est pourquoi je suis déterminée à me faire comprendre des Français".
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Après avoir espéré, en vain, que le remaniement de son équipe puisse faire rebondir sa campagne, je me réjouis de ce manifeste d’indépendance. Car cette année, pour gagner il faut (sembler) être seul : Sarkozy est applaudi quand il prétend rompre avec Chirac, Royal devient la coqueluche quand elle enterre les éléphants, Bayrou est tendance quand il joue à « seul contre tous ». Mais les Français se méfient. Et dès qu'un candidat semble retomber dans le système, ils le sanctionnent : Sarkozy stagne dans les sondages depuis qu'il attend le soutien officiel d'un Chirac dont il a cloné la campagne de 1995. Royal  baisse depuis que les éléphants la retiennent prisonnière. Et Bayrou pourrait bien chuter si les Français se rendent compte qu'il n’aurait une majorité présidentielle qu’au prix d’une alliance avec un grand parti.
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Source : Le Monde, Libération
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Jeudi 15 mars 2007
Confidences personnelles…
 
Je l’avoue, j’avais pensé à voter pour François Bayrou… en 2002.
A l’époque, je ne suivais pas l’actualité politique. Et sans savoir pourquoi, je n’étais pas emballé par le candidat du PS (le parti de ma "tradition familiale"). Alors j’avais eu envie de m’encanailler, tout en restant "raisonnable".
François Bayrou m’avait séduit par son discours modéré, respectueux, consensuel. Il faisait (déjà) les yeux doux aux électeurs traditionnels de la gauche, en prônant une ouverture aux personnalités socialistes. Intéressant…
 
Et puis un soir, je regarde une émission politique à la télévision, dont François Bayrou est l’invité principal. Après les questions-réponses d’usage, un "contradicteur" arrive sur le plateau : c’est une certaine… Ségolène Royal.
A l’époque, je ne connaissais pas du tout son parcours politique et j’avais sur elle un préjugé très défavorable (une "femme de", une "potiche", une "gauche caviar", une "catho bourgeoise", …).
Avec une liberté de ton réjouissante, elle a dénoncé le positionnement ambigu de François Bayrou, en insistant sur la large adhésion des élus UDF aux propositions de la Droite (RPR). Celui-ci n’a rien su répondre de convaincant. Et là, tous mes préjugés se sont effondrés.
 
Dès le lendemain, le "démasqué de l’UDF" changeait radicalement de positionnement, en attaquant vigoureusement le Parti Socialiste. Ce qui a confirmé ma nouvelle conviction : François Bayrou est "grillé", définitivement.
Le 21 avril 2002, j’ai finalement voté pour Lionel Jospin, avec une grosse pensée pour les valeurs de la Gauche… et une petite pensée pour Ségolène Royal, qui a eu tout le temps de s’épanouir jusqu’à aujourd’hui.
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Souces : aucune ! Je n’ai pas retrouvé d’archives vidéo sur le positionnement « ni-ni » de François Bayrou en 2002, pas plus que sur le débat contradictoire Bayrou-Royal. Je n’ai que mes souvenirs et ma bonne foi !
par Thierry D. publié dans : François Bayrou
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Mardi 13 mars 2007
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 9 mars 2007
Les femmes souffrent de nombreuses ségrégations, comme la plupart de ce qu’on appelle maintenant « les minorités visibles ». Sauf que les femmes représentent la majorité de la population française (environ 53 %) !
En guise d’exemple de la banalité de ces mauvais traitements : que se passerait-il s’il y avait en France, un meurtre raciste tous les trois jours ? Sûrement des émeutes sans précédent ! Pourtant, la mort d’une femme en France, tous les 3 jours (en moyenne), des coups de son (ex) compagnon, ne provoque aucune émeute de femmes.
Ségolène Royal reste fidèle à ses credo (« tout est lié », avec la création de systèmes « gagnant-gagnant »), en refusant d’opposer les femmes aux hommes. Au contraire, elle est persuadée que le respect de l’égalité entre les sexes, profitera à tous.  
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BILAN DE SEGOLENE ROYAL POUR L’EGALITE HOMMES / FEMMES
 
