Des amis de Gauche m’interpellent parfois avec virulence : « elle est où, la Gauche ? », « Qu’est-ce qu’elle dit, Ségolène, pendant les délires du Président et de son ‘équipe’ ?».
C’est vrai que l’opposition est inaudible… mais pas (tout à fait) inexistante !
C’est vrai que les rares apparitions d’une personnalité de Gauche sont souvent pathétiques : « il faut réformer », « il faut réformer », « il faut réformer », … Super ! Vous commencez quand ?
Quant à Ségolène Royal, elle a aussi une actualité, mais pas forcément relayée par les grands médias :
En août, elle a fait sa rentrée politique à Melle, avec un discours dont on n’a retenu qu’un morceau : « Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence. ». Mais il était aussi question de remettre à sa juste place l’individualisme (c’est-à-dire l’épanouissement personnel), la fraternité, la responsabilité (équilibre des droits et des devoirs), comme des valeurs essentielles de la Gauche. Politiquement, elle a argumenté contre les premières ‘réformes’ mises en place par Nicolas Sarkozy.
Ensuite, elle a participé à l’Université d’été de La Rochelle (vidéo du discours).
En septembre, elle explique les raisons de son déplacement au Québec, en s’exprimant sur la francophonie, les relations entre l’Europe et les Etats-Unis, l’excellence et la sécurité environnementale, la pluralité des origines et l’appartenance commune, le rôle de l’Etat (revue de presse canadienne).
Le 1er octobre, elle écrit une tribune dans « Le Monde », dénonçant l’incompétence de Nicolas Sarkozy en politique internationale.
Le 8 octobre, elle a rencontré à Prague l’ex-président tchèque, Vaklav Havel (compte-rendu).
Le 11 octobre, dans Charlie Hebdo, elle argumente contre les tests ADN liés à la politique d’immigration (interview).
Le 18 octobre, elle écrit une tribune dans « Les Echos », qui argumente sur l’archaïsme, l’arrogance et la logique d’affrontement de Nicolas Sarkozy. Elle y conclue « Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de manière moderne et efficace afin que la France saisisse, énergiquement, toutes ses chances. C'est une société de confiance qui permet le choc de croissance. ».
Mais bon… un article sur Cécilia Sarkozy, paru dans « la Tribune de Genève » ou « l’Est républicain » fait largement plus de bruit médiatique…
par Thierry D.
publié dans :
TOUS AVEC SEGOLENE !
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