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"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Jeudi 19 juillet 2007
Après l’arrogant Patrick Devedjian qui qualifie Anne-Marie Comparini (candidate MoDem aux législatives) de "salope", voici l’exaltée Rachida Dati qui subit les mésaventures de deux de ses frères avec la justice.
 
Ces deux informations ont quelques points communs :
-         Elles relèvent du domaine privé : Devedjian, comme chacun d’entre nous, a le droit d’insulter qui il veut, pourvu que ce ne soit pas en public ; quant à Dati, comme chacun d’entre nous, elle n’est pas responsable de ses frères.
-         Elles donnent l’occasion à l’opposition de ricaner. Pourtant quand, lors d’une conversation privée, Ségolène Royal avait plaisanté sur l’indépendance de la Corse, cette même opposition avait dénoncé le « coup bas » ; pareil quand on a appris que le frère de la candidate socialiste avait été impliqué dans l’attentat du Rainbow Warrior.
-         Elles détournent l’attention ; et pendant ce temps, on attend toujours de réelles critiques et contre-propositions, face à la politique soutenue par Devedjian et Dati.
 
L’opposition ne doit pas se comporter avec la même arrogance que beaucoup de responsables politiques de l’UMP. Par exemple, en prenant la défense de Patrick Devedjian, victime d’un journaliste indiscret ; ou encore, en soutenant Rachida Dati, face à ses problèmes familiaux. Ne pas dénoncer ces attaques, c’est consentir à être la prochaine victime du prochain journaliste « décomplexé ».
A ce sujet, un bon point pour Najat Vallaud-Belkacem, sur son blog : « Je ne parlerai pas non plus des difficultés de Rachida Dati que certains observent avec délectation et je lui adresse même mon soutien dans l’adversité sans renier ce qui nous sépare sur un plan politique. » (16 juillet 2007).
 
Pourtant, si j’osais…
Je me dirais que si certains cadres de l’UMP étaient moins insultants en privé, ils seraient peut-être moins odieux en public (voir l’article « marre d’être insultés ! »).
Je me dirais aussi que si les partisans des peines planchers avaient un frère délinquant récidiviste, ils réaliseraient peut-être l’aberration de cette mesure.
 
D’après l’édito de Philippe Val (Charlie Hebdo, 18 juillet 2007)
Dessin : RISS (Charlie Hebdo, 18 juillet 2007)
 
Sources :
-         desourcesure.com : « Devedjian : "Comparini, cette salope" »
-         lefigaro.fr : « Deux frères de Rachida Dati poursuivis pour trafic de drogue » 
-         Le blog de  Najat Vallaud-Belkacem 
-         L’article : « Marre d’être insultés !!! »
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Vendredi 15 juin 2007
Son actuel "état de grâce" autorise toutes les dérives de l'UMP.
Notamment les attaques "décomplexées" de l’opposition à coups d’insultes et de calomnies. Nicolas Sarkozy avait ouvert la voie, en prétendant que Bayrou et Royal étaient "du côté des fraudeurs".
 
Sylvie Noachovitch, délirante candidate UMP dans le Val d'Oise, est avocate et (à ce titre) ancienne chroniqueuse de l'émission télé de Julien Courbet.
Savourons sa rhétorique exaltée et son sens de la dramaturgie : "[Nicolas Sarkozy] est sincère, il regarde les gens devant, droit dans les yeux. C’est pas comme les socialistes qui regardent toujours de travers".
 
Jean-François Copé, lors d'une réunion publique à Palaiseau (le 7 juin dernier), a parlé des militants de gauche en ces termes choisis : "Quand on est capable, un jeudi matin, d'envoyer une petite cohorte de cloportes, un peu agressifs, venus m'expliquer qu'ils allaient sauver la démocratie, ça m'amuse parce que chez moi, à Meaux, nous avons aussi quelques résidus de cette nature".
Dire qu'on nous annonce Copé comme président du groupe UMP de la future Assemblée nationale ! "Donner une vraie place à l'opposition", promettait Sarkozy... On voit en quel mépris la tient le député-maire de Meaux, triomphalement réélu dimanche dernier.
Source : Plume de presse
 
François Fillon, aussi décomplexé, dénonce "[la gauche, qui] n'ose plus aimer la France" : "Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales. […] Fini ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France ! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser".
Source : AFP
 
     
 