En tant que ministre (1997 – 2001), Ségolène Royal avait permis (liste non exhaustive) :
- La gratuité de la pilule du lendemain pour les jeunes femmes de moins de 16 ans et la mise à disposition dans les lycées
- La réforme de la loi sur l'autorité parentale, avec :
. Possibilité pour une famille monoparentale de déléguer l'autorité parentale à un tiers (toute délégation est cependant soumise à une décision de justice qui agit dans l'intérêt de l'enfant) ;
. Création du congé de paternité : le nouveau père peut ainsi prendre 11 jours de congé payé (18 jours en cas de naissances multiples) ;
. Reconnaissance légale de la garde alternée de l'enfant ;
- La réforme de l'accouchement sous X : création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles ;
- Renforcement de l'accueil de la petite enfance : mesures pour la formation des éducateurs et des assistants, création de 15000 à 20000 places en crèches ou halte-garderie sur un projet initial de 30 à 40.000 places ;
- Le congé et allocation de présence parentale pour enfant malade ;
- Le lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles ;
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NOUVELLES PROPOSITIONS POUR L’EGALITE HOMMES / FEMMES
 
Le Smic à 1 500 euros :
Deux fois plus de femmes que d’hommes sont au SMIC !
 
Augmentation de 5 % des petites retraites tout de suite :
83 % des personnes percevant le minimum vieillesse sont des femmes.
 
Lutte contre le travail précaire en encourageant les entreprises à transformer les contrats précaires, CDD, intérim, en CDI :
Les femmes constituent 80 % des travailleurs pauvres, 82 % des temps partiels.
Augmenter les revenus les plus bas, c’est d’abord augmenter les ressources des femmes.
 
Pour une sécurité sociale professionnelle :
Le retour à l’emploi pour les femmes ayant cessé de travailler pour élever leurs enfants est souvent très difficile, l’accès à une formation qualifiante et une aide personnalisée constituent des outils majeurs de réinsertion professionnelle, sans passer par la case chômage.
 
Création d’un service public de la petite enfance :
Pour que les femmes puissent continuer à travailler et avoir des enfants, et que la prise en charge des enfants en bas âge soit enfin considérée comme une responsabilité collective, les parents doivent avoir la certitude de trouver un mode d’accueil dès la fin du congé de maternité.
 
Développement du maintien à domicile et augmentation des structures d’accueil des personnes âgées :
Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre de personnes âgées dépendantes s’accroît. Après avoir élevé leurs enfants, les femmes assument la charge des grands parents âgés ; c’est d’abord elles qui sont mobilisées pour compenser l’insuffisance de structures d’accueil.
 
Accès à la contraception gratuite pour les femmes de moins de 25 ans :
40 ans après la loi Neuwirth, 30 ans après la loi Veil et 25 ans après la prise en charge de l’IVG par la Sécurité sociale, il est nécessaire d’aller plus loin. Ségolène Royal avait déjà décidé de distribuer la pilule du lendemain dans les lycées, la contraception doit être gratuite pour les jeunes.
 
Loi-cadre contre les violences faîtes aux femmes :
On ne peut s’attaquer à ce fléau social en empilant les mesures techniques, il faut, comme en Espagne, une prise de conscience et une mobilisation collectives. Ce sera la première loi présentée au Parlement. En savoir plus sur cette proposition ici.
 
