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"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Vendredi 16 février 2007
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Hier soir, c'est au milieu d'un Dunkerque en fête, à l'heure du carnaval, que Ségolène Royal a développé ses propositions en matière d'éducation, lors d'un meeting qui a réunit plus de 10 000 personnes, un record absolu pour une réunion politique dans la région. Ségolène Royal a dressé un bilan accablant de l'action des gouvernements Raffarin et Villepin depuis 2002 : "démantèlement des moyens" et "125.000 emplois détruits". "L'école de la république est démoralisée".
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Ségolène Royal s'est engagée à rétablir les moyens pour l'Education nationale supprimés par le gouvernement et à inscrire dans la loi le plan de recrutement et de formation des enseignants annoncé dimanche dans son "pacte présidentiel".
Elle a rappelé qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle, des Etats généraux de l'éducation  seraient organisés au mois de mai prochain et qu'ils permettraient de réfléchir à l'affectation de ces budgets supplémentaires.
Evoquant le futur "plan pluriannuel de pré-recrutement, de recrutement et de création d'emploi", elle a déclaré que "nous aurons voté au parlement une loi de programmation et nous stabiliserons, sur les cinq années de la législature, les moyens".

L'Education avant tout
La candidate, qui a plaidé pour "l'éducation encore, l'éducation toujours, l'éducation au coeur de tout et en avant de tout", a remercié les enseignants, affirmant : "C'est grâce à vous que je suis là devant vous".
"Moi qui viens d'une famille nombreuse traditionaliste où les filles étaient destinées aux taches domestiques (...) ce sont les professeurs qui m'ont poussée, motivée, encouragée", a-t-elle ainsi déclaré.
Attaquant la droite, qui "en cinq ans a détruit 125.000 emplois de professeurs, d'aides éducateurs, de médecins scolaires et de surveillants", elle a voulu discréditer son adversaire de l'UMP, Nicolas Sarkozy, et ses promesses pour l'école.
"Comment le candidat de l'UMP sortant peut-il être crédible en promettant des moyens nouveaux alors que c'est tout le contraire qui vient d'être fait ?", s'est-elle ainsi interrogée, dénonçant "la foire aux promesses" et "le tourbillon de la démagogie".
"Je veux une politique de l'école qui ira de la Sorbonne aux Minguettes et qui donnera la même chance à Frédéric et à Malika", a-t-elle martelé.

Soutien scolaire gratuit
La candidate a rappelé différentes propositions de son pacte présidentiel, dont le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves, précisant que les enseignants qui l'effectueront seront rémunérés et bénéficieront de locaux.
Elle n'a en revanche pas évoqué la réforme de la carte scolaire, dont elle avait dit lundi qu'elle souhaitait se donner un an de réflexion avant de la mettre en oeuvre.
Elle s'est également opposée à la construction d'un deuxième porte-avions nucléaire et a promis que la somme correspondante serait attribuée à l'éducation : "Les moyens, nous les trouverons car quand j'entends le candidat de l'UMP demander la construction d'un deuxième porte-avions, je n'y suis pas favorable".
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Source : Nouvel Obs
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Réactions après le meeting de Dunkerque de Patrick Menucci, conseiller de la candidate, Michel Delebarre, maire de la ville, François Rebsamen, co-directeur de campagne, Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Nord, Yves Durand, député de la circonscription, et enfin Jack Lang, conseiller spécial.
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par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 16 février 2007
Thierry BRETON renvoie aux calendes grecques les promesses de Nicolas SARKOZY !
Thierry BRETON, ministre de l’Économie et des Finances, a clairement contredit [hier matin] sur Canal+ Nicolas SARKOZY sur la question de la baisse des prélèvements obligatoires, une mesure phare du candidat de l’UMP.
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Alors que le ministre candidat a annoncé le 23 janvier dans le journal le Monde une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires dès son élection, son collègue du gouvernement le contredit de façon cinglante en annonçant ce matin sur Canal + que finalement, s’il était élu, Monsieur SARKOZY « s’attaquera d’abord au désendettement de l’Etat et ne commencera la baisse promise des prélèvements obligatoires qu’après 2010 ». Monsieur BRETON précise même que Cette baisse devra s’étaler « sur dix années ».
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On se demandait en effet depuis plusieurs jours comment le candidat de l’UMP comptait financer, non pas le programme qu’il n’a pas encore publié, mais les mesures éparses et néanmoins onéreuses (122 milliards d’euros à ce jour) semées au gré de ses discours.
Monsieur BRETON apporte un début de réponse. Les promesses, c’est pour maintenant. Leur réalisation, ce sera pour plus tard. Beaucoup plus tard. Tellement plus tard qu’elle serait reportée au mandat suivant ! En clair, si l’UMP pense à la France d’après, c’est en réalité à la France d’après 2012 !
 