Et si je me fendais, moi aussi, d'une "colère saine" ?
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Ca suffit !
Les personnalités et les militants de Gauche ne sont pas les souffre-douleur de la Droite !
Qu’attendent les responsables politiques (notamment au PS) pour frapper du poing sur la table, en exigeant la fin de ces méthodes de tyrans-de-cour-de-récré ?
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mardi 12 juin 2007
(article actualisé)
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Comme François Bayrou l’a fait depuis le début de sa campagne présidentielle, Ségolène Royale s’attaque aux médias! Interviewée par David Pujadas le 11 juin dans le journal de France 2, elle a dénoncé le manque d’objectivité des médias.
David Pujadas est bien maladroit quand il évoque le CSA pour défendre un reportage partisan. Car on ne contrôle que le temps de parole, pas l'équité du contenu dans ce temps de parole, ni la présentation biaisée des choses...
Oui, le CSA ne fait que surveiller le temps de parole. Si le contenu du reportage est positif ou négatif , ça ne change rien au système de calcul du CSA.
Afficher le nom des autres candidats en petit en bas de l'écran ou sur un panneau qui reste 2 secondes en reportage, pour équilibrer le temps de parole c'est du foutage de gueule.
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Evidemment le journal de France 2 ne parlera pas de ça, trouvé dans une dépeche AFP tout à l'heure :
Le Syndicat national des Journalistes (SNJ) de France 2 n'a pas souhaité commenter directement les reproches de Ségolène Royal, mais a fait valoir qu'il avait interrogé à plusieurs reprises la direction sur une "baisse" de la "crédibilité" de la rédaction pendant la campagne présidentielle, sans obtenir de réponse satisfaisante. "Tout semble fait pour nous empêcher de poser des questions sur les manquements à la déontologie", notent les délégués du personnel SNJ et SNJ-CGT de France 2, dans une lettre adressée fin mai au président de France Télévisions, Patrick de Carolis.
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Source : intox2007
 .
Quelle coïncidence ! David Pujadas m’avait justement horripilé, lors de la soirée électorale du 10 juin, par sa complaisance envers l’UMP…
Sur le plateau, Rama Yade (secrétaire nationale de l'UMP), aussi culottée et arrogante que ses camarades, osait fustiger les partis de l’opposition, accusés de ne pas laisser la place aux jeunes et aux minorités ethniques. Elle se posait même comme "preuve vivante" de la modernité de son parti.
Bien inspirée, Dominique Voynet lui rappelle cordialement que l’UMP n’a présenté que 30% de candidates aux législatives (ce qui est d’ailleurs illégal) et qu’il est dommage qu’elle ne se soit présentée… Aussitôt, le zélé Pujadas retourne la situation en évoquant le caractère exceptionnel (quand même !) de la parité du gouvernement, qui n’est pourtant pas obligatoire !
Le dernier mot est laissé à Rama Yade, qui achève Dominique Voynet avec une phrase méprisante que j’ai bien fait d’oublier. Beuuuurk…
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Samedi 19 mai 2007
Alain Juppé : Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Jean-Louis Borloo : Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Michèle Alliot-Marie : Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Bernard Kouchner (PS) : Ministre des affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement 
Rachida Dati : Ministre de la justice 
Xavier Bertrand : Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité 
Xavier Darcos : Ministre de l'éducation nationale
Valérie Pecresse : Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Hervé Morin (UDF) : Ministre de la défense 
Roselyne Bachelot : Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Christine Boutin : Ministre du logement et de la ville 
Christine Lagarde : Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Albanel : Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Eric Woerth : Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
.  ..
...
Pour la composition de son gouvernement, Nicolas Sarkozy a bousculé les lignes, avec de joyeux mélanges : droite-centre-gauche, fidèles-ralliés, expérimentés-novices, hommes-femmes. Il semblerait que sur ce point, il ait tenu les promesses… de Royal et Bayrou !
Et pourtant… 
 
Des "personnalités de gauche" nouvellement ralliées, avaient déjà montré par le passé qu’elles avaient "les idées larges". Mais leurs responsabilités risquent d’être assez anecdotiques.
Bernard Kouchner a obtenu le poste que les socialistes ne lui ont jamais concédé. Hubert Védrine a été plus prudent, en refusant ce ministère : "J'estime essentiel pour la France que le ministère des Affaires étrangères soit fort, doté de moyens suffisants de conception et d'exécution […]. J'ai constaté que ce qui était prévu était différent".
Quant à Eric Besson (secrétariat d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques) et Martin Hirsch (Haut-Commissariat aux solidarités), on suivra avec intérêt l’avancée de leurs éventuels travaux…
 
Les "poids lourds" Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie, et Jean-Louis Borloo ont aussi trouvé une place, malgré leurs réserves pendant la campagne de Nicolas Sarkozy. Nul doute qu’il préfère les savoir dans le gouvernement plutôt qu'en embuscade, à l'extérieur. D'autre part, M. Juppé aura un rôle peu stratégique ; quant à Mme Alliot-Marie et M. Borloo, ils héritent de ministères aux compétences allégées.
 