Non-cumul des mandats pour les parlementaires, parité hommes/femmes :
L’égalité politique est une condition de l’égalité sociale. Les Français attendent de nous la rénovation des pratiques démocratiques et le renouvellement de la représentation.
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Source : l'hebdo des socialistes (3 mars 2007)
par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
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Jeudi 8 mars 2007
Aujourd'hui, c'est "la Journée de la Femme". Et pour moi, la femme de l'année 2007, c'est évidement Ségolène Royal, la première à avoir une chance sérieuse d’accéder au poste de présidente de la République Française ! Certes, sa condition de femme ne devrait pas être un argument, tant pour ses détracteurs que pour ses défenseurs. Et pourtant…
 
La situation des femmes en politique
 
Le milieu politique était quasi exclusivement masculin avant la loi sur la parité proposée par le gouvernement de Lionel Jospin en 2000. Depuis, les femmes politiques restent rares :
-          10,9 % des conseillers généraux sont des femmes (la parité ne s’appliquant pas aux élections cantonales) et elles ne dirigent que 3 départements sur 100 ;
-          10 % des maires sont des femmes (mais seulement 0,5 % dirigent des villes de plus de 15 000 habitants) ;
-          Ségolène Royal est aujourd’hui la seule femme à présider une Région.
-          avec 40 % de candidates en 2002, les femmes sont finalement 12,5 % des députés.
-          Pour les élections législatives de 2007, l’UMP investira 180 femmes sur les 570 circonscriptions, soit moins de 30%. Pour ces rares femmes désignées candidates par le parti présidé par Nicolas Sarkozy, elles auront droit aux circonscriptions les plus délicates (notamment celles où il n’y a pas de candidat sortant) pour laisser aux "éléphants" de l’UMP les batailles les plus aisées.
Je n’ai pas trouvé la liste des candidats UDF pour les Législatives 2007. Normal… La faiblesse (et l’illusion de force) de François Bayrou est qu’on ne sait pas avec quelle majorité il compte diriger la France. Mais en 2002, l’UDF présentait seulement 19,9 % de femmes.
Quant au PS, il a respecté la parité en réservant aux candidates 275 circonscriptions sur 551 dans les départements de métropole (quitte à faire grincer des dents).
 
La condition de femme de Ségolène Royal : force ou faiblesse ?
 
Etre une femme en politique, ça n’est pas gênant tant qu’on "reste à sa place" ("petites" mairies, ministères "mineurs", etc). Mais quand, à force de multiplier les "petits" succès électoraux depuis 1988, Ségolène Royal a acquis une popularité de présidentiable, la condescendance des machos s’est changée en dénigrement.
 
On a prétendu son inexpérience, son manque de compétences et de stature.
Pourtant elle fut élue députée des Deux-Sèvres en 1988 et réélue à chaque fois (1993, 1997 et 2002) ; elle fut aussi désignée ministre de l’environnement en 1992, puis ministre déléguée à l’enseignement scolaire (1997 – 2000), puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées (2000 – 2002). Enfin, en 2004, elle a conquis la Présidence de la Région Poitou-Charente, traditionnellement de droite.
Certes, elle n’a jamais été Premier Ministre, ni ministre des Finances ; mais un président n’est ni un super - ministre, ni même un super - Premier Ministre ! D’autre part, fait-on la même critique à Jean-Marie Le Pen ou François Bayrou ?
Quant à Nicolas Sarkozy, il a eu l’expérience de ministères importants (Intérieur, Finances) ; mais ce fut surtout l’occasion de montrer son incompétence à ces postes (explosion des violences aux personnes et record de la Dette de l’Etat).
Mais l’inexpérience ou l’incompétence des Sarkozy / Bayrou / Le Pen est plus tolérable, parce que contrairement à eux, Ségolène Royal n’aurait pas "la stature", "la carrure", "l’étoffe", "les épaules", d’un "homme d’état". Disons-le franchement : elle n’a pas les couilles ! Le pompon à Roger Hanin, qui juge qu’elle n’est "pas outillée". A ce sujet, Gérard Miller est brillant :
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On a aussi inventé un personnage de gaffeuse, sans idées.
Cette image est justement parfaitement appropriée pour une femme (humour !). Mais ça aurait pu être pire, puisque heureusement, Ségolène n’est pas blonde !
Plus sérieusement, la plupart des "bourdes" relevaient de l’intox (les lecteurs assidus de ce blog le savent déjà). Quant aux réelles lacunes, elles ne sont pas pires que celles des autres candidats (l’exemple du "nombre de sous-marins" est emblématique).
Quant au prétendu "vide sidéral" de ligne politique et de propositions de Ségolène Royal, c’est d’abord un préjugé injuste (ses premières propositions datent de plusieurs mois avant son investiture, sur le site Désirs d’Avenir), même si je concède qu'elle n'en faisait pas beaucoup la publicité et qu'elle a attendu longtemps avant de publier son projet définitif (le Pacte Présidentiel). Mais le plus injuste, c’est qu’on a évité de dénoncer l’absence de ligne politique de Nicolas Sarkozy (qui navigue à vue) ou la "tardivité" des propositions de François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. Mais je suppose que là aussi, leur "stature d’homme d’état" se suffit à elle-même !
 
