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"J'ai pas voté Sarko"

sur le site

jaipasvotesarko.com

Lundi 18 juin 2007

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L'annonce de la séparation de Ségolène Royal et de François Hollande a fait son effet, en pleine soirée électorale, dimanche 17 juin, au milieu des résultats du second tour des élections législatives. D'autant qu'on apprenait aussi que l'ancienne candidate à la présidentielle souhaite se présenter à la tête du Parti socialiste. C'est dans un livre, intitulé Les Coulisses d'une défaite, à paraître mercredi et rédigé par deux journalistes au service politique de l'AFP, que la présidente de la région Poitou-Charentes fait état de cette séparation, à une date qu'elle a refusé de préciser, et de ses intentions politiques.

Selon Mme Royal, cette annonce ne devait pas être faite dimanche soir. Elle a déclaré à Reuters que"cette divulgation a été faite dès ce soir malgré mon opposition par certains médias. Je la déplore". "Je n'ai fait aucune déclaration ce soir (...) Je ne voulais pas l'annoncer ce soir en pleine élection législative", a-t-elle insisté. L'officialisation de la séparation "ne devait être faite qu'en milieu de semaine. En conséquence, un communiqué conjoint sera publié lundi matin", a-t-elle précisé.

L'information a été confirmée, peu après, dans un communiqué, par François Hollande, qui cependant "entend rappeler que, depuis son entrée en politique, il a toujours voulu protéger son intimité, comme celle de sa famille, et faire prévaloir la distinction entre ses activités publiques et sa vie personnelle". M. Hollande souligne qu'"il ne tolérera aucune atteinte à sa vie privée ni à son droit à l'image" et que "toute violation de ces principes donnera lieu à une réaction procédurale immédiate". Le premier secrétaire a précisé qu'il ne ferait "aucune autre déclaration" à ce sujet.

Dans Les Coulisses d'une défaite, qui sera publié aux éditions de L'Archipel, écrit par Christine Courcol et Thierry Masure, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle demande qu'on ne présente plus François Hollande comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas". Elle ajoute : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux." Ségolène Royal précise encore : "On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel."

Source : lemonde.fr

En savoir plus :

Ecoutez la déclaration intégrale de Ségolène Royal sur France Inter annonçant sa séparation avec François Hollande, dans un entretien enregistré samedi 16 juin et diffusé lundi 18 à 8h sur France Inter (durée 8 minutes). 


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Dans cet entretien, elle laisse entendre que les problèmes du couple datent d'avant la campagne présidentielle.

"Cela fait déjà un certain temps qu'un certain nombre de supputations et de rumeurs circulent sur moi et François Hollande, je crois qu'il était nécessaire de clarifier les choses", dit-elle dans cet entretien enregistré samedi matin dans son bureau de député à l'Assemblée nationale.  D'une voix grave et emprunte d'émotion, Mme Royal a déclaré :"Je voudrais dire très simplement que nous avons décidé de ne plus être ensemble. Comme tous les couples, nous avons connu des difficultés. J'avais choisi de les mettre entre parenthèses pendant la campagne (...) C'était aussi pour moi une nécessité pour protéger mes enfants."

Lundi matin également, sur l'antenne de France-Info, François Hollande a assuré que cette rupture avec l'ancienne candidate à la présidentielle n'a "pas de cause politique, pas de conséquence politique". Il a rappelé dimanche soir son intention de rester à la tête du PS jusqu'au prochain congrès, prévu en 2008.

De son côté, Ségolène Royal n'a pas voulu dévoiler ses intentions politique futures. "La question du Parti socialiste est totalement disjointe, je n'ai pas envie de l'aborder dans ce contexte", a-t-elle indiqué.