Les problèmes dont souffrent les Français, et que la politique injuste de la droite a cruellement accrus depuis 2002, ne sauraient être renvoyées aux calendes grecques ! C’est maintenant que les Français veulent du changement pour améliorer leur vie.
C’est bien à cela que Ségolène ROYAL a répondu en annonçant dimanche dernier, dans son Pacte présidentiel, 100 propositions fortes en matière d’emploi, de lutte contre la vie chère, de logement, d’éducation, de combat contre les discriminations.
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Communiqué de Gaëtan GORCE, Secrétaire national à la Riposte (Parti Socialiste)
par Gaëtan Gorce publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Jeudi 15 février 2007
Jusqu’à présent, François Bayrou a réussi une habile imposture dans la campagne électorale :
- Il évite de présenter des propositions concrètes.
- Il dénonce l’absence de propositions des autres candidats.
- Il fustige sans cesse le PS et l’UMP.
- Il rabâche le schéma usé du ni gauche, ni droite.
- Il prône une « union nationale » dont il a du mal à dessiner les traits.
 
Bref, son projet politique, c’est son positionnement tactique.
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Il serait intéressant de comparer quelques unes de ses positions phares, avec ce qu’il a fait ou veut vraiment faire (dans la mesure où il sort des généralités… ce qui est peu fréquent).
 
Sur la dette :
 
« Nous avons laissé s’accumuler sur la tête de nos enfants une dette telle qu’il est honteux de leur en laisser la charge ».
 
Ce que l’UDF a fait :
- Elle a voté toutes les lois de finances depuis 2002, au Sénat et trois sur cinq à l’Assemblée.
- Elle a voté la réforme sur l’assurance-maladie qui a augmenté la dette sociale depuis trois ans.
- Elle n’a pas remis en cause la politique d’exonération de cotisations sociales (99,5 milliards en cinq ans).
 
Ce que veut faire François Bayrou :
- Il n’annonce pas de ressources nouvelles, mais il propose d’exonérer en plus les entreprises sur les deux premiers emplois créés, ce qui aggraverait la politique qu’il dénonce par ailleurs…
- Il invoque seulement une « meilleure gestion » des finances de l’Etat sans plus de précision.
- Il ne défend plus guère aujourd’hui sa proposition choc « l’inscription dans la Constitution de l’interdiction pour tout gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement » - ce qui est hautement démagogique et ne présente aucun caractère de réalité pour aucun gouvernement dans le monde…

Sur la fiscalité sur le travail
 
« Je ne m’inscris pas dans la politique actuelle d’allègement de charges sur les bas salaires. Je prétends qu’il faut le faire sur tous les salaires. »
 
Ce que l’UDF a fait :
- L’UDF a soutenu dans les faits les politiques qui ont mené à l’affaiblissement du pouvoir d’achat (perte du pouvoir d’achat du salaire des fonctionnaires, suppression de la TIPP flottante, augmentation des loyers, etc…).
- Elle n’a jamais remis en question les politiques salariales patronales.
- Elle défend la négociation au niveau des entreprises, favorable au patronat, et non à celui des branches professionnelles.
 
Ce que veut faire François Bayrou :
- Il dit vouloir permettre l’embauche des jeunes et des seniors, mais il ne dit rien sur les moyens.
- Il parle d’exonérations nouvelles (deux emplois sur cinq ans dans chaque entreprise).
- Il ne dit rien sur la nature du contrat de travail.
 