Heureusement, la condition de femme de Ségolène Royal lui a aussi servi : pourquoi dissimuler l’envie de tant de Français de voir accéder une femme à la magistrature suprême ? Comme Michelle Bachelet au Chili ou Angela Merkel en Allemagne, Ségolène Royal permettrait l’entrée de la France dans la modernité sociétale. D’ailleurs, elle fut plébiscité par les adhérents socialistes, qui ont montré leur ouverture d’esprit : être une femme n’est pas un handicap !
Pourtant je crois que ce n’est pas (encore) l’avis des français, si on se fie aux sondages… Car ceux-ci semblent lui préférer le "berlusconisme" de Nicolas Sarkozy ou l’incertitude politique de François Bayrou. Si ces deux là arrivent au second tour, je n’en déduirai pas qu’ils étaient les meilleurs : j’en déduirai que les adhérents socialistes ont mal choisi leur candidat, en oubliant que même si les français veulent bien "s'encanailler" de manière passagère (souvenez-vous de la période de grâce, à l'automne dernier), le  vote machiste a encore de beaux jours devant lui…
 
Sources : Article de Nicolas Cadène (betapolitique.fr), statistiques de l’Observatoire des inégalités et de l’Observatoire sur la parité, Le Canard Enchaîné du 14 février 2007.
Voir aussi l'article de Machinchose : "Ségolène Royal, l'enjeu oublié" (agoravox).
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 Sur le même sujet :
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Journée de la Femme : la candidate socialiste accorde à Orange une interview exclusive.
 
1 - Orange: Qu'est-ce que cela représente que d'être une femme en politique au 21ème siècle ?
C'est l'aboutissement d'une longue marche des femmes, de beaucoup de combats pour la conquête de nos droits politiques. Il reste encore du chemin mais le temps n'est plus où, comme dans l'entre-deux-guerres les sénateurs pouvaient à quatre reprises refuser le droit de vote aux femmes sous l'étonnant prétexte que nous aurions " la bouche trop petite pour proférer les gros mots qui sont monnaie courante dans les campagnes électorales. " Vous rendez-vous compte que, dans les manuels scolaires, on continue de dire " universel ", le suffrage qui, pendant un siècle, a exclu les femmes ? J'ai envie de vous répondre ce qu'en janvier 2006 Michelle Bachelet me disait au Chili : " le temps des femmes est venu... Pour le plus grand bonheur des hommes. "

2 - Qu'est-ce que cela représente que d'être une femme socialiste aujourd'hui ?
Vous savez, je suis venue au socialisme par le féminisme. Un féminisme instinctif et juvénile qui m'a fait, dès l'adolescence, refuser la place que, dans ma famille, la tradition assignait aux femmes. De l'émancipation des femmes à celle de l'humanité toute entière, le lien s'est fait tout naturellement : je suis aujourd'hui socialiste parce que féministe et féministe parce que socialiste. Etre une femme socialiste, c'est refuser l'assistanat qui humilie et c'est vouloir, pour chacune et pour chacun, le pouvoir de conduire sa vie et les solidarités qui le rendent possible. C'est ne pas se résigner au désordre des choses, faire le pari que l'avenir peut être civilisé et la France redressée.

