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"J'ai pas voté Sarko"

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Vendredi 2 novembre 2007
LES VALEURS DE LA GAUCHE
 
 

Voici un exposé réalisé par un groupe de quatre camarades (Claudine, Jacky, Philippe et moi-même) appartenant à la section PS de Guise. Vos commentaires sont bien sûr les bienvenus.

 
 
INTRODUCTION
 

Nicolas Sarkozy n’a pas été élu grâce à son projet politique, que son électorat populaire découvre à peine (bouclier fiscal, TVA sociale, franchises médicales, …). C’est son discours sur les valeurs qui a convaincu : « le travail, c’est la liberté », « récompenser le mérite », « l’autorité est le fondement de l’ordre », …

En face, les partis de Gauche n’ont pas été disqualifiés par leur projet politique (qui connaît les 100 propositions de Mme Royal ?), mais par le dénigrement de leurs valeurs traditionnelles : l’égalité (égalitarisme, nivellement), la solidarité (assistanat), etc… D’autre part, si le programme de Mme Royal semblait si peu cohérent, c’est parce qu’on ne comprenait pas sur quelles valeurs fondatrices il s’appuyait.

 

Alors si la Gauche veut donner envie d’une « alternance » en 2012, elle doit convaincre sur des valeurs qui se distingueront clairement de celles de la Droite.

Le problème, c’est que les valeurs de tous les partis se rejoignent souvent (qui est contre la liberté ?) et que cette confusion profite aux plus démagogues.

En réalité la différence idéologique en Gauche et Droite, c’est la hiérarchie de ces valeurs et l’interprétation de ces mots un peu abstraits.

C’est pourquoi, au lieu d’énumérer une liste « à la Prévert » des valeurs de Gauche, on préfèrera les hiérarchiser dans une arborescence en forme d’arbre, ce qui mettra en valeur leur cohérence :

- les racines représenteraient la ligne idéologique,

- le tronc et les branches maîtresses représenteraient les valeurs fondatrices,

- les petites branches représenteraient les valeurs dérivées,

- le feuillage représenterait le projet politique (hors-sujet ici).

 

On connaît les valeurs classiques de notre belle devise nationale : liberté, égalité, fraternité ; mais il y en a d’autres, que Mme Royal et M. Sarkozy ont récemment valorisées - travail, famille, nation (oups !), et d’autres encore… – qui méritent qu’on y réfléchisse sans a priori...

 

 
A LA BASE : LA SOLIDARITE 
 

La solidarité (entre catégories socio-professionnelles, entre générations, entre communautés, entre peuples, …) est sûrement à la base des valeurs de la Gauche :

- la solidarité est source de justice ;

- la solidarité est source de liberté (elle permet l’autonomie des « classes » défavorisées) ;

- la solidarité est source d’égalité (elle réduit les inégalités) ;

- la solidarité est source de responsabilité et de fraternité.

 

Pour la Droite, la solidarité est une valeur mineure, qui compense les désengagements des collectivités. Elle se manifeste :

- par la charité

- par la solidarité familiale - au détriment de la liberté des femmes 

- par la solidarité communautaire (religieuse et ethnique) – au détriment de la laïcité et en faveur du communautarisme.

 
 

LES VALEURS FONDATRICES


 

La justice et l’équité s’associent pour se décliner en deux « branches » : les libertés et les responsabilités (ou alors : l'individu et le collectif ; ou encore : les droits et les devoirs).

 
Justice 
 

La Gauche met la loi au service des citoyens. Objectif : la justice et la responsabilité, prioritaires sur l’ordre.

 

La Droite place la Loi au-dessus des citoyens (conception biblique). Objectif : l’ordre et la discipline, prioritaires sur la justice. La tendance actuelle est d'ailleurs un retour aux archaïsme : juger la faute plutôt que le fauteur.

 
Equité
 

L’égalité est une valeur traditionnelle de la Gauche.

 

Mais la Gauche pratique plutôt l’équité (politique fiscale, …), l’égalité étant une évidence dans certains cas particuliers (égalité des droits et des obligations, égalité des chances, …).

 

La reconnaissance du mérite est « de Gauche » quand elle est soumise à l’équité.

 
Liberté
 
La Liberté est à la base des droits de chaque individu.
 