Source : lemonde.fr

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Dimanche 10 juin 2007

La vague (estampe japonaise) par Hokuzai

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Les "royalistes" sont en difficulté.
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Bon nombre de proches de Ségolène Royal se trouvent éliminés (comme Malek Boutih) ou en ballottage plus ou moins défavorable : Jean-Pierre Chevènement ("pilier" de son équipe présidentielle) ; Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg (les porte-parole de Mme Royal) ; Patrick Mennucci, Julien Dray (conseillers) ; Aurélie Filippetti (ex-Verts), Jean-Louis Bianco (codirecteur de la campagne présidentielle) ; Safia Otokoré, Jean-Jack Queyranne, Pierre Alain Muet, Michel Sapin.
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Seul le département des Deux-Sèvres, fief électoral de Mme Royal, n'a pas failli. Delphine Batho, qui prenait la succession de l'ex-candidate à la présidentielle dans la 2e circonscription, est arrivée en tête avec 44,55 % des voix, de même que la députée sortante de la 1e, Geneviève Perrin-Gaillard, avec 48,59 %. Une consolation.
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Quant à François Rebsamen, il ne se présentait pas.
 
Cette situation pourrait peser sur les ambitions de la candidate socialiste. Car les idées de Ségolène Royal risquent d’être bien peu relayées au sein de la future assemblée nationale.
Cette défaite des « lieutenants » de l’ex-candidate du PS, correspond à l’importante abstention des populations qui avaient massivement voté pour elle (jeunes et habitants des quartiers populaires) et qui ne semblent pas avoir compris l’enjeu de ces élections.
 
En savoir plus :
"Dray, Bianco, Montebourg, Mennucci, les 'royalistes' en mauvaise posture" (lemonde.fr)
En savoir encore plus :
Les résultats par circonscription (20minutes.fr)
Les têtes d’affiche de la gauche (20minutes.fr)

 

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 8 juin 2007
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Sondages à l’appui, il semble admis que l’UMP aura bientôt la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Dans ce contexte, les partis de l’opposition ont bien du mal mobiliser leurs électeurs pour un scrutin annoncé comme perdu d’avance.
Mais au-delà de l’enjeu politique, on a "oublié" de parler des enjeux financiers et médiatiques, plus délicats à avouer. Pourtant ce sont peut-être eux, qui vont décider de l’élection de Nicolas Sarkozy… en 2012.
 
 
L'aide publique est aujourd'hui la principale source de financement des partis :
-          Une première tranche (33 millions d'euros en 2007) est proportionnelle aux résultats obtenus par le parti aux législatives précédentes. Chaque formation politique ayant présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions et ayant obtenu au moins 1% des suffrages, touche 1,63 euro par voix obtenue, pendant cinq ans.
-          La deuxième tranche (40 millions d'euros en 2007) est proportionnelle au nombre de parlementaires se déclarant inscrits au parti concerné.
D’autre part, la puissance publique rembourse, sous certaines conditions, tout ou partie des frais de campagne. L'Etat octroie ainsi aux candidats ayant récolté au moins 5% des voix du premier tour, un remboursement pouvant aller jusqu'à la moitié du plafond des dépenses autorisé dans la circonscription. Ce plafond s'élève à 38.000 euros par candidat, montant auquel il faut ajouter la somme de 0,15 euro par habitant de la circonscription.
 
 
Un autre enjeu est le temps de parole à la télévision et à la radio. Car le principe d’"équité", imposé par le CSA, est basé notamment sur les résultats des élections précédentes. Ainsi, un parti ayant eu une large avance aux élections présidentielles et législatives de 2007, aura aussi droit à une large avance médiatique, jusqu’à la campagne officielle des élections présidentielles de 2012 !
 
 
Ainsi, l’intérêt de Nicolas Sarkozy n’est pas seulement d’obtenir une majorité permettant d’appliquer son programme. C’est aussi d’asphyxier tous les partis de l’opposition, privés des ressources financières et de l’espace médiatique nécessaires pour permettre une alternance politique en 2012.
Alors dimanche, il faudra voter pour l’opposition ; non pas pour espérer une cohabitation, mais pour éviter un deuxième mandat sarkoziste.
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Sources :
"L’enjeu financier derrière les législatives" (lci.fr)
"Les règles du CSA pour la présidentielle" (nouvelobs.com)
Dessin : Charb (Charlie Hebdo)
 