3 - Orange : Qu'est ce que cela représenterait que d'être une femme présidente de la République ?
Une belle victoire de l'égalité, de la parité et de la mixité en politique. Pas une revanche : une évolution normale. La preuve que le peuple français est, une fois encore, en avance sur certains de ses représentants. Je crois les femmes aussi qualifiées que les hommes pour exercer à la tête de l'Etat la juste autorité dont le pays a besoin, rendre à la puissance publique son efficacité et gouverner avec tous les Français. Peut-être ce 8 mars 2007 sera t-il historique... J'ai pris l'engagement, si je suis élue, de faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon, où elle rejoindra Marie Curie. Olympe de Gouges a écrit une belle Déclaration des Droits de la Femme qui proclame crânement : " La femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit également avoir celui de monter à la tribune " Son idéal d'égalité civile et politique des hommes et des femmes la conduisit, on le sait moins, à réclamer l'abolition de l'esclavage. Le tribunal lui reprocha d'avoir oublié " les vertus qui conviennent à son sexe " : on la guillotina. Féministe avant la lettre, elle doit avoir toute sa place dans la mémoire commune de la République. D'ici là, le chemin est encore long jusqu'à l'élection présidentielle. Cette campagne, je l'ai voulue participative. Mon équipe, ce sont aussi les internautes qui nous lisent ! J'invite donc toutes les femmes, et tous les hommes, à nous rejoindre sur mon site de campagne (
www.desirsdavenir.org) et à s'inscrire sur l'espace e-militants pour y participer.
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Par : Olivier Seconda
par Thierry D. publié dans : TOUS AVEC SEGOLENE !
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Mercredi 7 mars 2007
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Voici l'éclairage d’Antoine CLAUSE, paru dans leconomiste.com
 