La Gauche défend bien sûr les libertés individuelles.

La Gauche (progressiste, libertaire) conquiert aussi des libertés sociétales, en brisant les tabous (sexualité, mort, …).

 

La droite défend plutôt la liberté économique (libéralisme), ce qui justifie que l’Etat se désengage de son rôle de protection et laisse au marché le rôle de régulation.

 
Responsabilité
 

Dans la mesure où l’Ordre n’est pas une valeur prioritaire, la Responsabilité garantit l’harmonie de la vie en collectivité.

Le maintien de l’ordre a pour objectif de rendre les citoyens responsables, en complément de l’éducation.

La Responsabilité est source de fraternité, envers nos concitoyens (tolérance, civisme) mais aussi envers les générations futures et le monde (écologie politique - développement durable et co-développement)

 
 
LES VALEURS DERIVEES

 
Education et famille
 

Pour la gauche «libertaire», la famille n’est pas une valeur : la famille n’est qu’un moyen d’aboutir à l’épanouissement et le bien-être de l’enfant, par le biais de l’éducation (des parents) et de la solidarité (des séniors).

Les « politiques familiales » de la Gauche ne valorisent pas la « valeur famille », mais l’éducation (exemple : congé parental), l’équité (exemple : allocations familiales), l’émancipation (liberté) des femmes (exemples : crèches, congé de paternité), etc...

 

Par contre, l’éducation est une valeur essentielle : non seulement elle favorise l’autonomie de nos enfants (valeur : liberté), mais en plus elle les rend responsables vis-à-vis de la collectivité (valeur : responsabilité).

 
Laïcité
 

C’est une traditionnelle valeur de Gauche, car la religion peut entrer en contradiction avec les valeurs de liberté (des mœurs), de justice (non arbitraire) et d’égalité (des sexes).

C’est pourquoi la laïcité, sans remettre en cause le libre choix d’exercice des cultes et une stricte neutralité envers les opinions religieuses de chacun, s’attache à maintenir l’ordre républicain au-dessus de tous les ordres religieux.

 
Identité / Nation
 

Pour certains, l’identité est une valeur « conservatrice », qui entretiendrait le repli sur sa propre communauté et le ressentiment vers la communauté voisine.

D’autres défendent :

- la reconnaissance d’une identité nationale (territoire, histoire, langue, culture, économie). Ceci favoriserait la cohésion de la nation au détriment des communautarismes. L’identité nationale, pour la Gauche, est basée sur la République, le droit du sol, l’intégration des immigrés.

- la reconnaissance des identités communautaires (identités religieuses, ethniques, sexuelles, politiques, …) qui garantirait le respect de chacun et la protection des minorités. 

 
Culture
 

C’est un élément de l’épanouissement personnel (liberté individuelle).

C’est aussi une ouverture qui favorise la tolérance (responsabilité collective).

 
Sécurité
 

C’est une importante valeur «de Droite», qui est associée à celle de l’«ordre».

 

Pour la Gauche, c’est un mot plus général (on parle par exemple de «la sécurité de l’emploi»), qui s’oppose à la précarité :

- pour la sécurité des personnes, la valeur associée est l’ordre ;

- pour la sécurité des familles (logement, pouvoir d’achat, intégration des jeunes, …), les valeurs associées sont le bien-être (matériel) et l’éducation.

 
Travail
 

La «valeur travail» de S. Royal a été récupérée, avec plus de succès, par N. Sarkozy.

 

Pour une certaine Gauche, le travail n’est pas une valeur, mais un moyen d’aboutir à l’autonomie (financière), donc une forme de liberté. C’est d’ailleurs la Gauche qui a permis les différentes diminutions du temps de Travail. 

 

Pour d’autres, le travail est une valeur en soi, source de dignité et d’épanouissement (goût du travail bien fait, satisfaction du devoir accompli). On pense aux utopistes du XIXe siècle (comme Godin), précurseurs du collectivisme, pour qui le travail était une valeur centrale.

 
 
CONCLUSION
 

On propose une arborescence en « arbre », dont la  hiérarchie est bien sûr discutable. Evidemment, par souci de lisibilité, ce schéma est simplifié (on sait bien qu'en réalité « tout se tient » !).