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Jeudi 24 mai 2007

Comment parvenir à présenter 50 candidats aux législatives, condition nécessaire pour toucher, à condition de totaliser plus d'1% des voix, 1,63 euros par voix durant cinq ans ? Le nouveau Parti social libéral européen, appellation choisie par les centristes UDF ralliés à Sarkozy, avait un sérieux problème, puisque composé de 22 membres seulement, ceux que François Bayrou le trahi surnomme en off "les 22 salopards". Alors ils sont allés chercher des candidats parmi leurs collaborateurs : secrétaires, assistants, webmasters et même jusqu'au chauffeur d'Hervé Morin ! La palme revient d'ailleurs au ministre de la Défense, qui a abondamment recruté au sein de sa famille. Dans la liste, relevée par Le canard enchaîné d'hier, figurent en effet Catherine Broussot-Morin, Philippe Morin, Lisa Morin, Julien Morin et Micheline Morin. Il ne manque plus que Minou Morin le chat et Médor Morin le chien, sans oublier Bubulle Morin, le poisson rouge ! Interrogé par Libération à ce sujet, les collaborateurs du ministre se sont bornés à préciser que Catherine était sa femme et Philippe un "membre de la famille", se refusant à apporter des informations sur les autres. Quant à l'attaché de presse du groupe UDF à l'Assemblée, Alexandre Fontana - lui aussi candidat ! -, il a benoîtement expliqué que cette litanie de Morin dans la liste relevait du... "hasard" ! "Concours de circonstances inattendu et inexplicable", précise notre dictionnaire. C'est sûr qu'il est inattendu et inexplicable que des membres de la famille d'Hervé Morin se présentent aux législatives pour le compte du nouveau parti qu'il vient de créer. A la limite, il n'était même pas au courant ! Dans le genre foutage de gueule, Fontana fait très fort. Ca valait bien un Bonnet d'âne.
La réaction de Maurice Leroy, élu UDF du Loir-et-Cher, n'est pas aussi idiote, mais parfaitement cynique. Répondant au centriste Eric Azière, resté fidèle à Bayrou et son MouDem, qui accusait le PSLE de présenter "une armée de figurants", il ne le nie pas mais rétorque ce matin sur France Inter : "On est obligé parce que la loi dit "faut 50 candidats", et sinon tu perds le pognon qui justement te permet de créer le parti. François Bayrou lui-même a des candidats totalement pipeaux, qui sont faits pour récolter 1,63 euro par voix. En 2002, Bayrou avait 200 candidats totalement bidons pour le financement public dans les circonscriptions" - signalons que Leroy est un des anciens bras droits du Béarnais... - "donc je ne vois pas pourquoi Morin serait interdit de le faire, faut arrêter les conneries !" Selon lui, présenter des candidats "bidons" est donc parfaitement normal : "C'est vrai pour toutes les formations politiques, toutes autant qu'elles sont", affirme-t-il. Bel effort pour réconcilier les Français et la politique.

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Source : Blog d'Oliver Bonnet

En savoir plus :

"Candidats 'bidons' : le ton monte entre centristes du MoDem et du PSLE" (Nouvel Obs)

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Mardi 8 mai 2007

Et maintenant, je vais prendre quelques jours de relâche militante, en profitant du "vide" de l'actualité : ténors du PS qui marchent sur des oeufs pour limiter les dégats du mois prochain, Nicolas Sarkozy qui part en vacances, ...

Je vous lâche quand même, en vrac, se qui se lit sur le net :

- Le site national "Désirs d'avenir" va être rénové dans les prochains jours, en remettant en route les forums.

- Rumeur : un rassemblement autour de Ségolène Royal serait prévu dans 10 ou 15 jours.

- Les ségolistes, mais non adhérents socialistes, sont priés d'adhérer rapidement au PS (inscription à 20 euros par internet), afin de soutenir Ségolène Royal "de l'intérieur"... pour qu'elle devienne la prochaine Secrétaire Nationale du PS par exemple ! D'autre part, il est admis que l'échec est aussi lié à la nomination tardive de notre candidate ; le (ou la) prochain(e) candidat(e) pour 2012 pourrait être désigné beaucoup plus rapidement, par les adhérents socialistes...