Un cas d’école pour la classe politique française

Ségolène Royal vendredi, Nicolas Sarkozy et François Bayrou samedi : tous les candidats rencontrent à Toulouse les salariés d’Airbus. Le terrain est très glissant, mais les 10.000 suppressions d’emplois annoncées par Louis Gallois, le président d’EADS et d’Airbus, font très très peur à la classe politique française. Elles se rajoutent à celles annoncées chez Alcatel Lucent, il y a quelques semaines, et précèdent de peu celles qui vont tomber chez Peugeot. Toutes ces entreprises étaient pourtant au pinacle il y a deux ans, des modèles de développement! Aujourd’hui elles licencient en pleine campagne électorale parce qu’elles n’ont pas été parfaitement gérées. Le PDG d’Alcatel a par exemple acheté l’américain Lucent qui se révèle aujourd’hui un canard boiteux, gangrène les comptes 2006 et oblige à fermer des usines en France. C’est encore plus vrai pour Airbus et EADS ou l’actionnariat public (l’Etat français et l’Etat allemand) et l’actionnariat privé (Lagardère et Daimler) ont failli conjointement.
EADS a réussi un prodige. En 2005 l’entreprise franco-allemande était citée en exemple lorsque, pendant la campagne du référendum sur la Constitution européenne, un homme politique cherchait ce que l’Europe avait généré de bien. L’année suivante, elle est au coeur de l’une des histoires les plus pourries qui soient, l’affaire Clearstream, ses pots-de-vin, ses comptes cachés et les accusations montées par le vice-président d’EADS, Jean-Louis Gergorin, contre Nicolas Sarkozy. EADS est une superbe entreprise gangrenée par la folie des hommes.
Lorsque Jean-Luc Lagardère tenait les rênes de ce qui était son bébé, tout le monde «filait doux», politiques et industriels. Depuis sa mort, en 2003, tout a changé. Les rivalités de personne ont explosé. Un homme surtout a plombé l’ambiance: Noël Forgeard, patron d’Airbus, à la mort de Jean-Luc Lagardère. Il voulait la peau et la place de Philippe Camus, patron d’EADS, maison mère d’Airbus. Il a convaincu Jacques Chirac, dont il a longtemps été le conseiller, que le succès d’EADS était celui d’Airbus alors que les satellites de télécommunications, les hélicoptères ou les missiles ont plus fait pour EADS que l’aviation civile. L’Elysée convaincu, Arnaud Lagardère, héritier de l’empire mais totalement ignorant des problèmes d’EADS, a suivi. Forgeard s’est donc retrouvé à la tête de tout le groupe. Mais comme il ne pensait qu’à sa carrière et sa survie, il a délaissé Airbus et n’a pas vu venir la catastrophe de l’A380. Cet avion insensé, le plus gros porteur de tous les temps, se vendait comme des petits pains. Mais les commerciaux promettant tout pour arracher les marchés à Boeing, les coûts de fabrication ont commencé à grimper, la logistique n’a pas suivi et des erreurs de compatibilité de logiciels dramatiques entre la France et l’Allemagne ont encore ajouté des mois et des mois de retard.
Devant le désastre de la commercialisation de l’Airbus (et des énormes dédits à payer pour les retards) et face à certaines erreurs stratégiques (la polarisation sur l’A380 a fait oublier l’A350 laissant ainsi tout un marché à Boeing), les actionnaires ont reculé et n’ont pas voulu réinjecter du cash: Daimler a signifié qu’il voulait partir et Lagardère a commencé lui aussi à s’éloigner. Comme l’Etat français n’a pas osé taper du poing sur la table, les Allemands se sont énervés. Forgeard a sauté. Christian Streiff est arrivé: il a voulu passer en force en licenciant et restructurant. Il a immédiatement sauté. Son successeur Louis Gallois a fait le même constat: si les actionnaires ne veulent pas payer, il faut réduire les coûts, donc supprimer 10.000 emplois. Ce type de plan est totalement inédit et c’est pour cela que les politiques se précipitent: EADS n’a en effet pas vraiment besoin d’argent, la trésorerie du groupe est monstrueuses. Mais il en aura vraiment besoin d’ici deux ou trois ans (ne serait-ce que pour l’A350 qui est un superbe avion).
 
La revanche de Sarkozy
 
10.000 salariés sont en train de faire les frais d’erreurs de gestion d’un PDG, nommé uniquement à cause de ses relations avec un président de la République, et de l’absence de réaction des actionnaires. C’est un somptueux cas d’école pour la classe politique française. Ségolène Royal et François Bayrou vont enfin montrer si sur les questions industrielles pratiques, ils sont à la hauteur, et Nicolas Sarkozy tient là une revanche sur Jacques Chirac et Dominique de Villepin avec le livre que publie aujourd’hui Jean-Louis Gergorin sur l’affaire Clearstream. Mais ils ne doivent pas faire l’erreur d’axer leurs propositions sur le plan social. C’est important mais il n’y aura de toute façon aucun licenciement sec chez EADS et les indemnités seront confortables. La seule et unique question posée par EADS-Airbus est celle de la gouvernance et du contrôle des décisions.
 
 
En savoir plus :
 
 
Communiqué de presse
Plan d'action de Ségolène Royal pour Airbus (05 mars 2007)
 
Je refuse la fatalité et les dégâts humains et économiques du plan de restructuration d’Airbus. J'ai rencontré l’intersyndicale et partage les interrogations des salariés sur l’absence de stratégie industrielle et leur conviction qu’il est possible d’agir autrement. Il faut un Etat prévoyant qui assume ses responsabilités et des actionnaires privés stables.

Pour relever les défis stratégiques de l’aéronautique européenne, je propose un plan d’actions en quatre volets :
- L’Etat doit augmenter sa participation au capital de l’entreprise et agir pour obtenir la stabilisation de l’actionnariat privé.
- L’Etat doit apporter des aides à la recherche-développement, nécessaires pour qu’Airbus puisse développer ses programmes avec des moyens de même ampleur que ses concurrents.
- L’Etat doit mettre en place un plan de soutien à la sous-traitance, qui est durement touchée par la restructuration annoncée.
- L’Etat doit prendre les dispositions juridiques pour autoriser les régions à entrer au capital de l’entreprise.