Sur l’éducation
 
« La première chose à faire pour mois est de recentrer le pays sur l’éducation.’
« Dire en priorité : vous (les enseignants) aurez les moyens de votre travail. »
 
Ce que l’UDF a fait :
- Le seul fait notable du ministère Bayrou est la réforme avortée de la Loi Falloux qui remettait en cause les principes de la laïcité scolaire.
- L’UDF a soutenu la politique des gouvernements depuis 2002 qui a supprimé les emplois jeunes, diminué les postes d’enseignement et ceux aux concours de recrutement (moins de 5000 postes), raréfié les moyens pour les structures de soutien aux élèves, etc…
 
Ce que veut faire François Bayrou :
- Il s’en tient à un discours de reconnaissance.
- Il défend des valeurs (le mérite, la liberté pédagogique, l’excellence pour tous, la valeur du diplôme, etc…). Toutes choses justes sur lesquelles tout le monde ne peut que tomber d’accord…
- Mais il est muet ou quasiment sur les moyens. Tout au plus évoque-t-il des économies à faire « dans l’administration de papier, cet immense poids en France ». Avouons que c’est un peu court !
 
Le « système » de François Bayrou est toujours le même :
dire que les autres n’ont pas de solution, oublier ce qu’a fait et ce que fait l’UDF,
s’en tenir à des généralités,
en reprenant un peu du projet de Ségolène Royal
et pas mal de celui de Nicolas Sarkozy.
par Thierry D. publié dans : François Bayrou
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Jeudi 15 février 2007
par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
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Mardi 13 février 2007
 

Un résumé de la journée par les Jeunes Socialistes de l'Aisne (MJS 02)
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Entre 9h30 et 12h30, les personnalités du PS se succèdent.
C'est François Hollande qui clôt la matinée, avec un discours mémorable (extrait) qui appelle au rassemblement des forces de gauche et qui critique sévèrement Nicolas Sarkozy.

Vers 14h, après la "pause sandwich", la tension monte.
Sur fond de musique rythmée, les écrans géants font défiler un film d'introduction, avec des images des débats participatifs locaux, avant de montrer tour à tour les personnalités présentes dans la salle : le "tout-PS" est là (à l'exception de Lionel Jospin), avec aussi des vedettes (Philippe Torréton, Lambert Wilson, Yvan Le Bolloch, ...). La foule grossit et deient impressionnante (on annonce 20.000 participants, avec le RER bloqué !)
.........

Quand enfin, Ségolène arrive, l'ambiance est hystérique !
Dès le début de son discours (extrait), Ségolène nous préviens qu'elle va nous parler "avec gravité".
...

Le discours (extrait) se poursuit en évoquant la Dette de la France.
Le ton est d'abord hésitant, mais la conviction est là.
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Puis Ségolène "se lâche" et nous offre de grands moments d'émotion (extrait) 
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A la fin de son discours (extrait), la foule est plus de soulagée : elle exulte !
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Anecdote : alors qu'elle était sur le point de quitter le meeting, des picards (de la Somme) l'appellent ; elle fait demi-tour pour venir les saluer.
par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
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Samedi 10 février 2007
(actualisé le 19 avril 2007)
Je suis licencié le 1er janvier 2008, en quoi votre sécurité sociale  professionnelle m’aide-t-elle à retrouver un emploi ?
Parce que vous ne serez pas licencié. Je m’explique : une entreprise perd
un marché et doit adapter sa masse salariale. Au lieu de faire un plan social qui la déstabilise et traumatise les salariés, on donne aux salariés la sécurité sociale professionnelle. C’est le système danois ou suédois.
Vous n’êtes pas licencié, vous gardez votre poste, votre salaire est payé par les pouvoirs publics pendant un an, mais vous êtes encouragé à préparer votre avenir, soit en suivant une formation ou une reconversion, soit en acceptant une autre affectation dans l’entreprise, soit en créant votre propre entreprise.  On l’a expérimenté dans ma région [Poitou- Charentes], ça marche.
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(extrait d'une interview donnée au quotidien "20 minutes")

 

par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
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Vendredi 9 février 2007
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Dans un rapport remis à Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault a fixé des "grandes orientations politiques" dont la candidate pourra s'inspirer pour moderniser la démocratie sociale. Il s’agit de renforcer l'engagement syndical en France, en développant un syndicalisme de masse pour "en finir avec l'archaïsme des relations du travail".
 