Dans quelques jours, j'aurai aussi rénové ce blog, qui aura l'ambition de soutenir Ségolène Royal, pour qu'elle reste au premier plan au sein du PS, en prévision de 2012. Les nouveaux articles seront  moins fréquents qu'auparavant, mais en contrepartie je m'investirai davantage dans une campagne "sur le terrain", ainsi que sur le nouveau blog du collectif "J'ai pas voté Sarko" (http://jaipasvotesarko.over-blog.fr). 

Ségolène nous a donné l'exemple dès le soir du 6 mai : toujours mobilisée, et avec le sourire ! Alors à bientôt...

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 4 mai 2007
Soyons lucides : Nicolas Sarkozy a de sérieuses chances de remporter cette élections présidentielle. J’ai longtemps refusé cette éventualité (« Sarkozy, président ? Pas possible ! Non mais tu imagines ? »). Et j'ai bien vérifié que les citoyens les plus résistants à la confusion et au clientélisme (classes moyennes, jeunes, prolétaires avertis) tremblent à l'idée d'une présidence sarkozyste.
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Mais ensuite je réalise que des présidents aussi improbables que Poutine, Bush ou Berlusconi ont été élus (voire même réélus !) démocratiquement, par un peuple qu’ils ont trompé.
Et puis je repense à ce matin, à Marly-Gomont. Quand des habitants, souvent retraités et hargneux, m’expliquent que les politiciens sont tous des pourris qui ne pensent qu’à gagner le fauteuil de président pour gagner le Jackpot. Avant de comprendre qu’en fait, ils comptent bien voter… pour Sarkozy ! Sarkozy, le nouveau vote protestataire anti-système, c’est pas un comble ?
Et puis je repense à ces femmes désoeuvrées, en stage de formation, qui dénigrent Ségolène Royal en dénonçant "y’a trop d’assistanat" et "y’a trop d’impôts". Alors qu’elles survivent grâce aux aides sociales et qu’elles ne sont pas imposables !
Alors, face à cette vague d’ignorances et de ressentiments, je me dis qu’il a réussi. Il a réussi, lui aussi, à renouveler la vieille imposture "diviser pour mieux régner", avec ses variantes : "mettre le feu" pour feindre de l’éteindre, provoquer pour être attaqué et défendu, dire tout et son contraire pour que chacun s'y retrouve, mentir pour affaiblir ses adversaires, corrompre pour mieux contrôler… Nicolas Sarkozy a fait un art de la démagogie et de la manipulation intellectuelle. 
 
Mais il reste un espoir de victoire. D’abord parce que François Bayrou a implicitement déclaré qu’il votera pour Ségolène Royal. Et puis parce que Jean-Marie Le Pen recommande à ses électeurs de ne pas voter dimanche. Si ces deux évènements influencent l’électorat concerné, alors la balance penchera du côté de Ségolène Royal.
Notre candidate doit gagner, ou au moins perdre de justesse, afin de préserver sa légitimité pour "l’après-présidentielle". Poursuivons donc notre mobilisation, pour convaincre jusqu’au dernier moment.
 
Je ne dis jamais "bonne chance" (je ne crois pas à la chance), alors… bon courage à tous, et à dimanche soir !
A lire ou relire :
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 A LIRE AVANT DE VOTER  : Cliquez ici
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L'avis de François Mitterrand (!) donné d'Outre Tombe
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 4 mai 2007
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Pour les journalistes, un débat c’est des questions auxquelles il faut répondre brièvement et simplement.
Nicolas Sarkozy a très bien joué le jeu : à chaque problème, sa solution, c’est du «clefs en mains» qu’il propose, avec tout dans sa boîte avec son cadenas : le délinquant avec sa peine plancher, le multi-récidiviste avec des peines lourdes, le travailleur avec ses heures supplémentaires exonérées, les retraites avec leur temps de cotisation augmenté, la Turquie avec sa position géographique en Asie Mineure, le vieillissement des centrales nucléaires avec la nouvelle technologie EPR, la dette avec la diminution du nombre de fonctionnaires… C’est monsieur «réponse à tout», secteur par secteur, catégorie par catégorie. Le discours simpliste, énoncé avec d’indéniables talents d’orateur, semble efficace et peut convaincre. Mais c’est oublier que les «y a qu’à» n’ont jamais rien résolu durablement, car ce qu'ils réparent d'un côté, ils le détruisent de l'autre.
Quant à Ségolène Royal, elle a troublé ce jeu, avec une démarche soucieuse des interactions, des liens, des concordances, des synergies, des répulsions, des résistances au changement. Ce qu’elle appelle cercles vertueux, systèmes gagnant-gagnant et qu’elle énonce sur un principe simple : tout est lié, tout se tient, la famille, l’école, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la dette… Cette logique est à mon avis, la logique qui convient à notre temps, complexe, obligeant donc à des adaptations permanentes ; il me semble que le «flou» de Ségolène Royal, dénoncé par ses adversaires, n’est pas un flou d’incompétence ou poétique mais bien un flou «scientifique» car il n’est pas possible de prévoir tous les effets d’un dispositif politique, économique, financier… Il faut essayer, évaluer, corriger, remettre à plat…
 