En revanche, la "garde rapprochée" du chef de l'Etat sera chargée de mettre en œuvre les réformes promises par le candidat. Brice Hortefeux essuiera les plâtres d’un ministère qui a suscité la polémique. Rachida Dati devra faire voter dès l'été deux lois emblématiques : l'instauration des peines plancher pour les récidivistes et l'abaissement à 16 ans de la majorité pénale. Xavier Bertrand veillera au sort du service minimum, du contrat de travail unique, de l'organisation des quatre conférences sociales de la rentrée et de la réforme des régimes spéciaux de retraite en 2008.
 
Une seule "prise" (mais de poids) du côté des "centristes", avec Hervé Morin, président du groupe UDF à l’Assemblée Nationale. Notons que les autres prétendants UDF devront patienter en attendant la nomination d'une quinzaine de secrétaires d'Etat après les législatives. Une manière de mettre la pression sur ces ralliés récents et de tester leur zèle sarkozyste pendant la campagne qu'ils s'apprêtent à mener.
 
Justement, certains dénoncent un "gouvernement de campagne électorale" (Jean-Marc Ayrault) ou encore un "gouvernement vitrine" (Noël Mamère), destiné à être remanié après les élections législatives.
"Gouvernement vitrine" car les ministres "d'ouverture" nommés à la défense et aux affaires étrangères, occupent le domaine réservé du président.
"Gouvernement de campagne électorale", car certains ont déjà préparé leur sortie : Alain Juppé reste maire de Bordeaux et se représentera en 2008 ; quant à Jean-Louis Borloo, on sait depuis longtemps qu’il vise la Mairie de Paris…  
 
 
Dessin : Plantu
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Vendredi 4 mai 2007
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mercredi 2 mai 2007
L’Autre campagne présente
"REFUTATIONS "
Un film de Thomas Lacoste (66 mn)
 
 
« Seize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d'urgence... Avant qu'il ne soit trop tard ! »
 
Le film Réfutations est libre de droit, à condition d’ajouter une mention obligatoire : « Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »
  
 
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Avec par ordre d’apparition :
Eric Fassin, sociologue et américaniste à l’Ecole normale supérieure (ENS)
Thomas Piketty, économiste, directeur d'études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Michel Husson, économiste, administrateur de l’INSEE, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales, membre de la Fondation Copernic
Anne Debrégeas, ingénieur au centre de recherche d’EDF, fédération SUD-Energie
Christian Lehmann, médecin généraliste et écrivain
Bruno Julliard, président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Alain Trautmann, biologiste, codirecteur du département de biologie cellulaire de l'Institut Cochin (Paris) et animateur du mouvement « Sauvons la recherche »
Jeanne Balibar, comédienne et chanteuse
Louis-Georges Tin, maître de conférences à l'IUFM d'Orléans, porte-parole du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) et fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
Richard Moyon, porte-parole de Réseau Education Sans Frontière (RESF) et enseignant de lettres et d’histoire
Emmanuel Terray, ethnologue, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et membre du Cercle Migrations et libertés (CMIL)
Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, maître de conférences à l'université Paris-XIII et chercheuse au laboratoire Experice et au CADIS (EHESS-CNRS)
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature et juge pour enfants au tribunal de Bobigny en Seine-Saint-Denis
Thomas Heams, administrateur de la C6R-Paris, biologiste maître de conférences en génomique fonctionnelle animale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon
Susan George, présidente du conseil du Transnational Institute, ancienne vice-présidente d’ATTAC
Monique Chemillier-Gendreau, juriste internationale, professeure émérite de droit public et de sciences politiques à l’université Denis-Diderot-Paris-VII, présidente d’honneur de l’Association européenne des juristes pour la démocratie et les droits de l’homme dans le monde.
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Avec le soutien de Alterdoc, Bastamag.org, Charlie Hebdo, Confluences, Editions La découverte, Les Inrocks, L’Humanité, Le Passant Ordinaire, Marianne, Politis, Mouvements, Regards, Témoignage chrétien, Vacarme...
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Dans le même genre, voir aussi le documentaire "Sarko mot à mot", ici
par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Mardi 1 mai 2007
Que serait la France de Nicolas Sarkozy s'il accédait, le 6 mai, à la présidence de la République ? Une France qui serait tirée vers le bas, par des mesures rétrogrades ou contre-productives !
 