Le rapport propose 14 mesures :
-    Inscription de la démocratie sociale dans la Constitution
-    Représentation syndicale avec voix délibératives, dans les Conseils d'administration et les conseils de surveillance des entreprises ("La confiance des travailleurs dans leur entreprise renaîtra aussi dans la transparence des décisions, dans la possibilités pour les organisations syndicales d'avoir leur mot à dire", notamment lors de délocalisations ou restructurations).
-    Renforcement du rôle des Comités d'entreprise dans l'entreprise avec extension du droit d'alerte et négociation triennale sur les orientations stratégiques et le gestion prévisionnelle de l'emploi.
-    Renforcement de la déduction fiscale pour l'adhésion à un syndicat (ou "crédit d'impôt" pour les salariés non imposables) ; sécurisation du financement public de l'Etat et des Collectivités territoriales.
-    Conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance.
-    Diminution des cotisations sociales des entreprises lorsque des accords de branche sont conclus pour revaloriser les salaires et/ou créer des emplois.
-    L'accord majoritaire, signé par les organisations représentant une majorité de salarié, deviendra la seule référence ("La validité des accords […] sera d'autant plus forte qu'ils auront le soutien des syndicats représentant une majorité des salariés").
-    Les critères de la représentativité syndicale seront établis par un vote ouvert à tous les salariés lors des élections professionnelles nationales.
-    Extension du système de mandatement des salariés pour les négociations dans les petites entreprises.
-    Négociation pour l'instauration d'une sécurité sociale professionnelle, la pérennisation de notre système de retraite par répartition et la sauvegarde de l'universalité de l'assurance maladie. Il s’agit de donner à chaque salarié "tout au long de sa carrière les moyens d'évoluer, de changer d'entreprise, de faire face aux possibles ruptures d'activité".
-    Transformation du Conseil Economique et Social en chambre de la démocratie sociale avec extension de ses compétences et amélioration de sa représentativité et de la parité.
-    Négociation internationale pour que les normes de l'OIT et la consultation de la confédération syndicale internationale deviennent un critère pour l'ouverture des marchés.
-    Négociation pour obtenir la représentation des organisations syndicales dans les holdings des compagnies multinationales.
-    Intégration de la charte des droits fondamentaux dans le futur traité institutionnel de l'Union Européenne.
 
 
En savoir plus : le rapport complet
par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
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Vendredi 9 février 2007
(actualisé le 19 avril 2007)
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Que faire contre les délocalisations ?
Je veux une règle implacable : les entreprises qui licencient ou délocalisent alors qu’elles font des bénéfices rembourseront toutes les aides publiques reçues. Les gens me connaissent, ils savent que je ne faiblirai pas. Je ne dépends d’aucun lobby, d’aucune puissance financière.Le gouvernement, lui, a donné son accord pour que Noël Forgeard quitte EADS avec plus de 8 millions d’euros. Nicolas Sarkozy était alors au gouvernement. Il est incroyable qu’il s’offusque aujourd’hui de ces parachutes dorés.
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Vous êtes donc pour interdire les parachutes dorés ?
Evidemment ! Et surtout s’il a mis une entreprise en difficulté.
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Il faut une loi ?
Oui. D’abord pour rétablir la transparence sur la rémunération des hauts  dirigeants des entreprises. Cette loi existait mais la droite, avec Nicolas Sarkozy, l’a supprimée. Ensuite, avec moi, les organisations syndicales  seront membres des conseils d’administration, comme c’est le cas d’ailleurs partout en Europe, sauf en France. Elles pourront donc exercer leur contrôle sur ces rémunérations.
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Intervenir sur les parachutes dorés est possible dans les entreprises où l’Etat est actionnaire, mais pas dans les autres…
Sauf si l’on vote une loi imposant une répartition plus équilibrée des stock-options au profit des salariés. C’est le cas en Suède. Et il faut aussi que la loi limite les écarts de rémunération dans les entreprises.
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(Interview au quotidien "20 minutes", 19 avril 2007)
par Thierry D. publié dans : Archives : propositions de Ségolène Royal
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Vendredi 9 février 2007
La campagne présidentielle inspire certains chanteurs sur Internet, qui espèrent peut-être reproduire "l'effet Kamini". Je vous présente une sélection, qui ne contient pas les plus crapuleuses, même si elles restent caricaturales. Et comme chacun le sait (?), les caricatures nous aident à rire de situations pas forcément gaies.
Alors détendons-nous, en attendant le rassemblement du 11 février !
 
