Mardi 26 juin, Paris d’Avenir organisait un débat participatif dont l’ordre du jour était la rénovation de la Gauche. En invitée exceptionnelle : Ségolène Royal (mais aussi Jean-Louis Bianco).
A nouveau, Ségolène a valorisé notre "nouvelle manière" de faire de la politique, l’humanisme de nos valeurs (fraternité, etc…) et l’importance de notre mobilisation (sur le terrain et sur internet).
Mais j’ai quelques mauvaises nouvelles à annoncer, puisque moi aussi, je veux "regarder les choses telles qu’elles sont" :
1) c’est l’ancienne manière de faire de la politique qui l’a emporté, avec maîtrise des médias de masse et culte du chef ;
2) ce sont les valeurs les plus négatives qui l’ont emporté, avec le repli sur soi (nationalité), l’argent (travailler plus…) et la chasse aux sorcières (assistés, 68ards, …) ;
3) l’audience de notre mobilisation (sur le terrain et internet) est dérisoire, face à des JT quotidiennement complaisants avec le pouvoir en place.
C’est ainsi que Bush, Berlusconi, etc… ont été élus… et réélus ! Croyez-vous que Sarkozy soit moins doué qu’eux ? D’ailleurs, si les valeurs de Sarkozy sont toujours d’actualité dans 15 ans, on se souviendra de nous comme d’une sorte de secte de naïfs bien-pensants, plutôt que comme des militants "en avance sur leur temps".
Un espoir pour finir : pour qu’en 2012, nos valeurs et nos propositions l’emportent, il ne suffit pas qu’elles soient justes et cohérentes ; il faut qu’elles soient comprises et jugées convaincantes, par le plus grand nombre. Pour cela, je crois qu’il est impératif que Ségolène (et ses alliés) soit parfaits à la télé. Ce qui n’est pas le cas :
- Sarkozy, avec son discours "y'a qu'à", peut dire tout et son contraire dans la même phrase. Pourtant on a l’impression, non seulement d’avoir tout compris, mais aussi qu’il a dit des évidences !
- Ségolène se veut pédagogue, replace la question dans son contexte, dérive vers les tenants et les aboutissants… A la fin de la réponse, on a oublié la question ! A moins d’être conquis d’avance et de s’accrocher…
J’adhère complètement à la ligne politique de Ségolène (la vraie, celle d’avant l’investiture). Mais militer pour elle n’est pas de tout repos (déclarations fracassantes, imprécisions, malentendus, etc…). Alors Ségolène, si tu me lis : un petit effort dans la "com’" ? Merci pour nous.
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