 

Pour que cette arborescente soit valable, quelles que soient les sensibilités de Gauche, les valeurs dérivées n’ont pas été hiérarchisées. Par exemple, il est évident que les Verts (Voynet) et le MRC (Chevènement) ne seront pas d’accord sur l’égale importance accordée aux valeurs « Ordre » et « Ecologie politique »…

 

Ensuite, mais c’est un autre sujet, il s’agira de décliner ces valeurs pour les rendre concrètement compatibles avec le monde du XXIe siècle.

par Thierry Doukhan publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Dimanche 17 juin 2007

Bravo à Jean-Pierre Balligand (circonscription de Vervins) et aux autres candidats de gauche (circonscription de Laon et Soissons) qui l'ont emporté.

René Dozière (Laon) : 56,2 %

Jean-Pierre Balligand (Vervins) : 53,3 %

Jacques Desallangre (Soissons) : 54,5 %

Nouvelle déception pour Dominique Jourdain (Chateau-Thierry) : 46 %

Tous les résultats (20minutes.fr)

par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Mercredi 25 avril 2007
COMMENT CONVAINCRE… DE NE PAS VOTER POUR SARKOZY ?
Diaboliser Sarkozy ? Non !
On a négligé le célèbre phénomène "action - réaction" : plus un candidat est attaqué, plus ses sympathisants se mobilisent pour le défendre par un vote "utile". Ainsi, la campagne de bécassination a profité à Ségolène Royal. Mais de la même manière, la diabolisation caricaturale de Nicolas Sarkozy a été contre-productive (31% !). Finalement, ce phénomène "actions - réactions" a autant profité aux deux candidats et a incité les gens à participer massivement à l’élection.
Combattre ses valeurs ? Ca dépend…
Nicolas Sarkozy revendique une "liberté" qui écrase l’"égalité" et se moque de la "fraternité"…
Et alors ? Cela représente les valeurs de beaucoup de gens, qui n’ont même plus honte de les afficher ! Dénoncer les valeurs de Nicolas Sarkozy, c’est convaincre certains électeurs égoïstes, misanthropes, nihilistes, revanchards… de voter pour lui !
Par contre on peut cibler ce combat, face à des démocrates ayant gardé des principes et quelques espoirs dans l’avenir (électorat bayrouiste ?) 
Combattre ses propositions ? Oui !
Même les électeurs les moins démocrates et les plus nihilistes, capables de renoncer à leurs libertés individuelles ou au principe de solidarité, n’ont pas envie de voir leur pouvoir d’achat baisser, ni d’avoir leurs enfants à charge pendant 35 ans…
Or le projet de Nicolas Sarkozy est plein de "fausses bonnes idées" contre-productives, qui voudraient redresser la France en pénalisant les français les plus modestes : libération des heures supplémentaires, contrat unique à droits progressifs, franchise médicale, … Je ferai bientôt un article synthétique qui démonte ces idées ineptes ; en attendant, allez voir l’édifiant documentaire SARKO, MOT A MOT, consultez son bilan et décortiquez le slogan emblématique "travailler plus pour gagner plus".
 
 
COMMENT CONVAINCRE… DE VOTER POUR SEGOLENE ROYAL ?
 
Ségolène Royal souffre surtout d’un manque de crédibilité : d’abord c’est une femme (oui, il reste quelques machistes en France !) ; et malgré son expérience et ses compétences, elle n’est pas chef de parti (aah, le culte du chef !).
Pour valoriser la crédibilité de Ségolène Royal, nous devons :
-         Rappeler son bilan, en tant que Ministre et Présidente de la région Poitou-Charentes. Consulter son bilan.
-        Démontrer la crédibilité de son Pacte Présidentiel, en valorisant la cohérence des 100 propositions (qui ne sont pas un catalogue d’idées indépendantes !). J’ai personnellement imaginé une mise en perspective autour de l’idée de "progrès durable", car ce projet de société considère qu’un progrès doit profiter à tous, pour s’installer durablement. J’ai décomposé ce "progrès durable" en trois axes : le développement durable (croissance, emploi, environnement), l’égalité durable (pouvoir d’achat, éducation, solidarité, sécurité), l’efficacité politique durable (démocratie et politique étrangère). Voir le détail.
-        Démonter les clichés de la Gauche dépensière qui valorise l’assistanat. Certes, les propositions de Ségolène Royal sont coûteuses ; mais les intérêts de la dette sociale, l’insécurité, le chômage, les cadeaux fiscaux aux entreprises sans contrepartie… sont beaucoup plus coûteux ! Le projet de Ségolène Royal veut dépenser juste, pour dépenser moins : plus de dépenses pour l’éducation, la formation, le logement, l’aide aux PME => familles plus sécurisées, moins de chômage, plus de croissance, plus de cotisations sociales => moins de dépenses pour l’"assistanat", l’insécurité, la dette sociale, ...  

