Son actuel "état de grâce" autorise toutes les dérives de l'UMP.
Notamment les attaques "décomplexées" de l’opposition à coups d’insultes et de calomnies. Nicolas Sarkozy avait ouvert la voie, en prétendant que Bayrou et Royal étaient "du côté des fraudeurs".
Sylvie Noachovitch, délirante candidate UMP dans le Val d'Oise, est avocate et (à ce titre) ancienne chroniqueuse de l'émission télé de Julien Courbet.
Savourons sa rhétorique exaltée et son sens de la dramaturgie : "[Nicolas Sarkozy] est sincère, il regarde les gens devant, droit dans les yeux. C’est pas comme les socialistes qui regardent toujours de travers".
Jean-François Copé, lors d'une réunion publique à Palaiseau (le 7 juin dernier), a parlé des militants de gauche en ces termes choisis : "Quand on est capable, un jeudi matin, d'envoyer une petite cohorte de cloportes, un peu agressifs, venus m'expliquer qu'ils allaient sauver la démocratie, ça m'amuse parce que chez moi, à Meaux, nous avons aussi quelques résidus de cette nature".
Dire qu'on nous annonce Copé comme président du groupe UMP de la future Assemblée nationale ! "Donner une vraie place à l'opposition", promettait Sarkozy... On voit en quel mépris la tient le député-maire de Meaux, triomphalement réélu dimanche dernier.
François Fillon, aussi décomplexé, dénonce "[la gauche, qui] n'ose plus aimer la France" : "Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales. […] Fini ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France ! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser".
Et si je me fendais, moi aussi, d'une "colère saine" ?
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Ca suffit !
Les personnalités et les militants de Gauche ne sont pas les souffre-douleur de la Droite !
Qu’attendent les responsables politiques (notamment au PS) pour frapper du poing sur la table, en exigeant la fin de ces méthodes de tyrans-de-cour-de-récré ?