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1)  Une certaine idée de la justice

Ce qu'il veut faire.
- «Lutter contre la récidive en instituant des peines-planchers pour les multirécidivistes» (peine maximale au bout de trois fois). 
- Nicolas Sarkozy veut aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs.
Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure provoquerait l'explosion de la population pénitentiaire. Or les pénitentiers sont des usines à fabriquer des récidivistes... C'est un cercle viceux contre-productif.

Ce qu'il a fait.
- Il a remis en cause le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, accusés de «démissionner» face aux délinquants.
- Sarkozy a multiplié le fichage en étendant le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects, contre l'avis de la CNIL.
La criminalité ne sera pas enrayée durablement, par une remise en cause des libertés individuelles de tous les citoyens.
En savoir plus : lire ici  l'ouvrage "Ruptures" du magistrat Serge Portelli, qui dresse le bilan de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Au dernier moment, son éditeur a « renoncé » à publier ce texte.
 
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2)  Une certaine idée de la police  
 
Ce qu'il veut faire.
- Il veut une direction unique du renseignement qui réunirait RG et DST. Une direction unifiée présente l’intérêt d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique.

Ce qu'il a fait.
- Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a mis en place la «culture du résultat». Les policiers ont dénoncé ces pratiques lors de leurs élections professionnelles.
- Il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité.
Cette «culture du résultat» force les policiers à multiplier les interpellations (petite délinquance) pour «faire du chiffre», quitte à négliger les enquêtes longues et minutieuses (grande délinquance). C'est une politique contre-productive qui favorise la répression aveugle en donnant l'illusion médiatique de l'efficacité.
En savoir plus : lire ici l'article "Sécurité : le bilan de Sarkozy" et lire ici l'article de Libération "Sarkozy a imposé une police d'efficacité médiatique".
 
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3)  Une certaine idée de l'immigration
 
Ce qu'il veut faire. 
- Créer d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères.
- Faure adopter une troisième loi sur l'immigration, qui limiterait le regroupement familial.
 
Ce qu'il a fait. 
Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 (suppression de la «double peine») puis en 2006 (limitation des conditions de régularisation des immigrés, mise en place de l’immigration «choisie»). 
En savoir plus : lire ici le rapport de la CIMADE "De la loterie à la tromperie" (à télécharger), qui démontre que les critères de régularisation (des sans-papiers) sont flous, subjectifs, appliqués de manière incohérente et sans transparence. Pour « faire du chiffre », c’est l’arbitraire qui domine.    
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4)  Une certaine idée de l'individu
 
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy propose le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.
 
Ce qu'il a dit.
- Dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»
Privilégier l'inné sur l'acquis, c'est renoncer au rôle de l'éducation et se contenter de "gérer" de prétendues fatalités.
En savoir plus : lire ici le récit de l'entretien entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy, qui affiche une vision de l'individu et une personnalité... effrayantes.
 
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5)  Une certaine idée du social
 
Ce qu'il veut faire.
- Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d’arrêt de travail. Il souhaite l'organisation d'un service minimum dans le secteur public.
- Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas la moitié des départs à la retraite.
Nicolas Sarkozy veut fragiliser les services publics (écoles, police, justice, hôpitaux, ...), pour compenser les cadeaux fiscaux faits aux entreprises. 
- Pour les salariés du secteur privé, il remplacera le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du CNE ou du CPE, ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier.
On nous fait croire qu'il faut renoncer à la sécurité de l'emploi, pour avoir une chance d'être embauché. Mais seul 1 CNE sur 10 correspond à une réelle embauche nouvelle ; c'est surtout une aubaine pour le patronat qui aurait embauché (en CDD ou CDI) de toute façon.
En savoir plus : lire ici l'article de l'Express "un an après, le bilan"
- Il propose d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires.
Cela signifie que les entreprises auraient  intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.
En savoir plus : lire ici des articles qui démontrent le "n'importe quoi" du slogan "travailler plus pour gagner plus". 

Ce qu'il a fait.
- Au ministère de l'Economie, le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires.
- Il a soutenu la création du CNE (2 ans de période d’essai dans les petites entreprises) à l'été 2005.  
 
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6)  Une certaine idée du logement
 
Ce qu'il veut faire.
- Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social» par an.
Ces ventes concerneront les plus beaux HLM, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme pourrait réduire l'offre d'habitat social, et ainsi accentuer la flambée des loyers du privé.