...

Voir aussi :

 
 
COMMENT CONVAINCRE… EN ETANT EFFICACE ?
 
D’après la presse écrite, qui a fait un premier bilan, la net-campagne a eu une audience dérisoire, en comparaison des audiences télé des JT.
Il semblerait cependant que beaucoup de citoyens pro-Bayrou vont sur les sites politiques, alors débattons et commentons, dans les forums et blogs qu’ils consultent (en n’oubliant pas de signer par l’adresse de notre site). Moi j’ai même imprimé des petits coupons, avec un slogan accrocheur et le nom de mon site, que j’ai accrochés aux pare-brises des voitures garées à proximité d’établissements scolaires, de petites entreprises, etc…  

Mais on ne doit pas oublier les électeurs de Le Pen (voire de Sarkozy), qui sont parfois des ouvriers ou des chômeurs, c’est-à-dire un électorat "naturel" de Ségolène Royal. Ceux-là n’iront jamais sur un de nos blogs locaux "Désirs d’Avenir" et devront être convaincus sur le terrain (rues, marchés, porte-à-porte, …). Je vous conseille de commencer à leur parler des "fausses bonnes idées" de Nicolas Sarkozy (franchise médicale, contrat précaire généralisé, …) mais aussi de son action politique, qui a déjà puni toute une population pour lutter contre quelques délinquants (radars automatiques) ; c’est seulement quand ils sont dégoûtés de Sarkozy, qu’ils veulent bien entendre parler de Royal…

D’autre part, j’ai participé à une réunion publique locale organisée par une section locale des jeunes de l’UMP (lire mon récit). Le contact a été cordial et j’espère pouvoir co-organiser avec eux, un débat contradictoire local sur les deux projets (j’y jouerais le rôle de porte-parole de Ségolène !). S’ils sont d’accord, il restera à régler les problèmes techniques (quelle salle, quel jour, comment on co-finance les tracts annonçant le débat ?).

Enfin j’aimerais aussi organiser une manifestation festive de soutien à Ségolène, peut-être la veille du 2e tour (ou le 1er mai, à l’écart des manifs syndicales), avec banderoles, musique (Sé-Sé-Sé-Ségolèèène !), distribution de tracts… Il faudra contacter les sections socialistes du coin, dont les adhérents seraient le noyau dur des manifestants. Et si ce noyau dur n’est qu’un pépin, j’envisage un partenariat avec les autres comités locaux "Désirs d’Avenir" du département.