 
"Non torapamavoa Nicolas"
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"Ségoroyalmix" (air de Célimène) par Les Gars de la Royal
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par Thierry D. publié dans : HUMOUR et VIDEOS PREFEREES
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Lundi 5 février 2007
Les débats participatifs se sont achevés. Tous les comptes-rendus ont été remis à la Fédération de l’Aisne du Parti Socialiste, qui s’est chargé de les transmettre à l'équipe de Ségolène Royal. Une synthèse a été communiquée à la presse locale (copie à la fin de l'article).
 
Ces débats ont été dénigrés a priori par des « oiseaux de mauvaise augure » qui dénonçaient un prétendu « gadget démagogique ».
Pour les contredire il fallait éviter, non seulement la présence de trop nombreux militants socialistes, moins susceptibles d’apporter des "idées neuves" ; mais aussi éviter les réunions stériles où les gens se contentent de se plaindre, sans rien proposer de constructif.
Ces deux écueils ont été évités :
-          grâce à la présence d’une forte proportion de participants non politisés, parfois "simples citoyens", parfois impliqués professionnellement sur le thème du débat. Et ils ont parfois bousculé les positions traditionnelles du Parti Socialiste.
-          grâce au fait que les participants semblaient avoir préparé leurs interventions (claires et concises), ce qui a naturellement évité les débordements. Cependant, je retiendrai la radicalité de la parole des gens. Ce "ras-le-bol" réclame de la part des personnalités politiques, des propositions claires, nettes et précises, qu’il faudra absolument appliquer en temps voulu.
 
Grâce à la réussite de cette généralisation de la "démocratie participative", Ségolène Royal a ringardisé la méthode traditionnelle de faire de la politique, basée sur le « culte du chef » et sur la pensée unique, relayée par une armée de petits soldats.

 
SYNTHESE DES PROPOSITIONS
ISSUES DES DEBATS PARTICIPATIFS DANS L’AISNE
 
N’oublions pas que ces propositions sont issues de personnes différentes, ce qui explique qu’elles peuvent être contradictoires. Ségolène "tranchera" pour ne retenir que celles qui entreront dans un projet cohérent.
 
LA VIE CHERE, LE POUVOIR D’ACHAT ET L’EFFICACITE ECONOMIQUE
 
Logement
- Instaurer le permis de louer pour lutter contre l’habitat insalubre.
- Ne pas laisser des logements vacants des années. Il faut les réquisitionner.
- Créer des petites unités de logement pour les personnes âgées, en ville ou au cœur des villages.
- L’offre de logement doit être supérieure à la demande pour faire baisser les prix.
- Il faut un emprunt d’État pour construire des logements sociaux supplémentaires.
- Construire de petits logements d’accueil à court terme pour les gens « à la rue ».
- Les subventions données pour les constructions de logements doivent permettre un « retour sur investissement » pour les pouvoirs publics, un droit d’intervention sur l’attribution des logements.
- Dans le cadre du logement social, les aides devraient être attribuées pour acquérir son logement, plutôt que pour payer un loyer.
- Plafonner le coût des loyers à 25% des ressources de la famille.
- Réquisitionner les logements libres en commençant par les locaux vides de l’Etat.
- Appliquer la loi SRU.
- Accompagner les personnes en grande difficulté qui accèdent aux logements sociaux.
 
Les prix
- Réduire la hausse des prix en réduisant les marges.
- Maintenir l’eau et l’électricité dans le service public. Dès l’arrivée du nouveau gouvernement, re-nationaliser GDF et EDF.
- Création d’un service public de l’eau.
- Baisser la TVA.
- Revoir l’indice des prix pour qu’il tienne compte davantage des produits de consommation courante, de l’électricité, de l’eau, etc.
- Bloquer les prix.
 