Ce qu'il a fait.
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans.
- Maire de Neuilly pendant neuf ans, sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux.
 
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7)  Une certaine idée de la santé
 
Ce qu'il veut faire.
- Il propose «un système avec quatre franchises» (les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation). Ces sommes ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale (le montant serait décidé chaque année).
Cette logique revient à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses. Comme pour la sécurité (et notamment la sécurité routière) : pour dissuader une minorité d'individus inciviques, c'est l'ensemble des citoyens qui trinquent !

Ce qu'il a fait.
- Ministre de l'Economie en 2004, Nicolas Sarkozy a refusé de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Il ne prône que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, même pour les comptes sociaux.
 
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8)  Une certaine idée de la fiscalité
 
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal», ce qui revient quasiment à supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
- Il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession».
Mais 80 % des patrimoines échappent déjà à toute imposition ! Avec cette nouvelle proposition, 20 % des Français les plus riches (qui ne sont pas ceux "qui se lèvent tôt", mais ceux qui vivent de la rente) échapperaient à cette contribution.

Ce qu'il a fait.
- Baissant l'impôt sur le revenu (IR), la majorité a pourtant fait augmenter le taux des prélèvements obligatoires pour tous (qui comprend la TVA, la taxe d’habitation, …). Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal».  
L'imposture de Nicolas Sarkozy, c'est aussi de faire croire aux pauvres qu'ils vont payer moins d'impôts... alors que seule sa clientèle privilégiée est concernée.
 
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9)  Une certaine idée des médias
 
Ce qu'il veut faire. 
- Il prévoit de diluer le Ministère de l’Education, dans un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation.
 
Ce qu'il a fait. 
- Nicolas Sarkozy compte beaucoup d'amis dans les médias : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match (coupable d'avoir publié un article présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux) ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1.
Il est régulièrement accusé de collusion avec les patrons de médias, voire d’intimidations et de menaces envers les journalistes, pour verrouiller leur liberté d’information.
En savoir plus : lire ici l'article de Libération "La haute main de Sarkozy sur les médias" et lire ici l'article du Nouvel Observateur "Comment Sarkozy met la presse sous pression".
 
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10)  Une certaine idée du pouvoir
 
Ce qu'il veut faire. 
- renforcer les pouvoirs du président (il veut un «président fort»), grâce à une révision de la Constitution.
 
Ce qu'il a dit. 

- Il défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France».

Nicolas Sarkozy veut confisquer le pouvoir. Craindrait-il les "gardes-fou" (sans jeu de mots) ?

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D'après l'article "Les dix fractures programmées de Sarkozy" (Libération du 25 avril 2007)

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Autre article sur le même thème :

"Nicolas Sarkozy à l'épreuve des faits"

par Thierry D. publié dans : TOUT SAUF SARKOZY !
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Samedi 28 avril 2007
A lire avant de voter (surtout la dernière partie)
>
il faut 10mn pour le lire, le président est élu pour 5 ans...
> Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
> à faire suivre !

Fichage généralisé

Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casier judiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d’euros. Vient s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS).

La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) et d’autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc…) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».
 

Fichage ADN en cas d’infraction à la loi 

Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.
 

Carte nationale d’identité et passeport biométriques 

Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur. Elle contiendra les empreintes digitales et l’image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus. 

La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.
 

Abolition du secret professionnel 

Le projet de loi sur la ‘prévention de la délinquance’ propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles ‘déviantes’. 

Service Citoyen Volontaire 

Vient d’être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévoles pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires ». Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche. 

Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre 

Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50 000 volts et de 2 milliampères jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisée par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après une phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1 000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. À terme, chaque voiture de police devrait en être équipée, soit 10 000 véhicules. Un Taser coûte 1000 euros. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié). 

Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.
 

Conservation des données Internet et téléphoniques 

Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet, les données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats. 

En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.
 

Prime au mérite pour les agents de police 

Le 21 juillet 2004 une prime de résultats exceptionnels à titre individuel ou collectif pour toutes les catégories d'agents de la police nationale a été instaurée. Cette « rémunération au mérite » récompense la performance des agents calculée en fonction de leurs résultats. 

Le montant de cette prime était de 5 millions d'euros en 2004, il atteindra les 20 millions d'euros en 2007. Plus de 17 000 primes on été attribuées en 2004 d'un montant moyen de 290 euros. En 2006, plus 36 000 primes on été attribuées d'un montant moyen de 370 euros.
 

Tout cela, Nicolas Sarkozy l’a fait en moin