par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Vendredi 20 avril 2007
D'ABORD : MILITANT DU NET
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Bien qu’ayant toujours été fidèle aux valeurs de gauche, je n’avais jamais milité avant l’été dernier. Puis tout est allé très vite : une Droite décomplexée et berlusconisée, capable d’être réélue une troisième fois malgré l’échec de sa politique ; mes enfants que vois grandir et qui sont partis pour être la première génération, dans ma famille, à subir le descenseur social ; face à ces inquiétudes, l’irruption d’une femme politique qui m’a donné des ailes, pour vaincre ce qui semblait inéluctable.
L’été dernier, je me suis donc orienté vers Désirs d’Avenir et le militantisme par internet. Grâce à cet outil, j’ai eu l’occasion d’être sur-informé et je me suis appliqué, sur ce blog, à relayer les informations et argumentaires qui manquaient à la télévision. Mais, à l’approche de l’échéance, des articles dans la presse écrite annoncent que l’influence d’internet aura été surestimée pour cette campagne, avec une audience misérable en comparaison de celle des chaînes de télévision.
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ENSUITE : DISTRIBUTION DE TRACTS
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Alors je suis allé dans la rue, pour tracter dans les lieux publics, en essayant de susciter une communication avec les gens que je croisais (car je ne crois pas en l’efficacité du tractage sur les pare-brises ou dans les boîtes aux lettres). J’en suis revenu désemparé…
Dans les rues de Guise ou sur le marché de Marly-Gomont, l’essentiel des gens que je croisais en annonçant « le programme de Ségolène Royal ! » refusait mon tract. Alors j’essayais de les retenir… Soit en leur lançant « vous ne voterez pas ? » qui s’accompagnait toujours de la même réponse "on verra !"… Soit j’osais « vous préférez Sarkozy ? » et là j’entendais "Surtout pas ! Ni l’un, ni l’autre !". Je passe sur certains forains et "seniors", carrément agressifs : "Qu’est-ce qu’elle fout là, elle ?", "On s’en fouuut !", …
Par bonheur, environ une personne sur dix s’arrêtait, notamment quand je déclamais, mon tract à la main, "Ségolène Royal, la seule pour faire barrage à Sarkozy !". C’était souvent des jeunes ou des gens de la classe moyenne, qui hésitaient encore. En discutant avec eux, j’ai réalisé qu’ils n’avaient retenu que des clichés (Sarko le facho, Ségolène la gourde) ou des propositions-phares, tirées de leur contexte (le SMIC à 1500 euros). En cinq minutes, j’arrivais à les convaincre de la cohérence du Pacte Présidentiel (je n’en tire aucune gloire : il est facile de défendre un projet aussi brillant !). Si j’avais su, j’aurais démarré ça plus tôt…
 
ENFIN : IMMERSION DANS LE CAMP ADVERSE
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Justement, à l’occasion d’une matinée de tractage, j’ai rencontré des jeunes et sympathiques militants UMP. Nous avons improvisé une discussion animée, debout sur la place du marché (la tête des gens qui nous regardaient, médusés !). Ils ont fini par m’inviter à une réunion-débat pro-Sarkozy, à laquelle je me suis rendu hier soir.
Pas grand monde, peu de femmes, beaucoup de jeunes. Les jeunes intervenants ont défendu, thème par thème, le projet de leur candidat, selon la méthode-de-chez-Sarkozy : on énumère des propositions bien ancrées à Droite, en démontrant de manière foireuse qu’elles profiteront aux plus défavorisés. Attention, je ne dénonce pas les intervenants, qui ont l’air d’y croire sincèrement !
Puis, au cours de la partie questions-réponses, je me lance. Je me présente sans rien cacher de mon engagement pro-Royal. Je propose de relativiser certaines affirmations que j’ai entendues, ce qui est accepté cordialement :
-         Ségolène Royal n’est pas la candidate de l’assistanat (c’est même un des rares point communs avec Nicolas Sarkozy) ; je leur demande de ne pas faire l’amalgame entre ma candidate et les dirigeants socialistes du passé, de la même manière que je ne jugerai pas leur candidat en l’assimilant à Jacques Chirac.
-         Je dénonce la théorie du "travailler plus pour gagner plus", comme une fin en soi qui résoudrait tous les problèmes. Car faciliter l’emploi des étudiants qui veulent financer leurs études, c’est assurer leur absentéisme en classe et leur échec scolaire (en banlieue parisienne où j’ai enseigné, beaucoup d’élèves trouvent facilement un emploi en parallèle ; ce sont les premiers à abandonner leur scolarité avant l’examen). Quant aux enseignants qui multiplient les heures supplémentaires, ils ne peuvent s’en sortir qu’en négligeant la préparation de leurs cours (ou en renonçant à leur vie extra-professionnelle). Enfin, quand une caissière est obligée, pour survivre, de travailler jusqu’à 22 heures, qui est là pour éduquer les enfants et vérifier ce qu’ils font ?
-         Le nucléaire ne garantit pas l’indépendance énergétique de la France, pour la simple raison qu’aucun gisement d’Uranium n’existe en France !
-         Ce n’est pas par des mesurettes (inciter les constructeurs à baisser leurs tarifs !), qu’on facilitera l’accès à la propriété. Si les logements sont chers, c’est à cause du manque de logements sociaux, dont les bas loyers obligeraient les propriétaires privés de baisser leurs tarifs, pour rester compétitifs.
-         Concernant la baisse des frais de succession, les militants expliquent qu’il n’est pas normal que quelqu’un qui a travaillé dûr toute sa vie, ne puisse transmettre son patrimoine à ses enfants. Or seuls 20% des français les plus riches sont soumis à cette contribution et ils ont rarement gagné leur argent à la sueur de leur front.
 