Les revenus, les salaires, les retraites
- Quelqu’un qui ne travaille pas ne doit pas gagner plus que quelqu’un qui travaille (problème du passage du RMI au salaire).
- Donner un salaire aux étudiants et mettre en place une allocation autonomie.
- Les pensions de réversion doivent être portées à 70 %.
- Prendre en compte la pénibilité du travail dans la cotisation pour la retraite. La pénibilité doit être quantifiée.
- Revenir à des grilles salariales plus strictes, pour éviter l’accroissement des écarts de revenus.
- Salaire minimum à 1500€ net.
- Abroger la loi Fillon.
 
Les impôts
- Faire payer une plus-value sur les machines qui remplacent les ouvriers.
- Réduire le budget de la dépense.
- Etendre le prélèvement de l’impôt à l’ensemble des revenus pour le financement de la Sécurité Sociale.
 
La santé
- Revoir le coût de la complémentaire-santé pour les bas salaires.
- Remboursement identique des médicaments sur tout le territoire français (spécificité de l’Alsace et la Lorraine).
 
Le transport
- Développer les transports en commun pour diminuer la consommation d’énergie.
- Extension de la « carte Orange » à toute la France.
 
Divers
- Supprimer les stocks-options.
- Créer des réserves légales dans les entreprises, destinées au développement de l’entreprise.
- Les aides aux entreprises ne doivent pas être données sans contrepartie pour les pouvoirs publics.
- Réformer les impôts locaux pour qu’ils soient plus justes.
- Le produit du travail doit être mis au service de l’investissement, pas du capital.
- L’expertise citoyenne doit être privilégiée.
- Il faut supprimer les renseignements généraux, police politique qui n’a pas lieu d’être dans notre démocratie.
- Favoriser les associations de consommateurs indépendantes.
- Plus grande transparence du train de vie des élus.
 
EDUCATION – FORMATION – ACCES AU PREMIER EMPLOI
 
Education
- Nécessité de la pré-scolarisation après la crêche en milieu rural.
- L’encadrement et l’accompagnement scolaire sont à développer dès l’école maternelle.
- Autoriser (sans la rendre obligatoire) la scolarisation des enfants dès l’âge de 2 ans, surtout dans nos régions rurales afin de réduire les inégalités.
- La création d’internat pourrait suppléer à l’incapacité familiale d’assurer l’encadrement éducatif des enfants.
- Il faudrait que les parents puissent être également accueillis à l’école pour recevoir une formation à l’éducation.
- Les inégalités territoriales aggravent les difficultés des familles démunies.
- L’école primaire doit assurer une éducation sociale et un savoir minimum : lire, écrire, compter, culture générale.
- Pour l’école, il faut à nouveau miser sur la qualité, l’exigence et les « fondamentaux ».
- Réorganisation pédagogique du collège.
- Avoir le courage de proposer des « préfilières » dès la 4e.
- Imaginer et proposer des formations passerelles en collège et même au lycée.
- Moduler les temps de cours pour créer des plages de soutien scolaire personnalisé et obligatoire.
- Il ne faut plus supprimer de postes d’enseignants mais en cas de baisse démographique constatée, organiser des redéploiements vers les lieux les plus défavorisés.
- Besoin d’une visibilité d’une continuité éducative entre l’école, le collège et le lycée : un projet éducatif scolaire devrait être mis en place pour chaque enfant.
- Il faut remettre de vrais étudiants dans les établissements scolaires pour encadrer les jeunes et les aider aux devoirs.
- Il faut que les nouveaux professeurs des écoles soient nommés sur des postes fixes en début de carrière et que des « anciens » volontaires assurent les remplacements des professeurs malades.
- Il faut modifier le lien entre l’école et les filières professionnelles (passerelles)
- Créer des métiers nouveaux qui permettraient cet accompagnement. L’Education Nationale doit recruter des professionnels.
- Créer un service public de soutien scolaire, car, actuellement, ce sont des groupes privés qui s’emparent de ce créneau. Pour cela, il faut, bien sûr, prévoir la structure (bien que cela représente un coût) et organiser ce soutien scolaire au niveau des communes (bénévolat ?)
- Repenser le rôle des associations pour recréer le lien social. Nécessité de la reconnaissance de l’Etat.
 