De façon générale, il est nécessaire de construire une politique industrielle volontariste à l’échelle européenne. La logique de développement doit remplacer la logique financière. L’Europe a besoin d’une base industrielle et technologique forte pour faire front dans la mondialisation.
 
 
Jack Lang dénonce l’inconstance de Nicolas Sarkozy
 
Jack Lang s'est réjoui mardi de constater que Ségolène Royal "donne le la au combat politique" puisque la plupart des responsables politiques se prononcent aujourd'hui pour une recapitalisation d'Airbus prônée dès le 28 février par la candidate du PS.
Ségolène Royal "donne le la au combat politique, c'est elle qui est à l'initiative, c'est elle qui va de l'avant, c'est elle qui a tiré la sonnette d'alarme sur cette tragédie de la désindustrialisation de l'ensemble du tissu industriel français", a déclaré l'ancien ministre PS lors du point de presse de campagne.
 
Selon le conseiller de Mme Royal, Nicolas Sarkozy (UMP) et François Bayrou (UDF) sont "les coupables politiques de cette situation de désindustrialisation", ils "se précipitent ici ou là comme des mouches pour tenter de ne pas être absents", une allusion à leur rencontre à Toulouse avec les syndicats.
Jack Lang a brocardé la "versatilité" et "l'inconstance" du candidat de l'UMP, "hier favorable à abandonner Airbus en le confiant aux capitaux privés, aujourd'hui évoquant l'idée - d'ailleurs pour l'heure assez confusément exprimée - d'une intervention de l'Etat".

Lundi à Toulouse, M. Sarkozy a affirmé que "le rôle de l'Etat est essentiel", se déclarant "prêt" à accepter l'idée d'une augmentation de capital avec une participation publique. Mercredi dernier, il avait estimé que "les Etats" ne sont pas "les actionnaires industriels les plus avisés". Selon M. Lang, "M. Sarkozy ne peut qu'inquiéter les Français" par "ses volte-face permanentes, cette manière d'être prêt à tout et d'affirmer un jour le contraire de ce qu'il a affirmé la veille".

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Mercredi 7 mars 2007
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« Nicolas Sarkozy a été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans. Son bilan est là, il suffit de l’étudier. Ses propositions sont là, il suffit de les lire.
L’examen minutieux de quatre ans d’exercice du pouvoir, l’analyse détaillée d’un projet dessinent un tableau très différent de la rupture tranquille proposée par le ministre-candidat.
Voici de vraies fractures avec nos traditions républicaines, nos principes constitutionnels et notre démocratie. Nicolas Sarkozy n’a jamais pu aller jusqu’au bout de ses idées, empêché le plus souvent par ses propres amis. Après avoir obtenu de la police 530 000 gardes à vue, (40 000 de plus chaque année), après avoir réussi à faire reconduire à la frontière 25 000 personnes en 2006 (femmes et enfants compris), après avoir réussi à créer un nombre incalculable de fichiers (dont celui des enfants qui font l’école buissonnière), il pense pouvoir enfin réaliser ses rêves.
Le carnet de comportement pour les enfants présentant des troubles du comportement dès trois ans, les peines de prison automatiques, le fichier selon l’origine ethnique, les hôpitaux-prison, la disparition de la justice des mineurs, les compagnies de CRS comme police de proximité...
Ce livre est là pour qu’on ne puisse pas dire, après, qu’on ne savait pas. »
 
Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, auteur de nombreux ouvrages, avait préparé un nouvel ouvrage : Ruptures, dressant le bilan sans concession de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Au dernier moment, l’éditeur a « renoncé » à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l’élection présidentielle.
 