J’ai eu droit aux réactions virulentes de quelques seniors, qui ont dénoncé la volonté de Ségolène Royal, quand elle était ministre, de faire construire une centrale nucléaire en Picardie (à vérifier). Je leur ai répondu que je ne milite pas pour Mitterrand, ni pour Jospin, ni pour la Ségolène des années 90. Un autre m’a balancé la volonté de Royal, de ne pas construire un deuxième porte-avion, ce qui supprimerait des emplois ! J’ai répondu… que je ne voulais pas répondre, car je serais gêné d’expliquer ici les tenants et les aboutissants du programme de ma candidate. Dans l’ambiance qui s’échauffait, les organisateurs ont d’ailleurs voulu recentrer le débat : "y a-t-il des questions sur le programme de Nicolas Sarkozy ?". En l’absence de réponse, on nous a invité à boire un verre.
Sur le chemin du retour, j’ai espéré qu’on aurait droit à un deuxième tour Sarkozy–Royal. En considérant l'ouverture d'esprit des jeunes UMP, ce serait l’occasion de co-organiser un débat local, avec des militants sarkozystes et des militants ségolistes.
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Jeudi 29 mars 2007
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Nous sommes ravis : il existe en Thiérache, un autre comité de soutien à Ségolène Royal ! Il s’agit du collectif "Debout, femmes de gauche !", récemment créé par Marie-Françoise Lefèvre et basé dans le canton de Sains-Richaumont.
 
A l’origine…
 
Marie-Françoise Lefèvre est partie d’un constat alarmant : la mobilisation de certains responsables politiques locaux laisse à désirer.
Déjà, pendant les primaires du PS, un débat local entre socialistes (qui avait pourtant bien commencé) s’était terminé par des propos insultants envers Ségolène Royal, en guise d’argument ultime ; cette mésaventure avait consolidé les convictions de Marie-Françoise, car en plus de défendre les idées de sa candidate favorite, il fallait aussi défendre sa personne.
Plus tard, après l’investiture de Ségolène Royal, presque tous les responsables socialistes locaux se sont mobilisés pour soutenir leur candidate. Mais certains, gagnés par leurs états d’âme, se sont contentés du "service minimum", freinant ainsi la dynamique de la campagne locale.
 
Un premier succès…
 
En réaction à "l’immobilisme des hommes" et après avoir été "regonflée" par sa participation au meeting de Villepinte, Marie-Françoise a voulu mobiliser les femmes. D’abord parce qu’elles ont la réputation d’être plus pragmatiques et concrètes que les hommes ; mais aussi en comptant sur la solidarité féminine, envers celle qui a donné à toutes les femmes "une leçon de courage et de combativité communicatives".
Le résultat fut à la hauteur des espérances : le 13 mars dernier, dans un local de Rougeries, une première réunion du collectif "Debout, femmes de gauche !" a réuni 40 femmes, acquises à la cause de Ségolène Royal.
Marie-Françoise y a exprimé son parcours et les raisons de son engagement. Puis elle a rappelé aux participantes qu’elle ne doivent pas rougir de leur condition de femmes de milieu rural, ni de leurs convictions : "nos voix valent autant que celles des autres".  
Enfin, au cours d’échanges libres et conviviaux, en petits comités, la mobilisation s’est concrétisée en prises de décision sur le partage des tâches (collage d’affiches, distribution de tracts, etc…). Il a aussi été décidé de s’ouvrir à tous les publics (hommes et femmes), pour "éveiller les consciences" et faire progresser les valeurs de gauche.
 