Sur la forme, Nicolas Sarkozy s’est montré à contre-emploi, ce qui était habile : faire oublier son instabilité psychologique, sur-jouer son rôle de victime, passer pour un rassembleur en ciblant les villiéristes avec la Turquie, les lepénistes avec la politique sécuritaire, les enseignants avec le garde-à-vous des élèves à leur entrée en classe… Afin de garder son calme, il reste sur la défensive et évite de croiser le regard de Ségolène Royal (il baisse les yeux ou se tourne vers PPDA-Chabot, comme un élève pris en défaut, à la recherche d’un secours qui ne viendra pas).
Quant à Ségolène Royal, qui n’avait rien à perdre, elle s’est montrée très offensive, pour pousser son adversaire à la faute, en vain ; d’ailleurs à l’UMP, on a dénoncé son agressivité (quelle accusation culottée venant d’admirateurs de Sarkozy !). Elle a notamment dénoncé son «immoralité politique». Une malhonnêteté qui transpire dans sa conclusion de débat : «Je veux être le président de la République qui rendra la dignité aux victimes. Je ne mettrai jamais sur le même plan les victimes et les délinquants, les fraudeurs et les honnêtes gens, les truqueurs et la France qui travaille». Sous-entendus : Ségolène Royal est la candidate des délinquants, des fraudeurs et des truqueurs ; d’autre part, «la France qui travaille» est opposée aux «truqueurs» : les chômeurs apprécieront. On retrouve là, malgré sa voix de velours, le Nicolas Sarkozy diviseur, celui qui montre du doigt et qui ne veut pas être pointé par Ségolène.
 
Nicolas Sarkozy a affiché son rêve de faire de la France un pays de «propriétaires» (wow, ça c’est du rêve !) tandis que Ségolène Royal, elle, nous parlait d’une nation « d’entrepreneurs »... L’un nous renvoyait à une version mesquine, convenue et rabougrie de nous-mêmes quand l’autre nous proposait de nous dépasser, d’être créatifs, d’aller voir de l’autre côté de la montagne. La modernité économique et sociale, clairement, n'était pas à droite sur l'écran de nos téléviseurs ce soir là. Encore faudra-t-il que les Français s'en souviennent dimanche à l'heure du choix...
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En savoir plus :
- Erreurs et contre-vérités de Nicolas Sarkozy : cliquez ici
- Article "elle est faite pour discourir à deux, il est fait pour dialoguer seul" (Bigbangblog)
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par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Vendredi 27 avril 2007
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On assiste à d’incroyables casse-tête et retournements médiatico-politiques, pour l’organisation d’un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Lundi 23 avril, Ségolène Royal propose à François Bayrou, un débat qui permettrait d’éclairer les électeurs de François Bayrou, en faisant ressortir leurs convergences (et atténuer les divergences ?). Le 25 avril, François Bayrou «accepte sans arrière-pensée» le  débat proposé.
 