Le livre sera donc publié intégralement sur le site internet betapolitique.fr, chapitre par chapitre :
INTRODUCTION : la force sans justice est tyrannie
CHAPITRE I : faux bilan
CHAPITRE II : la prison compulsive
CHAPITRE III : justice automatique
CHAPITRE IV : mineurs délinquants, le début de la barbarie ?
CHAPITRE V : la lutte contre la récidive : simple, inefficace et dangereuse
CHAPITRE VI : le traitement chimique, c'est pas automatique
CHAPITRE VII : le nouvel asile pénitentiaire
CHAPITRE VIII : la chasse aux étrangers
CHAPITRE IX : le traitement des victimes
CHAPITRE X : une société sous très haute surveillance
CHAPITRE XI : police de garde à vue
CHAPITRE XII : la justice, mailon faible de la "chaîne pénale" ?
CHAPITRE XIII : les vraies ruptures
CONCLUSION : les deux France
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mardi 6 mars 2007
   Communiqué de presse  
.Anne FERREIRA
Députée européenne
Vice-Présidente du Conseil Régional de Picardie
 
OGM : non à la politique du fait accompli !
 
Des essais de pommes de terre génétiquement modifiées devraient avoir lieu dans l'Aisne en 2007 et 2008. Elus et citoyens sont tenus à l’écart de cette décision.
 
Plus de 1.000 hectares d'OGM seraient aujourd’hui cultivés ou expérimentés en France dans la plus totale opacité. Or aucune étude sérieuse n’a pu démontrer avec certitude les effets des OGM sur l'environnement et la santé humaine. Dans ce contexte, il est normal de faire prévaloir le principe de précaution mais aussi d’associer nos concitoyens aux discussions relatives à ce type d’expérimentations. Comme dans d'autres départements, cela n’est pas le cas dans l’Aisne! Ainsi, l’entreprise BASF s’apprête à tester une variété de pomme de terre génétiquement modifiée sur le territoire de Mont d’Origny, contre l’avis du maire !
 
BASF est un champion de la politique du fait accompli : opacité des décisions, absence d’informations, passage en force. Sans évoquer la question de l’opportunité de ce type d’essai (qui se pose pourtant), il est inadmissible de s’affranchir de l’avis des populations concernées.
 
C’est maintenant au ministère de l’agriculture de trancher. Pour mémoire, rappelons que la France n'a toujours pas transposé la directive européenne sur les OGM, ce qui lui vaut une amende de plus de 150.000 euros par jour de retard. Ce texte vise pourtant à contrôler la dissémination d'OGM dans l'environnement,  à des fins expérimentales ou commerciales. Elle exige également d’évaluer tous les risques que les cultures transgéniques comportent pour l’environnement. Elle prévoit enfin l'obligation d'informer le public. 
 
Le Conseil Régional de Picardie, comme d'autres collectivités françaises et européennes, a déclaré la Picardie zone sans OGM. Jusqu'à nouvel ordre, il n'est pas question de mener des essais en plein champ.
 
Saint-Quentin, le 1er mars 2007
 
 
   En savoir plus  
 
L’information objective :
Des pommes de terre génétiquement modifiées seront plantées dans un champ à Septvaux (02410), dans l'Aisne.
Les plantations seront effectuées au plus tôt en avril et au plus tard en juin de cette année. Le commanditaire de cette expérimentation est  BASF.
Les essais en plein champ sont destinés à la sélection de pommes de terre génétiquement modifiées porteuses d'une résistance améliorée à Phytophthora infestants (mildiou).
L'essai se fera sur 5 ans (2011) avec 4 sites en France dont deux dans l'aisne.
Une réunion d'information se déroulera en mairie de Septvaux le 13 mars 2007 à 19h en présence de représentants de BASF.
 
Les déclarations de Ségolène Royal sur les OGM : Lire
 
66e proposition de Ségolène Royal (Pacte présidentiel) :
Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.
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L’article d’Emmanuel Mousset (blog l’Aisne avec DSK)&n