Et après…
 
Ce premier succès a séduit les plus hauts responsables socialistes locaux, qui ont décidé de s’appuyer sur ce collectif pour co-organiser une réunion publique, ouverte à tous, prévue le 13 avril à partir de 20 h, dans la salle polyvalente de Lemé (canton de Sains-Richaumont).
Seront présents Marie-Françoise Lefèvre (responsable du collectif "Debout, femmes de gauche !"), Jean-Jacques Thomas (1er Secrétaire Fédéral de l’Aisne du PS), Jean-Pierre Balligand (député), Yves Daudigny (Président du Conseil Général), Michel Lefèvre (Conseiller Général), Laurence Rossignol (Vice-présidente du Conseil Régional, secrétaire nationale du PS chargée du droit des femmes) et Thierry (Désirs d’Avenir en Thiérache).
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Samedi 17 mars 2007
27 mars : Arnaud MONTEBOURG (député, porte-parole de Ségolène Royal)
Vervins - salle polyvalente - 20 h
 
29 mars : Christian BATAILLE (député du Nord)
Athies-sous-Laon - 20 h 30
Remarque : Christian Bataille est un farouche défenseur de l’énergie nucléaire, ce qui n’est pas le cas de Ségolène Royal… ni de nous-même !
  
30 mars : Razzye HAMMADI (président du Mouvement des Jeunes Socialistes) 
14 h 30 - 16 h 15 : Rencontre avec des jeunes et des responsables associatifs dans le quartier de la Résidence à Chauny ; rendez-vous en face du bâtiment Béarn.
17 h - 17 h 45 : Rencontre avec des jeunes, devant le lycée Gérard de Nerval à Soissons.
18 h - 18 h 45 : Rencontre avec des jeunes, dans le quartier de Chevreux, à Soissons ; rendez-vous au n°23, près du centre social.
19 h 30 : Réunion publique à Villeneuve-Saint-Germain, salle Prévost-Grangy, rue de l’Aude (à côté du cabinet médical).
 
2 avril : Harlem Désir (député européen)
Saint-Quentin - 19 h - Restaurant des Champs Elysées, 68 rue de Baudreuil
 
3 avril : Jean-Marc AYRAULT (député, équipe du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal) et Jean-Yves AUTEXIER (MRC, conseiller de Paris chargé de la laïcité)
Guise - 19 heures - Théâtre du familistère Godin
 
4 avril : Vincent PEILLON (député européen, porte-parole de Ségolène Royal)
Château-Thierry - 20 heures - Centre social La Rotonde
Débat - rencontre autour d’un buffet
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10 avril : Gaëtan GORCE (Secrétaire national du PS à la riposte)
Saint-Gobain - 20 h 30 - Salle de la mairie
 
13 avril : Laurence ROSSIGNOL (secrétaire nationale du PS chargée du droit des femmes, vice-présidente du conseil régional de Picardie)
Lemé (canton de Sains-Richaumont) - 20 h - salle polyvalente
 
Cet article, incomplet, sera régulièrement actualisé quand j’aurai plus d’informations :
- lieu précis de chaque réunion publique
- thème de chaque réunion publique
- autres réunions publiques prévues.
Alors revenez jeter un œil régulièrement !
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Mardi 6 mars 2007
   Communiqué de presse  
.Anne FERREIRA
Députée européenne
Vice-Présidente du Conseil Régional de Picardie
 
OGM : non à la politique du fait accompli !
 
Des essais de pommes de terre génétiquement modifiées devraient avoir lieu dans l'Aisne en 2007 et 2008. Elus et citoyens sont tenus à l’écart de cette décision.
 
Plus de 1.000 hectares d'OGM seraient aujourd’hui cultivés ou expérimentés en France dans la plus totale opacité. Or aucune étude sérieuse n’a pu démontrer avec certitude les effets des OGM sur l'environnement et la santé humaine. Dans ce contexte, il est normal de faire prévaloir le principe de précaution mais aussi d’associer nos concitoyens aux discussions relatives à ce type d’expérimentations. Comme dans d'autres départements, cela n’est pas le cas dans l’Aisne! Ainsi, l’entreprise BASF s’apprête à tester une variété de pomme de terre génétiquement modifiée sur le territoire de Mont d’Origny, contre l’avis du maire !
 
BASF est un champion de la politique du fait accompli : opacité des décisions, absence d’informations, passage en force. Sans évoquer la question de l’opportunité de ce type d’essai (qui se pose pourtant), il est inadmissible de s’affranchir de l’avis des populations concernées.
 