Débat avec le SPQR ?
Aussitôt, Ségolène Royal convoque les journalistes à son QG de campagne pour lui suggérer un mode opératoire : «partager son temps de parole» lors d'un forum organisé par le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), vendredi matin à 11 heures (Nicolas Sarkozy est invité le même jour à 9 heures). Mais François Bayrou exige que l'affaire soit télévisée, pour «que tous les Français puissent y accéder». Une heure plus tard, reçue à son tour par France 2 chez Arlette Chabot, Ségolène Royal n'exclut rien : «Si France 2 veut venir filmer, vous êtes les bienvenus. Mais faisons attention à la politique spectacle...». En coulisse, un coup de fil de son staff à la directrice de campagne de Bayrou, Marielle de Sarnez, cale l'affaire sur le principe. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy raille le principe d’un débat avec un non-finaliste.
 
Pas de débat avec le SPQR !
Les choses se corsent en fin de matinée : «Il n'y aura pas de débat Bayrou-Royal , balaie le SPQR, c'est Mme Royal qui est invitée» . Immédiatement, l'entourage de la candidate dénonce des pressions de Nicolas Sarkozy sur le SPQR, pour tordre le coup au débat, mais le SPQR et l'UMP démentent. Pourtant, le responsable d'un quotidien régional explique : «Ségolène Royal ayant désiré transformer son forum en un débat avec François Bayrou, l'entourage de Nicolas Sarkozy a alors fait valoir que ce dernier n'aurait donc pas été traité médiatiquement de la même façon et que cela compromettait sa propre participation». Pas de pression, non, du chantage...
 
Débat sur Canal+ ?
François Rebsamen, codirecteur de la campagne de Royal, garde le contact avec l’équipe de François Bayrou, tandis que Michel Denisot (canal+), i-Télé et France Inter offrent leurs services, pour un débat d'une heure en direct.
Mais c'est compter sans ce sacro-saint temps de parole. Si, au cours du débat avec Bayrou, Royal parle trente minutes, Sarkozy devra se voir allouer trente minutes sur la même chaîne au nom de l'égalité. Et ce, avant dimanche puisque les temps de parole sont décomptés chaque semaine. Sans parler du temps de parole de François Bayrou (à neutraliser ? à comptabiliser pour le compte de Royal ?) au sujet duquel le CSA doit se réunir pour décider des règles à appliquer.
 
Pas de débat sur Canal+ !
Mais il suffit au candidat de l'UMP ­ ou à un de ses soutiens ­ de refuser de venir sur Canal + compenser le temps de parole de Royal pour mettre la chaîne dans l'illégalité et le débat à la poubelle. Face à ce sac de noeuds, Canal + a fini par jeter l'éponge. Selon l'entourage de Ségolène Royal, la chaîne cryptée a justifié sa décision par... un refus de l'UMP et de Nicolas Sarkozy de s'exprimer. Côté CSA, Michel Boyon (ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon) a démenti «être intervenu auprès de Canal + au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne». Et les rumeurs de coups de fil de Sarkozy au CSA de courir.
Pour Jack Lang, conseiller de Royal, l'affaire est entendue : «C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information. Manifestement, des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis.» Furax chez Royal, on l'est aussi chez François Bayrou : «Il ne peut pas accepter ce genre d'intervention. Il pense que quand on interdit quelque chose, il faut le faire, il ne se couchera pas. La télévision n'appartient pas à quelque force de pression que ce soit.» Julien Dray, autre conseil de Royal, affirme que le débat se tiendra «d'une manière ou d'une autre». 
 
Et maintenant ?

Les chaînes parlementaires, non soumises aux obligations d’égalité, ne sont pas intéressées par l’organisation de ce débat (!).

Finalement, candidats et médias ont finalement trouvé un terrain d'entente pour l'organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou : il se déroulera samedi 28 avril entre 11 heures et 12 h 30 sur la radio RMC et la chaîne BFM TV (Cliquez ici pour voir BFM TV en direct sur internet).
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Source : Libération et lemonde.fr

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Lundi 23 avril 2007

Alors la stratégie de Nicolas Sarkozy aura été bonne. Elle aura été porteuse : se faire élire avec les voix du FN lui a permis de rafler quasiment 31% des voix. 31% ! Finalement, en France comme ailleurs, la méthode pour gagner est la même, et elle est loin d'être complexe : être un démagogue.