Formation
- La formation alternée doit être développée et valorisée au sein de l’enseignement public, et non pas laissé au privé.
- Réfléchir à un statut d’apprentissage en alternance entre 14 et 16 ans, sous statut scolaire, en conjuguant formation théorique et générale et apprentissage d’un métier.
- Mettre en place un orientation positive et non par défaut en lycée professionnel.
- Permettre aux jeunes titulaires de BEP d’entrer en apprentissage pour obtenir un Bac Pro ou un BTS.
- Développer la promotion de la formation continue.
- Développer les internats permettrait à ces jeunes en difficulté de vivre plus sereinement leur formation (plus de soucis de logement ni de transports au quotidien).
 
Accès à l’emploi
- Créer des zones franches en milieu rural.
- Faciliter l’obtention du permis de conduire : l’armée s’en chargeait, il faudrait que l’Education nationale prenne le relais.
- Les jeunes créateurs d’entreprise devraient pouvoir accéder plus facilement à des prêts bancaires.
- L’emploi des séniors doit être valorisé.
 
LUTTER CONTRE TOUTES LES FORMES DE VIOLENCES ET D’INSECURITE
 
- Pourquoi pas un grand emprunt afin d’ouvrir de grands travaux nationaux (exemple : le ferroutage).
- Une grande négociation sociale que tous les partenaires travaillent ensemble "de type Grenelle".
- Rendre de l’autorité aux enseignants
- Création d’un service civil obligatoire
- Mise sous tutelle des allocations familiales
- Surabondance de textes et complexité en matière de créations d’entreprises.
- Faire connaître le monde carcéral et éventuellement des «  journées portes ouvertes » avec parents, éducateurs, des élus et des adolescents.
- Revenir à la prévention plutôt que la répression
- Remettre en place la police de proximité
- La gauche ne doit pas être frileuse quand elle parle d’insécurité et éviter l’angélisme.
- Travailler avec l’ensemble des partenaires : syndicats, associations etc.
- Ne pas hésiter à défendre l’impôt, seule source d’égalité sociale
- Dans le domaine de l’insécurité, agir vite mais bien expliquer que cela prendra du temps.
 
ENVIRONNEMENT ET CO-DEVELOPPEMENT
 
- La comptabilité mondiale doit introduire les approches environnementales que sont la prévention, la réparation, la gestion et la sensibilisation.
- Le Plan Climat, mieux que l’Agenda 21, doit devenir l’élément structurant des politiques locales car il est plus opérationnel que l’Agenda 21.
- Toute ma commune est en HQE : les enfants vont à pieds à l’école grâce aux pistes cyclables, aux sentiers pédestres et toute la commande publique de la commune est éco-responsable.
- La communauté de Communes de la Région de Château-Thierry applique la directive cadre sur l’eau en protégeant ses bassins de captages par l’installation ou le maintien de l’agriculture biologique sur tous ses terrains. Elle assure ainsi à sa restauration collective des produits de qualité et maintient des politiques publiques locales de santé (lutte contre l’obésité des enfants). Voilà les nouveaux cycles que nous devons construire ensemble.
- « Le développement durable doit être désirable ».
 
LE SCANDALE DE LA PAUVRETE CHEZ LES TRAVAILLEURS
 
- Une personne sur deux déclare avoir peur de devenir SDF. Ségolène doit envoyer des signaux forts et propose des solutions ou des pistes très claires et qui parlent aux français(es) qui souffrent et qui sont en grande difficulté pour redonner confiance et éviter le vote vers les extrêmes.
- Arrêter de distribuer des aides aux entreprises qui n’offrent que de très bas salaires.
- Valoriser le travail, mais surtout les compétences, pour éviter que des jeunes diplômés ne partent à l’étranger, car on ne leur donne pas leur chance en France.
- Donner un accès gratuit aux soins et aux besoins d’urgence pour les personnes en grande difficulté ou handicapées.
- Geler les dividendes des entreprises pendant 6 mois.
- Limiter les hauts salaires et augmenter les bas, pour que l’échelle se resserre.
- Ne pas stigmatiser les chômeurs et les petits salariés en leur demandant de travailler plus.
- Faire la chasse aux patrons voyous : 534 millions d’euros en Picardie de fraudes patronales en 2006 ! Avec cet argent là, on peut augmenter beaucoup de salariés.
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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