C’est maintenant au ministère de l’agriculture de trancher. Pour mémoire, rappelons que la France n'a toujours pas transposé la directive européenne sur les OGM, ce qui lui vaut une amende de plus de 150.000 euros par jour de retard. Ce texte vise pourtant à contrôler la dissémination d'OGM dans l'environnement,  à des fins expérimentales ou commerciales. Elle exige également d’évaluer tous les risques que les cultures transgéniques comportent pour l’environnement. Elle prévoit enfin l'obligation d'informer le public. 
 
Le Conseil Régional de Picardie, comme d'autres collectivités françaises et européennes, a déclaré la Picardie zone sans OGM. Jusqu'à nouvel ordre, il n'est pas question de mener des essais en plein champ.
 
Saint-Quentin, le 1er mars 2007
 
 
   En savoir plus  
 
L’information objective :
Des pommes de terre génétiquement modifiées seront plantées dans un champ à Septvaux (02410), dans l'Aisne.
Les plantations seront effectuées au plus tôt en avril et au plus tard en juin de cette année. Le commanditaire de cette expérimentation est  BASF.
Les essais en plein champ sont destinés à la sélection de pommes de terre génétiquement modifiées porteuses d'une résistance améliorée à Phytophthora infestants (mildiou).
L'essai se fera sur 5 ans (2011) avec 4 sites en France dont deux dans l'aisne.
Une réunion d'information se déroulera en mairie de Septvaux le 13 mars 2007 à 19h en présence de représentants de BASF.
 
Les déclarations de Ségolène Royal sur les OGM : Lire
 
66e proposition de Ségolène Royal (Pacte présidentiel) :
Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.
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L’article d’Emmanuel Mousset (blog l’Aisne avec DSK
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Dimanche 18 février 2007
Si vous êtes fidèles lecteurs (lectrices) de ce site, vous savez que dans le jeu de la campagne présidentielle, les dés sont pipés.
 
Dans la plupart des médias nationaux, à la solde de Nicolas Sarkozy, tout est fait pour démobiliser les partisans de Ségolène Royal, en leur faisant croire que « les jeux sont faits » :
-  complaisance envers Nicolas Sarkozy et dissimulation d’informations (cafouillages de campagne de l’UMP, « bourdes » et échecs du candidat-ministre), etc…
-  entretien artificiel d’un suspense en faveur de François Bayrou, grâce à des sondages où les classes défavorisées, souvent favorables à Jean-Marie Le Pen, sont sous-représentées),
-  Entretien de malentendus sur les propos de Ségolène Royal (« bourdes » imaginaires), informations appuyées sur les cafouillages de la campagne du PS, multiplication de sondages artificiels défavorables à Ségolène Royal, ...
 
Pourtant, sur le terrain, l’engouement en faveur de Ségolène Royal reste intact. Et les militants PS, MRC, PRG et Désirs d’Avenir, sont davantage inquiétés par les médias que par leur candidate ! On l’a vu dernièrement, lors des débats participatifs et des derniers meetings (Villepinte, Dunkerque), où la participation a dépassé toutes les espérances des organisateurs.
 
Alors, puisque les médias ne relaient pas les propositions du « pacte présidentiel » de Ségolène Royal, faisons-le à leur place, sur le terrain, là où nous sommes !
Si vous habitez l’Aisne, contactez-moi : je vous aiguillerai vers les personnes qui vous fourniront des tracts à distribuer.
Sinon, contactez la fédération du Parti Socialiste de votre département ou les animateurs d’un blog « Désirs d’Avenir » de votre département.
 
Mais la campagne se fait aussi sur internet, en allant sur les blogs et les forums et en laissant des commentaires contradictoires argumentés, en faveur de notre candidate !
 
Plus d'informations, avec quelques liens :
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- Lire le Pacte Présidentiel (100 propositions de Ségolène Royal)
- Voir le nouveau tract (le pacte présidentel)
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- Nous contacter par e-mail
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- Trouver une fédération PS, dans votre département
- Trouver un blog Désirs d’Avenir, dans votre département 
 
- S’inscrire pour militer sur internet
- Argumentaires à diffuser sur internet : outils du militant (PS)  et communiqués de presse (PS)
 
par Thierry D. publié dans : Actualité militante dans l'Aisne
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Lundi 5 février 2007