Etre un démagogue, c’est parler à tous ceux qui en ont marre, pour leur dire tout et son contraire, afin que chacun y trouve son compte. C’est être culotté au point de composer avec le racisme, le fascisme, l’eugénisme, la xénophobie, l’intolérance, le clientélisme, la corruption, la collusion, le populisme, la haine, le jeu sur les peurs et les stéréotypes… et puis hier soir, faire son show à la Jaurès-le-retour : je suis ébahi, atterré, estomaqué par son discours sur les faibles et les opprimés, par son ton mielleux... Comme disait Chirac, plus c’est gros plus ça passe.

Etre un démagogue, c’est aussi formuler des propositions frappées au coin du bon sens : "travailler plus pour gagner plus"… "On doit pouvoir faire ses courses sans avoir peur"… "On doit pouvoir vivre normalement". Le discours de Sarkozy, c'est une formidable machine à valider des évidences. Une machine qui ne sert qu’à ceux qui ont perdu leurs repères et qui se donnent à un guide, expert en communication. Si elle me lisait, Rachida Dati me dirait qu’écrire cela "c’est mépriser les millions d’électeurs de Nicolas Sarkozy" (le discours habituel, face aux personnalités de Gauche). Belle manière de retourner la situation : manipuler les français, c’est normal ; mais dénoncer la manipulation, c’est du mépris…

 
François Bayrou, lui, arrive à la tribune tout sourire, "la politique ne se fera plus jamais comme avant". L’important, c’est ses 18%, et non pas le fait que Sarkozy soit en passe d'accéder à l'Elysée. Alors il botte en touche, bien qu’il n’ait cessé (avant le premier tour) de condamner la dérive berlusconiste et de se poser en alternative démocrate de Ségolène Royal.
La politique ne se fera plus jamais comme avant ? François, permets-moi de te dire que c'est faux. Si Sarkozy passe, ce sera tout à fait comme avant, voire pire.
 
Beaucoup on été déçu par la prestation de Ségolène Royal, à 21h30. Face à un démagogue qui exulte, qui cabotine, qui gesticule… ; une femme qui ne sourit pas, qui parle d'une voix monocorde, qui ne joue pas avec son public. D'un autre côté, peut-être s'agit-il d'une stratégie. Face au discours manipulateur d'un leader populiste, opposer une parole rationnelle, ascétique, effacée. Un peu à la Prodi contre Berlusconi. Mais je reste sceptique...
En bon ségomaniaque, j’ai résisté à l’endormissement pour me concentrer sur le contenu du discours. J’ai noté que, l’air de rien, elle a insisté sur ce qui l’opposait à son adversaire, grâce à quelques mots-clés bien choisis : sérénité, respect, justice, progrès social, harmonie sociale, paix civile, état impartial, libertés publiques, …
Maintenant, s'il te plait, Ségolène : souris, harangue la foule, enflamme ton public, mobilise la gauche, fais toi Liberté guidant le peuple, pasionaria de la France ouverte et multicolore, ouverte et vivante, éclairée et lumineuse... Alors vraiment, tout deviendra possible !
 
D’après un article de Cabinet de subversion

Lire le discours de Ségolène Royal (Melle, le 22 avril 2007)

par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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Mercredi 11 avril 2007
Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.
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Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.
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Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.
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Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal.
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Thomas PIKETTY, directeur d'études à l'EHESS.
Source : Libération
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En savoir plus :
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- Dans Les Echos, un appel de 27 économistes en faveur de Ségolène Royal, la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée.
- Une pétition intitulée «1 million de femmes s'énervent» a été lancée le 22 mars pour dénoncer le sexisme que subit Ségolène Royal. Les signataires se disent elles-mêmes «humiliées» de ce qu'elles entendent sur la candidate socialiste. «Tout ce que l'on dit sur elle, sur sa voix, ses cheveux, ses boucles d'oreilles, sa syntaxe, ses bourdes, son sens de la compassion ou sa dureté, est énoncé pour la délégitimer, pour montrer qu'elle n'a pas sa place à la tête de l'Etat.» Parmi les signataires, on note la présence des actrices Catherine Deneuve, Zabou Breitman, Agnès Jaoui, Sylvie Testud, les écrivaines Geneviève Brisac, Marie Darrieussecq, Pierrette Fleutiaux.
par Thierry D. publié dans : ACTUALITES (France)
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